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Kabila 45 ans d'âge: Kabila désir fête avec l’élite RD-congolaise

Un anniversaire aux allures d’un appel à une profonde réflexion lancée à toute la population sur la capitalisation de l’œuvre de Kabila, sa reconnaissance, sa réhabilitation…
Loin des fanfares, du tapage… Kabila désir ASBL a réuni samedi 4 juin à l’Espace Congo loisirs, près de 2.000 jeunes en majorité des étudiants, pour réfléchir sur le 45ème anniversaire d’âge du Président de la République sous le thème: «Joseph Kabila, 45 ans d’âge: un atout pour le Congo». En face de ces jeunes, un panel d’intervenants de haute facture, constitué de Me Norbert Nkulu Kilombo, Christian Mumpakani et de professeurs Jean-Pierre Kambila et Daniel Mukoko Samba, sous la modération principale du Professeur Tryphon Kin-kiey, président de Kabila désir ASBL. Une manière particulière de marquer les 45 ans du Raïs, qui tombent dans un contexte politique très agité.
L’événement est suivi en temps réel à la télévision par ceux qui n’ont pas eu la chance de faire le déplacement de Congo loisirs ce samedi où presque toutes les routes menant vers le centre ville connaissent un embouteillage monstre. On connait Kabila, pas fan des fêtes. Et cela n’a pas changé. Il est resté égal à lui-même, implacable. Il a été plutôt fêté par des millions de RD-Congolais qui lui ont fait parvenir leurs messages de vœux via réseaux et sociaux et autres canaux de communication. Mais pour Kabila désir ASBL, l’occasion était bien propice pour lancer une profonde réflexion sur la capitalisation des atouts incarnés par le Président Kabila, notamment en brisant certains tabous comme ont réussi à le faire certaines nations ayant compris que les hommes d’exceptions n’arrivent pas tous les 5 ans et que les défis majeurs auxquels ils font face ne peuvent être surmontés que par un homme qui porte une vision. Vision? Oui, Kabila en a un de très ambitieux: faire de la RD-Congo un pays émergent en 2030. Un objectif qu’on peut atteindre d’ici 13 ans, confirme le dernier rapport du Programme des Nations unies pour le développement -PNUD. «Le Président de la République, à travers le programme de la Révolution de la modernité qui découle des 5 chantiers, compte bâtir un Etat stratège», assène d’entrée de jeu, le Professeur Kambila, l’un des intervenants à la Conférence-débat, régulièrement applaudit par l’assistance pour la qualité de son exposé.
Rendre justice à Kabila
Selon ce politologue de formation, Joseph Kabila est sur les traces de Patrice Emery Lumumba, héros national qui nourrissait lui aussi le rêve d’un Etat stratège. Toutes les batteries sont aujourd’hui mises en marche pour atteindre cet objectif, affirme JP Kambila évoquant les ambitieux projets porteurs croissance initiés par Joseph Kabila. Une thèse créditée par l’exposé du Professeur Daniel Mukoko, ancien vice-Premier ministre en charge du Budget, qui faisait sa toute première sortie du genre depuis son départ du gouvernement. Fin technicien du monde économique formé au Japon, l’homme avait la charge d’animer le sous-thème relatif à l’économie depuis l’arrivée au pouvoir de Joseph Kabila. Une tâche aisée pour lui! Démonstration faite dans moins de 10 minutes, chiffres et graphiques à l’appui. De 2003 à ce jour, «le nouveau Congo» a vu le jour. Son acte de naissance, l’actuel code minier, que le vice-Premier ministre honoraire qualifie de «premier acte législatif de Kabila». Le graphique projeté montre un élan de croissance positive qui a été amorcé et qui ne doit être brisé sous quelque prétexte que ce soit. «Il faut être de mauvaise foi pour ne pas voir ce nouvel élan amorcé depuis 2003», insiste Daniel Mukoko qui dit vouloir réhabiliter Kabila à travers cette démonstration. Et d’ajouter: «il faut lever toute hypothèque qui menace la stabilité de notre pays». Puis: «nous devons avoir notre mouvement long de stabilité de croissance comme la Corée du sud par exemple, afin d’accéder au développement». Des salves applaudissements. Jamais les prouesses économiques de Kabila n’avaient jamais été aussi bien expliquées, alors que ses détracteurs disent qu’il a lamentablement échoué. C’est clair, le problème se situe donc au niveau de la communication. On comprend clairement que le produit est très bon… mais il est plutôt mal vendu. Au moins ce samedi 4 juin, tous ceux qui ont eu la chance de suivre Mukoko soit dans la salle des conférences, soit en direct à la télévision ont été fortement édifiés. Au milieu de ces savants de la science installés sur le podium, figure un jeune. Christian Mumpakani. Un jeune parmi des millions d’autres qui s’identifient à Joseph Kabila, qu’il a résumé en quelques mots forts: «symbole de la détermination, du sacrifice, de l’abnégation et de bravoure». A 26 ans seulement, rappelle-t-il, Joseph Kabila a marché sur Kisangani, considérée l’époque comme la réserve stratégique de l’armée zaïroise. Et même lorsqu’il arrive au pouvoir en 2001 suite à l’assassinat de son père, Joseph Kabila hérite d’un Congo déchiqueté et presque tout le monde doute de sa capacité à pacifier le pays. «Défi relevé avec brio», commente Mumpakani, appelé à faire un témoignage sur le Raïs, ce Kabila qu’on a souvent mal présenté.
Kabila restera après le 19 décembre 2016
Dernier intervenant à prendre parole, Me Nkulu Kilombo, ce diplomate et juriste chevronné. «Fin de mandat, est-ce vacance de pouvoir»? Voilà la question à la quelle Nkulu devait répondre. Et il ne s’est pas fait prier sur cette question. Il évoque non seulement la Constitution, mais aussi l’arrêt de la Cour constitutionnelle et le projet de loi de la Constitution voté par le Parlement en 2005 et adopté par la suite au référendum. «Le constituant RD-congolais n’a jamais envisagé la vacance au sommet de l’Etat… surtout que nous sortions fraichement d’un conflit armé à l’époque», affirme Me Nkulu, avant de relever qu’avant de rendre leur arrêt, les hauts magistrats de la Cour constitutionnelle s’étaient inspirés des PV de la commission PAJ du Parlement de transition qui a rédigé l’actuelle Constitution. A l’époque, rappelle-t-il, Charles Mwando et Olivier Kamitatu, aujourd’hui passés dans l’Opposition, étaient respectivement président de la commission PAJ et président de l’Assemblée nationale. «Ils peuvent s’opposer au Président de la République, c’est leur droit. Mais ils ne doivent pas pour cela brader le travail qu’ils ont fait hier», avise Me Nkulu avant d’assener: «le texte de l’article 70 de la Constitution tout comme celui de l’arrêt de la Cour constitutionnelle sont en français. Pas en chinois ou en anglais. Evitons d’entretenir délibérément la confusion». La messe arrive ainsi à son terme. Le curé, TKKM, appelé à conclure, rappelle que la RD-Congo est une vraie démocratie caractérisée par la liberté d’expression, la pluralité des médias et des partis politiques. Mais cette liberté d’expression doit être encadrée, comme c’est le cas partout ailleurs. En suivant les différents exposés et même du débat général qui s’en est suivi, la conclusion est unique: Kabila est un atout, un homme d’exception disposant d’une expérience et d’une vision dont le pays a besoin surtout dans une période comme celle-ci où il est confronté à des défis majeurs.
HMK

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