Dossier à la UneJusticeNation

324 magistrats suspendus, un avocat radié: Ngefa dévoile les résultats à mi-parcours des réformes impulsées dans la lutte contre la corruption

Le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko, s’est armé jeudi d’un discours percutant en compagnie de son collègue de la Communication, Patrick Muyaya Katembwe. Les réformes judiciaires qu’il a impulsées sont sur toutes les lèvres, et pour cause: l’ère de l’impunité s’effondre comme un château de cartes.  «La lutte contre la corruption est désormais une priorité institutionnelle», a affirmé Ngefa, déterminé à démanteler le système corrompu qui gangrenait le secteur judiciaire. En effet, depuis sa nomination, 324 magistrats ont été suspendus pour des actes de corruption ou de spoliation, accompagnés d’un avocat de la Gombe, radié pour avoir dérobé une maison à une mère en détresse. Un véritable coup de poing dans la fourmilière !

Cependant, tous ces efforts nécessitent des moyens adéquats, un point que Ngefa n’a pas négligé. Les restrictions budgétaires et le manque de magistrats dans certaines régions sont des freins notables à cette croisade. «Chaque personne qui enfreint la loi doit en répondre», a-t-il martelé, soulignant sa tournée à travers le pays pour toucher du doigt le déficit judiciaire.

De la corruption à la spoliation, la ligne est mince. Le Min’Etat a annoncé une traque implacable des biens de l’État spoliés, avec un focus sur la commune de la Gombe. Pour la première fois, des magistrats de haut rang seront tenus responsables de leurs actes, et des généraux ont même été incarcérés. «Ils attendent leur jugement à Ndolo», a-t-il glissé, révélant l’ampleur de cette auto-réformation.

Une lueur d’espoir repose également sur la future loi de programmation judiciaire. Cette avancée devrait faciliter la lutte contre le «mitshopo», un système organisé de soustraction de dossiers critiques, alimenté par la corruption au sein même de la Justice. En attendant son adoption, Ngefa impose déjà rigueur et transparence pour garantir que l’argent public ne s’évapore pas dans des poches privées.

Sur le front carcéral, il a fait le point: «Sur 800 demandes de liberté provisoire, seules 270 ont été jugées admissibles». Une sélection rigoureuse qui prône la justice et le bon sens. Sa vision de la réforme est claire: elle devra être «longue, lente et constante», mais nécessaire.

Sous Ngefa, le ministère de la Justice a formé et déployé 100 officiers de police judiciaire. «Ces officiers ont été nommés et déployés à travers le pays pour restaurer la crédibilité et la légalité des actes et documents délivrés par le ministère», a précisé le ministre d’État. Leur mission est de veiller à ce que tous les documents officiels, allant des certificats judiciaires aux actes légaux, portent le sceau de la légalité, de la crédibilité et de la légitimité.

Enfin, concernant la lutte contre le banditisme urbain, le phénomène des «Kuluna», Ngefa appelle à une stratégie globale, évoquant l’opération «Ndobo» qui a permis l’arrestation de 500 membres de ce groupe trouble, jugés en audience foraine depuis jeudi 08 janvier. Une réponse forte face à une menace grandissante!

En somme, la détermination du ministre d’État Ngefa s’évalue à travers ces réformes qui promettent un avenir judiciaire plus juste et transparent. La fin des temps sombres? Le chemin se dessine, mais la lutte est encore loin d’être achevée.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page