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RDC : le combat commun de Nyakeru et Suminwa pour la santé, l’éducation et la représentativité des femmes

La Première ministre, Judith Suminwa, a reçu, mardi 2 juillet, dans son cabinet de travail à Kinshasa, la Première dame Denise Nyakeru, venue faire part des préoccupations relatives aux plaidoyers menées par sa Fondation, principalement dans trois secteurs de la vie nationale. Initiatrice d’une bourse d’études baptisée «Excellentia», l’épouse du Chef de l’État a émis le vœu, dans un passé très récent, d’obtenir le soutien du gouvernement dans ce programme qui promeut, depuis 5 ans, l’éducation en général et les sciences, techniques, engineering et mathématiques -STEM- en particulier. Depuis son lancement, le programme «Excellentia» compte 313 boursiers.

Autre sujet pour lequel la patronne de la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi se met en quatre: la prise en charge des personnes souffrant de drépanocytose. Ce sujet a longuement été évoqué lors des échanges entre la Première ministre et son invitée de marque. Aussi, la Firts lady, fervente défenseuse de la cause des femmes, a jeté des fleurs à Judith Suminwa, première femme à diriger un gouvernement dans l’histoire de la RD-Congo. Comme un symbole, Suminwa est également devenue la première cheffe du gouvernement en RD-Congo à dépasser le seuil représentatif de 30% des femmes dans le gouvernement. Une victoire saluée par la conjointe du Président Tshisekedi au cours de cette première rencontre entre ces deux femmes, tout en espérant des suites favorables dans les autres plaidoyers, particulièrement celui portant sur la drépanocytose.

Très impliquée dans la lutte contre cette anémie, la Première dame a permis, ces 5 dernières années, de faire avancer le débat autour de cette maladie génétique. Loin de se bomber le torse, Nyakeru et sa Fondation espèrent pousser loin le bouchon de cette noble lutte. En RD-Congo, la drépanocytose, maladie génétique qui altère l’hémoglobine, frappe 2 à 3% de la population mais attire jusque-là que peu d’attention de la part du gouvernement. «Dès l’instant où la Première dame a porté cette question, plusieurs ONG aujourd’hui -ont commencé à parler- de la drépanocytose. Ce qui représente déjà une très bonne avancée. À ce jour, le centre ‘Mabanga Yolo’, dédié à la médecine mixte et d’anémie SS, a été réhabilité», a renseigné Joël Makubikwa, coordonnateur de la Fondation Denise Nyakeru, qui a pris part à la séance de travail avec la Première ministre, aux côtés des ministres de la Santé, de la Recherche scientifique, l’Education nationale, et de l’Enseignement supérieur et universitaire.

Chez Judith Suminwa, Denise Nyakeru a plaidé pour la subvention en urgence des produits liés à la prise en charge des drépanocytaires et l’accompagnement du gouvernement pour la construction du Centre de coordination et de recherche pour la lutte contre la drépanocytose. L’amélioration des conditions de la femme et de la jeune fille et le déploiement des troupes féminines dans les zones de conflit afin de lutter contre les violences sexuelles faites à leurs semblables, ont également été abordés lors des échanges entre Nyakeru et Suminwa.

Sensible au plaidoyer de son invitée, qui, rencontre le pilier 4 de son programme d’actions du gouvernement validé par la représentation nationale, la Première ministre Judith Suminwa a promis de donner un coup de collier en instruisant les ministres sectoriels pour que tout soit mis en œuvre au niveau du gouvernement dans le cadre de ce combat commun. Le quatrième pilier du programme du gouvernement, consacré à «l’accès aux services de base» prévoit, notamment dans ses axes stratégiques 4.2.1 et 4.2.2, la poursuite et le parachèvement de la mise en place d’un système éducatif performant, inclusif et équitable et l’accès aux soins de santé de qualité pour tous. Ce même pilier entend également, suivant l’axe stratégique 4.4.3, réduire les inégalités homme-femme et les violences faites aux femmes.

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