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Vivres frais: les détaillants bafouent l’hygiène alimentaire au marché Gambela

Au marché GAmbela, les aliments son tétalés à même le sol
Au marché GAmbela, les aliments son tétalés à même le sol
Les acheteurs grossistes des vivres frais du marché Gambela se livrent à des pratiques peu recommandables. Ils ne respectent aucune règle élémentaire d’hygiène. Après s’être procurés des Chinchards communément appelés Mpiodi à Kinshasa et d’autres vivres, ils se partagent leurs marchandises à même le sol. Au mépris de tous les principes d’hygiène.
Pas besoin d’être experts pour s’en rendre compte. La réalité saute aux yeux. Bizarrement, tous ceux qui fréquentent ce marché semblent s’être habitués avec ce système. Les tenanciers des chambres froides et les acheteurs se rejettent la responsabilité. Les uns estiment qu’ils ne leur vendent pas des vivres frais en détails, les autres rétorquent que les responsables de ces établissements devraient prévoir un endroit pour le partage de ces marchandises.      
Actuellement à Kinshasa, capitale de la RD-Congo, les acheteurs des vivres frais ont instauré un système pouvant les permettre de s’entraider. N’ayant pas suffisamment de moyens financiers pour se procurer un carton de Mpiodi, ils se cotisent pour l’acheter. Très souvent, ils se mettent à deux, à trois ou à quatre voire cinq pour ne pas sentir le coût. Cette pratique vaut aussi pour d’autres produits dont le maïs. Ceux qui  côtoient le marché Gambela, situé dans la commune de Kasa-Vubu, témoignent qu’au moment du partage, l’endroit ne compte pas. Sans aucun doute, cette pratique expose la population à plusieurs maladies des mains sales, en l’occurrence la fièvre typhoïde et la dysenterie.
Curieusement, au moment où l’Etat RD-congolais est déterminé à éradiquer des maladies dites des mains sales. Interrogés sur ce sujet, les acheteurs et les responsables des chambres froides se rejettent la responsabilité. Certains acheteurs, complètement ignorant des conséquences des actes qu’ils posent, ont déclaré que ce n’est rien car les aliments sont lavés avant d’être consommés. La réalité est que si les chambres froides ne prévoient pas d’endroits pour partager les vivres frais c’est tout simplement parce qu’elles vendent en gros et non en détails.
Personne d’entre eux ne veut s’assumer. Les fins observatrices se demandent comment ces maladies des mains sales seront anéanties tant que l’hygiène alimentaire ne trouve pas sa place dans le quotidien du peuple. Et quel rôle joue le service d’hygiène de ce marché, s’est-on interrogé. Le service d’hygiène doit faire son travail. Le gouverneur de la ville de Kinshasa est exhorté à faire appliquer la rigueur de la loi pour épargner des vies humaines.
L’organisation mondiale de la santé -OMS- est appelée à organiser des conférences sur l’hygiène alimentaire, des campagnes de sensibilisation et tant d’autres pour conscientiser la population. Ce faisant, beaucoup de morts évitables n’existeraient pas. Rencontrés sur place, les agents commis au service d’hygiène se sont contentés de déplorer le comportement de la population.
«Le comportement de la masse sur les notions d’hygiène alimentaire nous met dans la stupéfaction. La masse a bien sûr peur de la mort mais n’en craint pas les sources. Nous utilisons plusieurs méthodes pour la conscientisation. Nous confisquons des biens, nous procédons à l’arrestation des individus, nous prodiguons des conseils. C’est ce que nous faisons au quotidien. Pourtant, notre manière de fonctionner est perçue comme un dérangement par la population.  Les autres vont jusqu’à insulter et nous et nos familles.
Nous avons fait rapport à nos supérieurs mais la situation demeure la même», a souligné Tyty, un agent de service d’hygiène. Et de renchérir: «que l’Etat prenne entre ses propres mains ce problème comme il a fait avec les Kulunas afin d’apporter la solution. Sinon, la population continuera à manger sur la poubelle et les maladies des mains sales persisteront parce qu’en dehors des aliments surgelés  il y a aussi d’autres qui se tiennent dans des conditions non hygiéniques. Eduquer la masse n’est pas une mince affaire». Qu’à cela ne tienne, à la population de changer ses mentalités.
Parousia MAKANZU

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