Politique

Christopher Ngoy: une question sans objet

«Le poste du président du CNSA n’a pas été accordé au Rassemblement,
plutôt à la personne d’Etienne Tshisekedi», estime la Majorité
présidentielle. Il faut donc trouver un consensus. «Question sans
objet! Des manœuvres pour retarder la mise en application de l’Accord.
Ce poste revient au Rassemblement. L’Accord en est clair», rétorque
Christopher Ngoy, membre de la Société civile et participant aux
discussions de la CENCO.
Au Centre interdiocésain du Congo où se tiennent les pourparlers des
arrangements particuliers de l’Accord de la Saint Sylvestre, c’est la
grande confusion quant à la désignation du nouveau président du
Conseil national de suivi de l’Accord. Encore une fois, les parties
peinent à s’accorder. Selon les sources, les évêques catholiques ont
enregistré plusieurs candidatures pour ce poste vacant, parmi
lesquelles figurent Vital Kamerhe, président de l’UNC, et la députée
Eve Bazaîba, secrétaire national du MLC. Pour la Majorité
présidentielle -MP-, le nouveau président du CNSA doit être désigné
par consensus. «Ce n’est donc pas une exclusivité du Rassemblement»,
pense-t-on dans cette plateforme. Une opinion qui est loin de faire
unanimité; car boudée par le Rassemblement, cette «façon de lire
l’Accord» n’est pas non plus acceptée par Christopher Ngoy, membre de
la Société civile participant aux arrangements particuliers des
assisses de la CENCO. Pour lui, il n’y a aucun doute ni interprétation
confuse. La présidence du CNSA revient au Rassemblement. L’Accord du
31 décembre est bien clair sur cette question. «Selon l’esprit de
l’Accord du 31 décembre, ce poste revient au patron du Rassemblement.
Puisque Etienne Tshisekedi fut le patron et l’autorité morale de cette
plateforme de l’Opposition, c’est pourquoi il a été nommément cité»,
explique Christopher Ngoy, qui déclare que la Société civile se bat
chaque jour pour la tenue des élections et la transparence au sein de
la Commission électorale nationale indépendante -CENI. «Nous ne
pouvons pas confier ce travail aux gens qui n’ont aucun intérêt pour
les élections. S’ils prennent seuls la gestion, je suis convaincu
qu’il n’y aura ni transparence moins encore les élections à la fin de
l’année 2017», condamne Christopher Ngoy, qui appelle ces candidats à
réfléchir d’abord avant d’entreprendre la moindre action qui ne fait
que retarder les échéances électorales. «Vous êtes tous intellectuels
et vous savez que pendant les négociations, l’adoption de toutes les
dispositifs de l’Accord avait fait l’objet d’un examen minutieux.
Pourquoi devons-nous revenir encore sur ces points», interpelle-t-il.
Puis d’ajouter: «moi, je crois que ce sont des astuces pour retarder
les choses pendant que les peuples souffrent. J’ai l’impression que
chaque négociateur arrive avec ses revendications, même lorsque les
textes sont clairs. Personne ne pense aux peuples. Ayons pitié
d’eux!», conclut Christopher Ngoy, visiblement la mort dans l’âme.
Mymye MANDA

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