Politique

A Tshikapa, Shadary instruit Bisengimana d’annoncer le nouveau recrutement des policiers

Sur instruction de Ramazani Shadary, le patron de la police, Charles Bisengimana, a annoncé à partir de Tshikapa, le nouveau programme de recrutement local des candidats policiers, leur formation et leur permutation dans les provinces dont ils ne sont pas originaires. A la même occasion, il a annoncé la révocation des déserteurs pour haute trahison et délit de fuite devant l’ennemi. Les éléments des Forces Armées de la RD-Congo et de la Police nationale RD-Congolaise ayant pris part à cette parade mixte, ont juré de respecter leur serment pour la défense de la patrie et le maintien de l’ordre public en assurant la protection des personnes et leurs biens. Comme dans le Kasaï Central, Ramazani Shadary fait face à un défi très complexe des affrontements entre forces loyales et les hommes se réclamant de chef Kamuina Nsapu. A ces confrontations dramatiques se mêle aussi la xénophobie. Cependant, il affirme que l’Etat ne s’avoue pas vaincu tant que l’ordre public ne sera pas totalement rétabli dans cette province.
Arrivé à Tshipaka, chef-lieu de la province du Kasaï, lundi 17 avril 2017 en provenance de Kananga au Kasaï Central, le vice-premier ministre en charge de l’Intérieur et Sécurité, Emmanuel Ramazani Shadary,  a immédiatement présidé une réunion sécuritaire. Ici, il a évalué la situation sécuritaire dans la province du Kasaï et pris des mesures nécessaires pour ramener le calme dans les différents territoires. Notamment à Malenga où 49 policiers ont trouvé la mort, Kapumba, Kamonya, Kamuesha, Luebo, Kabungu, Kamako, Mutumba, Muansamba et autres.
Dans cette province, la situation parait plus complexe avec la montée de la xénophobie à l’endroit des Lulua, originaires du Kasaï Central, particulièrement les ressortissants de Bajila Kasanga, clan du feu chef coutumier Kamuina Nsapu tué par les forces de défense et sécurité et à l’origine des affrontements entre civils et militaires.
Comme dans le Kasaï Central, Ramazani Shadary fait face à un défi très complexe des affrontements entre forces loyales et les hommes se réclamant de chef Kamuina Nsapu. A ces confrontations dramatiques se mêle aussi la xénophobie. Cependant, il affirme que l’Etat ne s’avoue pas vaincu tant que l’ordre public ne sera pas totalement rétabli dans cette province. Il appelle les médias à dénoncer les tireurs des ficelles qui devront répondre de leurs actes devant la justice.
Associer les autorités locales à la résolution du conflit
A ce jour, Shadary a rencontré les autorités coutumières après les échanges avec les députés nationaux la veille et a sensibilisé les communautés locales à faire échec à la montée de la xénophobie. Ce même mardi 18 avril, sur instruction du vice-premier ministre de l’Intérieur et de la Sécurité à la tête d’une forte délégation gouvernementale au Kasaï/Tshikapa, le commissaire général de la Police nationale congolaise -PNC-, le général Charles Bisengimana, a présidé une parade militaire mixte FARDC-PNC.
Ayant observé une minute de silence en mémoire de 39 policiers tués par les hommes de Kamuina Nsapu, il y a de cela 3 semaines à 70 kms de Tshikapa, Bisengimana a, dans sa causerie morale, loué les actions des hommes des troupes contre les Kamuina Nsapu. Il a évoqué le déploiement important des forces de l’ordre en cours pour en découdre avec ceux qu’il qualifie de faux Kamuina estimant que les vrais ont signé la paix avec le gouvernement à Kananga.
Le patron de la police a annoncé le nouveau programme de recrutement local des policiers, leur formation et leur permutation dans les provinces dont ils ne sont pas originaires. A la même occasion, il a annoncé la révocation des déserteurs pour haute trahison et délit de fuite devant l’ennemi. Les délégués des éléments des FARDC et de la PNC ayant pris part à cette parade mixte ont salué le général Bisengimana, à travers lui le vice-premier ministre Ramazani Shadary pour ce réconfort moral. Ils ont juré de respecter leur serment pour la défense de la patrie et le maintien de l’ordre public en assurant la protection des personnes et leurs biens.
Sanctions exemplaires contre les auteurs des massacres des populations civiles
Depuis le déclenchement du phénomène Kamuina Nsapu en août 2016 à Tshimbulu, dans le territoire de Dibaya, province du Kasaï Central, plusieurs voix ne cessent de s’élever pour dénoncer les massacres des populations civiles dont les présumés auteurs seraient des éléments des forces de défense et sécurité.
Dans son discours au Palais du peuple devant le Congrès, le 5 avril dernier, le Chef de l’Etat Joseph Kabila a annoncé que les auteurs des massacres des civils dans le Kasaï ne resteront pas impunis car ils devront répondre de leurs actes. Kabila a fait savoir que dans le cadre des enquêtes sur ces massacres, 7 officiers militaires des FARDC sont déjà aux arrêts. Plusieurs fosses communes ont été découvertes dans le Kasaï.
Octave MUKENDI

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