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RDC : Le FPI explique les raisons du retard dans l’exécution des projets financés sur fonds propres à Mbuji-Mayi et Kananga

Le Fonds de promotion de l’industrie -FPI- fixe l’opinion sur le retard observé dans l’exécution des projets qu’il a financés à Mbuji-Mayi et à Kananga dans le cadre du programme présidentiel accéléré de lutte contre la pauvreté et les inégalités lancé le 16 octobre 2019 en vue de sortir de la pauvreté, 20 millions de RD-Congolais vivant en milieu rural et périurbain dans les 145 territoires du pays. Contrairement à une certaine opinion qui estime que ce retard est dû aux faits de détournements des fonds alloués aux travaux, le FPI dément et précise que les travaux concernant essentiellement la réhabilitation et la modernisation de l’école Kalenda Mudishi, la construction de la station photovoltaïque de Tshipuka et la construction de la route Mbuji-Mayi – Kananga connaissent du retard à cause des faits endogènes liés à l’enclavement de la province du Kasaï-Oriental mais aussi de la Société nationale de chemin de fer du Congo -SNCC- qui devrait acheminer les matériels et matériaux de Lubumbashi vers la ville de Mbuji-Mayi.

«S’agissant de la construction de la station photovoltaïque qui s’inscrit dans le programme du Chef de l’Etat de lutte contre la pauvreté et les inégalités sociale, celle-ci doit être construite à Tshipuka, à une vingtaine de kilomètres de la ville de Mbuji-Mayi. Elle doit produire 10 mégawatts pour alimenter la population de Mbuji Mayi en énergie électrique la journée avec une possibilité de produire 5 mégawatts la nuit. Le groupement Hassan Allan Construction et Power Generation Engineering and Services Company qui a gagné ce marché d’USD 17 millions financés par le FPI, devait commencer les travaux au mois de janvier 2021 pour une exécution de 12 mois. Mais seulement les travaux se sont enlisés et le livrable n’est toujours pas disponible jusque dimanche 1er janvier que le Président Tshisekedi s’est rendu sur le site», fait savoir le responsable du FPI qui renseigne que tout ce qui est visible c’est juste un terrain d’une superficie de 80ha déjà aménagé à Tshipuka et des bornes posées ainsi que quelques matériaux stockés.

D’après le FPI, 52 conteneurs des équipements de la construction de cette station photoltaïque sont arrivés à Lubumbashi au Haut-Katanga depuis fin aout et sont bloqués faute d’acheminement par la SNCC à Mbuji Mayi via Mwene Ditu. «La SNCC se plaint toujours du manque des wagons disponibles et parfois elle évoque comme motif le déraillement. Seuls 9 conteneurs contenant les structures métalliques ont été acheminés récemment sur le site de Tshipuka et trois autres sont en route vers Mwene Ditu», s’est défendu le responsable du FPI.

A l’en croire, pour l’instant, 40 conteneurs trainent encore à Lubumbashi, et c’est ce qui explique le grand retard connu pour achever ce projet alors que la SNCC a déjà perçu son dû pour le transport. Concernant les travaux de construction de la route Mbuji-Mayi – Kananga qui devait à ce jour être asphaltée, la SNCC est aussi à la base du retard observé. 9 grands engins qui sont arrivés à Lubumbashi fin septembre, sont aussi bloqués. Il s’agit notamment d’une niveleuse SEM 919, d’une chargeuse SEM 655D, d’une pelle excavatrice SY 365 H, d’un compacteur SEM 510 et d’un marteau piquer. «Faute de leur acheminement et celui de bitume à Mbuji Mayi par la SNCC, les travaux de la construction du tronçon de cette route nationale n°1 souffrent d’exécution», explique le FPI.

Quant à la réhabilitation, la construction et la modernisation de l’école Kalenda Mudishi où le Président de la République Félix Tshisekedi avait effectué une partie de ses études secondaires, le haut responsable du FPI exclut toute thèse de détournement des fonds comme insinué. Selon lui, cette école avec au départ 21 salles de classe, devait en avoir à la fin de travaux 45, auxquelles il faudra ajouter 2 salles polyvalentes et 3 ateliers d’application pour les différentes sections organisées. «L’un des bâtiments construits à l’école Kalenda Mudishi est à l’étape de finissage.

Ce projet d’USD 3,7 millions contrairement à USD 4 millions communiqués malencontreusement par des personnes visiblement malintentionnées, a comme composantes: les travaux de génie civil; les équipements; le forage; la station photovoltaïque pour l’autonomie en énergie électrique; le suivi et la supervision par le diocèse qui est l’Agence locale d’exécution -ALE-, rémunéré pour ce travail. Actuellement, l’on est, comme l’a constaté le Président de la République, à l’étape de finissage», continue d’expliquer ce responsable de cet établissement public.

Le FPI reste optimiste pour 2023

Bras séculier du gouvernement, le Fonds de promotion de l’industrie est un maillon essentiel dans la mise en œuvre du programme de développement économique de la RD-Congo. Il est associé à la réalisation du Plan directeur d’industrialisation -PDI- et à celle du Programme présidentiel de lutte contre la pauvreté et les inégalités -PPLCPI. Et pour accomplir une telle mission, la Direction générale veille à ce que le fonctionnement du FPI converge vers les priorités du gouvernement.

Ainsi, le FPI doit apporter efficacement sa contribution à la relance du secteur industriel dont la RD-Congo a grandement besoin pour sortir du cercle vicieux du sous-développement. C’est dans ce cadre que le FPI s’est engagé à accélérer la réalisation de tous les projets et structures à caractère socio-économique, notamment ceux du Grand Kasaï, assignés au FPI afin que leurs retombées influent positivement sur la vie des populations concernées. Pour ce qui est de l’appui au développement industriel, sous l’impulsion du ministre de l’industrie, la Direction générale du FPI entend renforcer les interventions de son entreprise dans les secteurs prioritaires définis dans le PDI.

«Une attention particulière sera portée sur la sélection rigoureuse des projets à financer, l’implication effective des entités provinciales dans le processus d’analyse, l’accélération du traitement des dossiers et l’impact socio-économique des interventions. Pour cela, les projets financés par le FPI devront générer de la valeur ajoutée, des emplois, des devises et la réduction des importations», fait savoir le patron du FPI avant d’inviter les promoteurs et autres partenaires au développement à marcher ensemble dans un esprit de franche collaboration pour offrir à l’économie et à l’industrie RD-congolaise de nouvelles perspectives. Un défi qui doit passer également par la mobilisation des ressources financières importantes.

La Taxe de promotion de l’industrie -TPI- étant la principale ressource de l’institution, il faut accroître sa mobilisation tout en l’affectant prioritairement au financement des projets. Dans cette optique, la haute direction du FPI lance un appel à tous ceux qui détiennent les créances du FPI à s’acquitter de leurs engagements sans atermoiements. De même, elle demande aux cadres et agents qui sont les premiers partenaires du FPI dans cette lourde tâche de redressement, d’adhérer tous azimuts et sans faille à la nouvelle vision managériale basée sur le professionnalisme, la culture des performances et la gestion axée sur les résultats. De son côté, la Direction générale du FPI s’engage à faire sa part en mettant en place un plan d’équipement des agents et un programme de renforcement des capacités du personnel.

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