Politique

L’ONU dénonce l’arrestation de 32 personnes le jour de la ville morte

Les Nations unies ont rapporté mercredi 24 août à Kinshasa que 32 personnes ont été arrêtées en marge de la journée «ville morte» décrétée par une partie de l’Opposition en République démocratique du Congo le mardi 23 août.
«Hier [mardi] nous avons enregistré 32 cas d’arrestations» par la police et l’Agence nationale de renseignement -ANR-, a confié à l’AFP José-Maria Aranaz, directeur du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme en RD-Congo -BCNUDH. Selon l’AFP, ces arrestations ont eu lieu dans la capitale Kinshasa et à Mbuji-Mayi, dans le centre, précisant que «11 personnes restent encore en détention à Mbuji- Mayi», et les autres ayant été libérées.
 
«Ceux qui sont restés» en détention sont ceux qui avaient jeté des pierres, opéré des casses, érigé des barrières», rapporte l’AFP citant Alphonse Ngoyi Kasanji, gouverneur de la province du Kasaï-Oriental, dont Mbuji-Mayi est le chef-lieu. Selon le gouverneur, ces personnes ont été déférées immédiatement au Parquet. Le directeur du BCNUDH est formel:
 
«certaines des personnes interpellées ont été accusées d’avoir affiché des comportements contraires à une manifestation pacifique mais il y a eu aussi des cas d’arrestations arbitraires». Mardi, le Rassemblement, plateforme politique réuni autour d’Étienne Tshisekedi, avait appelé à une journée ville morte pour récuser Edem Kodjo, facilitateur désigné par l’Union africaine -UA-pour un dialogue politique national en RD-Congo qu’il taxe d’être proche de la Majorité présidentielle.
Octave MUKENDI

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