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Le 9ème Secrétaire général António Guterres face aux défis de l’ONU

«Il est grand temps pour les Nations unies de reconnaitre ses lacunes. Cette organisation est la pierre angulaire du multilatéralisme et a contribué à des décennies d’une paix relative», a souligné le nouveau patron des Nations unies.
 
L’ancien Premier ministre portugais, António Guterres, remplaçant de Ban Ki-Moon à la tête de l’Organisation des Nations unies, a prêté serment ce lundi 12 décembre 2016 et prendra officiellement ses fonctions le 1er janvier 2017. A 67 ans, il est le neuvième Secrétaire général de l’ONU et le premier Européen à occuper ce poste depuis le mandat de l’Autrichien Kurt Waldheim de 1972 à 1981. Ancien haut-commissaire aux réfugiés de l’ONU de 2005 à 2015, tous les espoirs lui sont permis pour donner un coup de poing à cette organisation dont les actions sur terrain sont demeurées inefficaces au cours de plusieurs décennies. Antonio reconnait que l’ONU n’est plus en mesure de relever les défis contemporains et entend booster la réforme de cette organisation. Pour ce faire, il n’y va pas par le dos de la cuillère en soulignant: «il est grand temps pour les Nations unies de reconnaitre ses lacunes. Cette organisation est la pierre angulaire du multilatéralisme et a contribué à des décennies d’une paix relative. Mais, elle n’est maintenant plus en mesure de relever les défis contemporains».
 
Les principales missions de Guterres: le maintien de la paix, l’aide au développement durable et le respect des Droits de l’homme
 
On note que la présidence de son prédécesseur fut très terne pendant près de 10 ans. La réforme voulue par cet ancien haut-commissaire des Nations unies aux réfugiés, devra se faire en profondeur au niveau de trois secteurs, à savoir: le maintien de la paix, l’aide au développement durable et le respect des Droits de l’homme. Car, on dit de lui qu’il a la stature de l’homme politique au vrai sens du terme. Dans le monde médiatique, Antonio est surnommé: le «marteau-piqueur». Tout porte à croire qu’il sera à la hauteur pour braver tous les défis, les problèmes épineux de la guerre et tous ses corollaires des misères à travers les pays tels que la Syrie, le Yémen, la RD-Congo et le Soudan. Dans une interview accordée à «France 24» sur le mandat des Casques bleus en Afrique, le nouveau patron de l’ONU a indiqué qu’il fallait leur donner des possibilités d’actions élargies et garantir leur autorité morale. Il reconnait les graves violations des Droits de l’homme attribuées aux forces onusiennes et suggère d’y apporter des solutions drastiques en étroite collaboration avec les Etats membres pour mettre fin à garantir l’impunité.
 
Christiane MUNOKI EKAMBO

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