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RDC: Un nouveau parti dans l’arène, l’A2RC veut refonder la nation

Agir Républicain pour la Renaissance du Congo -A2RC-, un nouveau parti né à Kinshasa, a été lancé mardi au Centre d’études pour l’action sociale -CEPAS. Porté par Jean Bosco Mambo Katunda, ce mouvement fait de la «renaissance de l’homme congolais» la pierre angulaire de son projet, plaçant la transformation morale et civique au‑dessus des promesses purement techniques.

Devant militants, membres de la société civile et sympathisants, le président de l’A2RC a brossé une vision volontariste: replacer l’éthique, le sens du devoir et la compétence individuelle au cœur de la conduite publique. «Nous ne venons pas parler d’ambitions individuelles, nous ne sommes pas venus chercher des sièges, nous sommes venus rallumer une espérance», a-t‑il lancé, invitant à penser la refondation du pays à partir de l’homme lui‑même.

Jean Bosco Mambo a pris soin de reconnaître la qualité des projets déjà portés par d’autres formations -de l’agriculture aux réformes électorales- mais a insisté sur un réservataire: sans changement profond des comportements, ces réformes risquent de rester lettre morte. «On ne refonde pas la nation sans transformer l’homme», a‑t‑il martelé, plaidant pour une «école de transformation» destinée à forger des citoyens responsables et respectueux du bien public.

Le discours d’investiture a privilégié les axes de l’éducation civique, de la formation et de la responsabilisation comme leviers d’une reconstruction durable. L’A2RC se présente moins comme une machine électorale immédiate que comme un laboratoire moral et civique, prêt toutefois à se muer en acteur politique concret: consultations territoriales et élaboration future d’un programme électoral ont été annoncées.

Fondé cette année, le parti promet de se définir par la primauté «de l’intérêt supérieur de la nation» et par une posture de «force de proposition citoyenne et patriotique». Sa direction mise beaucoup sur la personnalité de son président pour attirer des soutiens et structurer une base militante encore naissante. Dans un paysage politique souvent focalisé sur les stratégies et les chiffres, l’A2RC mise sur la lente mais profonde conversion des mentalités.

L’ambition est claire: faire naître «un citoyen nouveau» capable de traduire en actes les politiques publiques. La question que pose désormais le mouvement est plus prosaïque: saura‑t‑il transformer cette vision morale en propositions politiques concrètes et en relais d’influence sur le terrain? À court terme, le calendrier que propose l’A2RC -écoles de formation, consultations territoriales, professionnalisation des cadres- dessine une stratégie de long terme. Reste à voir si cette approche par la «renaissance» des consciences trouvera un écho suffisant auprès d’un électorat souvent attentif aux promesses immédiates de services et d’infrastructures.

Pari audacieux ou simple souffle moral? L’A2RC vient d’entrer en scène. Son avenir dépendra de sa capacité à conjuguer ambition éthique et efficacité politique.

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