Politique

Ça fait 27 ans depuis que Mobutu a instauré la démocratie et le multipartisme

C’est en effet, le 24 avril 1990, dans la cité du parti MPR à N’Sele, drapée aux couleurs de l’authenticité zaïroise que le Maréchal Mobutu alors Président-fondateur du MPR et Chef de l’Etat de la République du Zaïre, dans un discours à la Nation, resté historique, déclara entre autres: «vous et moi, souscrivons aujourd’hui un nouveau pacte pour la construction d’un nouveau Zaïre qui fera dire aux générations futures, pensant à la journée d’aujourd’hui, que ce fut un des moments les plus beaux de l’histoire de la République».
Et aujourd’hui, les générations futures au 24 avril 1990, qualifient judicieusement et donc à juste titre, cette date de «Journée de la démocratie». Et c’est ce jour-là que le Maréchal cristallisera, sa vertu -qualité- de Père de la Démocratie zaïroise -RD-congolaise- en ce qu’il aura réinstauré le multipartisme prudentiel à trois et ce, après avoir rétabli depuis 1970 l’égalité homme-femme en ayant permis à cette dernière, de devenir électrice et éligible, concrétisant ainsi le premier précepte de la démocratie, qui consacre l’égalité de tous les citoyens devant la loi et dans la société. Ce qui n’était pas le cas auparavant.
Visionnaire éclairé en politique, il a su rallier les générations du moment et du plus tard à ce principe de multipartisme tripartite.
C’est ainsi que lors de la Conférence nationale de 1991, qui a donc suivi le 24 avril 1990, la classe politique, lui hostile un moment, a par après avec le peuple, adopté sans le vouloir ni le savoir expressément ce triumvirat qui se structura en:

  1. Famille du chef de l’Etat;
  2. Famille à laquelle n’appartient pas le Chef de l’Etat;
  3. Société ou neutre par rapport aux deux classes.

Pour déboucher aujourd’hui 27 ans après, sur le même triumvirat, mais s’agençant désormais en:

  1. Majorité présidentielle;
  2. Opposition politique;
  3. Société civile.

Structurant sur laquelle prendra appui le Chef de l’Etat actuel en vue de justifier la pertinence du dialogue national qu’il a invité.
Explicitant le cadre dans lequel il venait d’avoir des contacts très édifiants avec le peuple, le 24 avril 1990, le Maréchal Mobutu définit le dialogue comme «un large débat national sur le fonctionnement des institutions politiques aux fins de dégager les lignes directrices susceptibles d’orienter les choix politiques».
Et le Chef de l’Etat actuel de reconnaître que le dialogue est devenu une tradition politique pour la RD-Congo, ce en le faisant suivre d’une transition. Période que le Maréchal Mobutu avait prévue en déclarant: «avec le nouveau chef du gouvernement, des consultations seront engagées pour la constitution de l’équipe de transition qui aura principalement pour mission l’exécution d’un programme devant résoudre les problèmes d’ordre économique et social du pays. Et cette période sera mise à profit, par les formations politiques pour affronter l’électorat, suivant un calendrier public».
Combatif et visionnaire, il déclara ce jour-là, quant à la sauvegarde de la souveraineté nationale que: «le grand Zaïre, sans être à la remorque de qui que ce soit, doit s’adapter à toute circonstance et démontrer conséquemment que sa volonté de bâtir une société véritablement démocratique ne saurait d’aucune manière être mise en doute».
Et le Chef de l’Etat actuel de renchérir: «le processus électoral étant l’œuvre des RD-Congolais eux-mêmes, aucune ingérence ni dans son pilotage, moins encore dans son déroulement ne sera tolérée».
Par ailleurs, face à l’économicité du pays, la Marechal Mobutu qui a recommandé de consommer «Zaïrois», a dénoncé l’injustice dans la fixation des cours des matières premières due au fait que les riches sont à la fois juges et parties. La perception de cette dénonciation aurait pu épargner au Chef de l’Etat actuel des lamentations dans la vallée de nos travers économiques dès lors qu’il a recommandé de consommer local. A cette recommandation, il faille connecter l’incitation de la production des biens tirés de la globalisation de la macro-économie pour laquelle le pays a un avantage comparatif évident tel que cela apparait dans le secteur primaire.
Quant à la situation politique strictu-sensu, il sied de révéler que le dialogue, les Concertations nationales, les Conférences nationales ne sont ni Parlement ni constituante, qui sont seuls organes qualifiés pour modifier la Constitution.
C’est ainsi que l’accord particulier, dont on parle abondamment aujourd’hui n’est que l’accord des particuliers, non opposable à tous, même s’il a quelques vertus d’apporter la paix des cœurs et la tranquillité des esprits, surtout dans les cas des conflits comme à Sun City. N’est donc pas habilité pour opérer l’élargissement d’une majorité fut-elle présidentielle.
Par ailleurs, cet élargissement ou la cohabitation avec des opposants ne requiert de courir ni à des religieux dans un Etat laïc, ni à des instances internationales?
Car aux Etats-Unis et en France, il n’y a pas eu des concertations après des élections mal tenues et ou report des élections. Et aucune instance internationale n’est intervenue.
Par ailleurs, sans programme commun consensuellement élaboré, la cohabitation Président de la République actuel avec un membre de l’Opposition actuelle qui a un programme de gouvernement différent de celui du Président de la République ne serait pas souhaitable. Car l’on peut craindre un conflit ouvert au sommet de l’Etat. A l’image de ce que l’on a vécu entre le Président Kasa-Vubu et Lumumba et Tshombe, le Président Mobutu et le Premier ministre Tshisekedi.
Moralité: la solution à l’imbroglio que connaît présentement le pays se trouve dans l’organisation des élections, telles que prévues par la Constitution qui fut approuvée par près de 82% de population; Constitution qui est et reste la seule institution du pays pour résoudre idéalement et durablement les problèmes que connait le pays.
A moins de recourir, pour la solution au paradoxe ici dénoncé, soit à ce que le Président Mobutu a déclaré en ce mois d’avril mais en 1990, à savoir: «le Chef de l’Etat est au-dessus des partis politiques, il est l’arbitre, mieux l’ultime recours. Tous les fils et filles du pays, membres ou non d’un parti politique doivent se reconnaître en lui car dénominateur commun, rassembleur, pacificateur et unificateur.
Voilà pourquoi le Mouvement populaire de la révolution -MPR-, appareil de combat et d’encadrement politique des Mobutistes, a accordé de la crédibilité à, la vision du Président Kabila telle qu’exprimée au dialogue du Centre interdiocésain de Kinshasa. Et ce d’autant qu’une délégation de l’Opposition républicaine plate-forme dans laquelle milite, avec foi et conviction, le MPR a adhéré à la dite vision.
Car convaincu qu’à cette rencontre permissive par sa nature, des suggestions pourraient être faites pour lever les goulots d’étranglement des élections libres, transparentes et crédibles.
Puisqu’il a été démontré entre autres, que c’est l’insuffisance sinon l’absence des ressources budgétaires qui ont empêché l’organisation des élections en 1996.
Partant, face à la crise des moyens, des suggestions pourraient être faites à l’Etat RD-congolais de recourir aux emprunts publics internes -en dehors des bons du trésor de la BCC- ou externes.
Emprunts internes pour exploiter avantageusement la fibre nationaliste des compatriotes tout autant que leur propension à épargner; ou emprunts extérieurs soutenus par l’assistance internationale; étant entendu que le bassin du Congo est ouvert au commerce international et offre pour surplus d’immenses potentialités constituant de suffisante garantie de solvabilité.
Et dans ce domaine, le pays serait bien inspiré de recourir à la coopération sino-zaïroise, que le Marechal Mobutu a qualifiée le 4 octobre 1973 devant l’Assemblée générale de l’ONU d’unique en son genre. Puisque le prêt de la Chine qui est à moyen terme, fut remboursable au Zaïre, et en monnaie zaïroise.
Ce faisant, cette procédure épargne le pays emprunteur de la strangulation des services de dettes en monnaie étrangère, tout en lui permettant de réemployer avantageusement les devises qui autrement allaient être épongées par le remboursement de ladite dette et dans les mêmes temps, les prêteurs chinois, payés en zaïre-monnaie, investissaient ces fonds aux fins de booster le développement du pays; investissement qui se fera dans la paix et tranquillité des esprits.
Et ce à l’effet de joindre ce que disait Talleyrand, ministre des Finances de Bonaparte napoléon: «faites-moi de la bonne politique et je vous ferai de bonnes finances». Lesquelles secréteront, dans le cas qui nous préoccupe et ce avec succès évident, des élections apaisées et crédibles.
Pour le surplus, en organisant les forums réunissant la Majorité présidentielle et l’Opposition en vue de chercher des solutions idoines aux problèmes qui se posent pour la bonne gouvernance, le Président Kabila rejoint une fois de plus les vues politiques du Marechal Mobutu, fondateur du Mouvement populaire de la révolution lorsqu’il disait «le peuple du Zaïre -RD-Congo- n’est pas un  peuple d’opposition mais plutôt de juxtaposition» où l’homogénéisation des idées ainsi juxtaposées débouchera sur une synthèse avantageuse pour les parties dans un pays où il fait beau vivre.
Permettant à la thèse -Mobutisme- et antithèse -Kabilisme- de s’harmoniser dans une dialectique qui s’intégrera dans une synthèse rencontrant parfaitement les attentes de deux tendances, à savoir: Unité territoriale et cohésion nationale.
Vive le Maréchal Mobutu
Vive la démocratie en la RD-Congo
Vive le Mouvement populaire de la révolution
Pour la Direction politique nationale
Le président national
N’SIMBA M’VUEDI Simon
TEMPLAR
Membre du collège des fondateurs

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