
Le ministre des Hydrocarbures, Sakombi Molendo, a, au cours du Conseil des ministres du vendredi 18 avril dernier présidé par le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi, proposé et obtenu du Conseil son plan de lutte contre la contrebande des hydrocarbures dans la zone d’approvisionnement Sud de la RD-Congo. Il s’agit d’une réforme novatrice basée sur l’imposition des scellés électroniques, par l’interfaçage au monitoring SigOil et la mise en place de l’application RFID. Dans son argumentaire, Sakombi Molendo a soutenu que ces dispositifs de verrouillage équipés de circuits électroniques de télécommunication -GSM- et de géolocalisation -GPS- permettent un suivi en temps réel des camions citernes transportant des produits pétroliers, garantissant ainsi un meilleur contrôle et une transparence accrue.
A l’en croire, le système des scellés électroniques offre plusieurs avantages. Notamment la sécurisation de l’approvisionnement avec un contrôle et verrouillage des camions dès les terminaux d’embarquement; les scellés inviolables qui permettent le déclenchement d’une alerte dans le système de monitoring en cas de tentative de manipulation; la géolocalisation en temps réel; le déverrouillage sécurisé; le contrôle rigoureux au dépôt; le re-scellage post-déchargement ainsi que la technologie RFID.
Il a martelé sur le fait que grâce à l’application SigOil, les services de son ministère disposeront des informations avérées pour entre-autres détecter les éventuelles fraudes et incohérences, sécuriser le transport d’hydrocarbures, gérer la chaine d’approvisionnement et émettre les rapports et statistiques nécessaires, améliorer le mécanisme d’octroi et de renouvellement des autorisations et permis des acteurs du secteur et, enfin, collecter les données permettant de confirmer la conformité des activités des acteurs du secteur et centraliser les indicateurs de performantes.
Le tableau peint par le patron des Hydrocarbures est tel que l’entrée clandestine des produits pétroliers aux différents postes frontaliers engendre une perte économique estimée à plusieurs centaines de millions de dollars par an. A ce jour, a-t-il renchéri, les volumes de la zone Sud sont officiellement évalués à 120.000 mètres cubes par mois, alors que les estimations réelles dépasseraient 300.000 mètres cubes.
Dans sa note technique présentée au Conseil, le ministre Sakombi Molendo a relevé quelques gains économiques attendus grâce à cette réforme, comme la réduction des coûts fixes, la diminution du prix à la pompe entrainant un impact favorable sur les prix des carburants.

