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Budget 2017: Ernestine Nyoka entreprend d’accroître les recettes publiques

Au cours des trois prochaines années, la RD-Congo mettra en œuvre une meilleure mobilisation des ressources budgétaires. Pour y arriver, Ernestine Nyoka Kayiba, vice-ministre du Budget, a initié un séminaire d’orientation budgétaire de l’exercice 2017 en vue de revisiter, ensemble et en toute transparence, les grandes orientations qui sous-tendent les politiques publiques. Lancé mardi 26 juillet à l’hôtel Sultani, ce séminaire va cadrer des recettes, dépenses, notamment dans le secteur de l’enseignement primaire et secondaire, la santé, l’agriculture ainsi que des moyens de financement. Il va se poursuivre jusqu’au 28 juillet prochain. Les thèmes retenus pour ces assises sont axés sur la planification stratégique de développement, le programme budgétaire et la budgétisation des politiques publiques. A cet effet, les séminaristes sont invités à travailler d’arrache-pied de manière à proposer à la fois des pistes de mobilisation accrue des recettes et d’améliorer la qualité de la dépense susceptible de permettre au gouvernement de répondre aux besoins de la population.
Pour Ernestine Nyoka, vice-ministre au Budget, l’objectif de ce séminaire est de proposer des mesures susceptibles d’améliorer la qualité de la dépense publique dans l’optique de la gestion axée sur les résultats que le gouvernement de la RD-Congo s’efforce de mettre en œuvre. Ainsi, les discussions de cette session vont concerner la trajectoire des finances publiques en recettes comme en dépenses, définie dans le cadre budgétaire à moyen terme pour la période 2017-2019. «Depuis quelques temps, le gouvernement élabore le Plan national stratégique de développement -PNSD- qui incarne la vision du Président de la République de développer le pays à l’horizon 2050», a relevé la vice-ministre Nyoka pour signifier que ce plan se fonde sur quatre axes, entre autres répondre aux besoins sociaux immédiats de la population et assurer la transformation structurelle de l’économie par l’acquisition des connaissances et des technologies devant générer les innovations nécessaires considérées comme des véritables piliers de tout développement. Au regard du PNSD à moyen terme, 2017-2019, la politique budgétaire de l’exercice 2017 va favoriser la mobilisation accrue des recettes et l’amélioration de la qualité et de l’efficacité de la dépenses publique.
En matière de recettes, Ernestine Nyoka a mis l’accent sur la poursuite de la mise en œuvre des mesures de stabilisation et de relance économique adoptées par le gouvernement ainsi que sur les ressources innovantes en accordant une place de choix à l’économie verte pour accroître le produit intérieur brut, la part relative à l’exploitation des forêts, de la faune, flore et des ressources aquatiques. Ernestine Nyoka est aussi revenue sur les dépenses. A ce sujet, elle a signifié que les allocations budgétaires doivent refléter davantage les stratégies sectorielles tout en tenant compte des priorités géographiques en vue de l’équité et de l’efficience dans la mise en œuvre des politiques publiques. A cet effet, le gouvernement met l’accent sur les politiques de treize secteurs retenus comme prioritaires pour la mise en œuvre progressive des budgets-programmes. La vice-ministre du Budget est passée en revue quelques secteurs visés par cette politique de l’Exécutif. Elle a tout d’abord épinglé le secteur de l’enseignement primaire et secondaire où le gouvernement entend améliorer la qualité de l’enseignement par la construction, l’équipement et la réhabilitation des écoles, l’amélioration de l’environnement de l’apprentissage et la réforme du dispositif de formation initiale et continue des enseignants.
Amélioration de la qualité des services de santé
S’agissant du secteur de la santé, Me Nyoka a laissé entendre que le gouvernement vise l’amélioration de l’offre et de la qualité des services de santé, des performances en matière de prévention et de lutte contre les maladies, la santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, de leur état nutritionnel ainsi que le renforcement du dispositif de santé communautaire. Concernant l’agricole, l’objectif du gouvernement est de redynamiser ce secteur et de le valoriser grâce à la création des centres de développement intégré et des parcs agro-industriels. Les orientations retenues sont la construction des infrastructures de production et de distribution, l’assainissement du climat des affaires et le développement des programmes de formation adaptés et de la recherche agro-pastorale. Dans les secteurs à lois de programmation ou à grandes réformes, l’action du gouvernement va consister à la poursuite de la mise en œuvre de la loi de programme de la police et de la réforme sur l’armée en vue de la protection des personnes et de leurs biens ainsi que la préservation de l’intégrité territoriale.
Bijou KULOSO

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