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Startimes: fin d’une histoire d’escroquerie

 

Le ministre des PT-NTIC, Tryphon Kin-kiey
Le ministre des PT-NTIC, Tryphon Kin-kiey
Alors que l’entreprise chinoise qui prétendait faire de la TNT voit sa licence retirée, une dizaine d’autres médias locaux qui doivent plus d’USD 2 millions à l’Etat sont sous la menace des lourdes sanctions pouvant aller jusqu’au retrait de licences d’exploitation
Au cours d’une communication tenue le mercredi 09 juillet 2014 en son cabinet de travail, le ministre des Postes, télécommunications et Nouvelles technologies de l’infirmation et de la communication, Tryphon Kin-kiey a tenu à fixer l’opinion sur trois points majeurs qui concernent le secteur dont il a l’entière responsabilité. Le dossier Startimes, cette entreprise de télédistribution chinoise qui prétend faire de la TNT, l’épineuse question de non paiement par certains médias audiovisuels des taxes annuelles dues à l’Etat et la dégradation de la qualité des services en ont constitué la charpente principale. Des mesures importantes sont attendues très bientôt…  
Fini la maffia chinoise! Ainsi en a décidé le ministre patron des fréquences des médias en RD-Congo. «Startimes s’est appropriée par arrangement les fréquences de deux chaines de télévision. J’ai ainsi décidé de retirer ces fréquences acquises illégalement», souligne dans sa communication, le ministre des PT-NTIC. En effet, même la loi interdit cette pratique qui crée l’anarchie. La fréquence est une ressource rare de l’Etat. Elle ne peut faire l’objet de tours de passe-passe entre opérateurs privés. Or, dans le cas d’espèce, c’est sur base d’un arrangement qu’une télé privée a cédé sa fréquence à l’entreprise chinoise. Chose qui ne peut jamais se faire. Une fréquence, on la loue. Ce n’est pas une propriété privée. Quand l’entreprise tombe en faillite, l’Etat la récupère… Pire, selon le ministre, Startimes ne fait pas de la TNT comme elle le prétend dans ses différentes publicités qui passent en boucle toutes les journées sur les médias locaux.
Autre point saillant de la sortie de Kin-kiey, le non paiement par les médias audiovisuels des taxes dues à l’Etat. Au total, ils doivent plus d’USD 2 millions entre 2010 et 2014. L’année passée, si grâce à la pression du ministre Kin-kiey, USD 1,4 millions ont été mobilisés, aujourd’hui, c’est la léthargie totale. Le ministre promet des lourdes sanctions. Cela relève de ses prérogatives. C’est lui qui est chargé du contenant des médias, c’est-à-dire, des infrastructures. C’est lui qui attribue les fréquences aux médias. Or, sans fréquence, on ne pourra parler ni de la télé, ni de la radio. La campagne de collecte de ce qui revient à l’Etat a donc déjà repris.
Des télévisions privées ayant pignon sur rue, notamment Digital Congo TV et RTGA sont des champions insolvables avec chacun CDF 129.875.594,32. Juste derrière, Radio Télé7 et Télé 50. Le ministre est déterminé à remettre l’Etat dans ses droits. Ceux qui vont s’entêter verront leurs fréquences retirées et accordées aux entreprises des télécommunications qui en ont énormément besoin pour la 3G et bientôt, la 4G. Ces derniers temps, constate KKM, la qualité des services dans le secteur des télécommunications s’est énormément dégradée. Pas possible d’appeler et avoir facilement son correspondant à l’autre bout de la ligne.
Il faut recomposer le même numéro plusieurs fois, alors que son terminal est ouvert. Sur ce point, le ministre interpelle formellement Airtel qui passe pour le champion des champions. Une remise à l’ordre lui sera formellement adressée. Si rien ne change, c’est des sanctions qui vont s’en suivre. Cela est valable pour d’autres entreprises des télécommunications qui ne respecteraient pas leurs cahiers de charge. En attendant, les patrons des médias sont appelés à s’acquitter de leurs devoirs vis-à-vis du trésor public!

HMK  

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