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RDC: La SNEL déploie groupes et lignes à Kimpese, Kananga, Mbuji‑Mayi, Kinshasa et dans quatre centres transfrontaliers du Haut‑Katanga

En février, la SNEL multiplie livraisons, installations et remises en service -de Kimpese dans le Kongo central au Haut‑Katanga, de Kananga à Mbuji‑Mayi dans le Grand Kasai- et relance l’alimentation dans plusieurs quartiers de Kasa‑Vubu, à Kinshasa. Preuve tangible d’une volonté affichée de rendre le courant plus fiable et de réduire les «poches noires» qui pénalisent quotidiennement foyers et entreprises. «Nouveau leadership. Nouveau management. Nouveau souffle. Nouvelle dynamique. Nouvelle énergie».

Ce leitmotiv résonne au siège et sur le terrain de la Société nationale d’électricité -SNEL SA. Sous la houlette du Directeur général, Prof. Dr. Ir. Teddy Lwamba Muba, l’opérateur public met en chantier des réponses concrètes: approvisionnements techniques, renforcement de la production, réhabilitation de réseaux et remises en service de transformateurs. Résultat: des milliers d’abonnés commencent à percevoir un changement palpable dans la distribution.

Parmi les livraisons récentes, la réception en usine d’une cellule complète 30 kV – 630 A, de câbles nus ALAC, de câbles moyenne tension 36 kV et de divers accessoires destinés à la création d’un départ MT 30 kV au poste HT de Kimpese, dans le Kongo central, illustre l’approche logistique et technique mise en place avec l’encadrement du ministère des Ressources hydrauliques et de l’électricité. Ces équipements doivent consolider la résilience locale du réseau et réduire les interventions d’urgence liées au vol de cuivre et à l’usure des supports. L’effet se fait sentir sur plusieurs fronts.

À Kananga au Kasai central, l’ajout de deux groupes électrogènes de dernière génération à la centrale thermique Kananga 2 vise à corriger l’équilibre entre production et demande. Le parc antérieur, fragmenté et en partie indisponible, ne permettait pas d’éviter des délestages pénalisants; les nouvelles unités, qualifiées d’«écologiques» par la SNEL, promettent une puissance accrue et une alimentation plus régulière. André Shiyawebe Tshibuabua, Directeur provincial de la SNEL au Kasaï central, anticipe des améliorations perceptibles par la population dès le début du mois de mars.

En finir avec les «poches noires» 

Dans le Haut‑Katanga, la stratégie adoptée mise sur l’autonomie opérationnelle des points sensibles. Les centres transfrontaliers de Pweto, Sakania, Kasenga et Mokambo ont été dotés de groupes électrogènes autonomes, des unités destinées à réduire la dépendance aux sources extérieures et à sécuriser l’approvisionnement des zones frontalières, essentielles aux échanges commerciaux et à la vie quotidienne des communautés locales.

La direction parle d’unités de 715 kVA chacune, signe d’un niveau de capacité réfléchi pour répondre aux besoins spécifiques de ces sites.Mbuji‑Mayi dans le Kasai oriental poursuit, elle, une trajectoire de modernisation amorcée depuis plusieurs années. Réhabilitation de cabines -avec la remise en service de la cabine 111 à Muya et la montée en puissance de la cabine 112 à Djolu-, remplacement de 48 poteaux en béton par des supports métalliques le long de la RN1, et pose de lignes MT/BT équipées de câbles ALAC: l’ensemble de ces travaux vise à réduire le vol de cuivre, sécuriser les riverains et limiter les interruptions.

Des transitions techniques entre la centrale thermique et la sous‑station de Bipemba complètent le dispositif pour prévenir les coupures imprévues. Nouveauté notable à Kinshasa: la commune de Kasa‑Vubu a retrouvé des pans d’alimentation après la remise en service de plusieurs transformateurs dans divers quartiers.

Sous la direction de Teddy Lwamba, la SNEL s’attaque aux «poches noires» -ces secteurs périodiquement privés d’électricité- par des interventions ciblées et rapides. Au‑delà du confort rendu aux ménages, l’enjeu est lourd: commerces, services publics et centres de santé souffrent économiquement et socialement des coupures prolongées; rétablir une alimentation stable y revêt donc un caractère prioritaire et stratégique.

Sur le terrain, les techniciens de la SNEL enregistrent des retours positifs. Commerçants soulagés, petites industries mieux alimentées, hôpitaux moins exposés aux ruptures de service: les premiers bénéfices sont concrets. «Nos remerciements au professeur ingénieur Teddy Lwamba. Faites‑nous confiance, la SNEL travaille. Demain sera meilleur», a déclaré Alain Nakuwila, directeur technique de la SNEL au Kongo central, témoignant de la confiance affichée par les cadres techniques. 

Bâtir un mix énergétique plus résilient

Ces interventions s’inscrivent dans un plan d’ensemble plus large: inspections régulières, contrôle des salles de convertisseurs, approvisionnement des dépôts matériels et exploration de solutions hybrides. La centrale solaire hybride d’Enerkat, citée par la direction, illustre la volonté d’articuler moyens thermiques et renouvelables pour bâtir un mix énergétique plus résilient et moins dépendant des seuls carburants fossiles.

Malgré l’enthousiasme, la direction de la SNEL rappelle les défis persistants. Sécurisation des financements pour les phases suivantes, mise en place d’un plan de maintenance rigoureux, lutte contre le vol de matériel et formation continue des équipes locales figurent parmi les priorités. Sans ces leviers, les gains enregistrés risquent de s’éroder. Les prochaines semaines serviront donc à consolider les acquis et à planifier la montée en puissance durable des équipements déployés.

Sur le fond, l’action menée s’aligne avec les engagements gouvernementaux qui placent l’accès à l’électricité au cœur du développement national. Mais au‑delà de la feuille de route politique, c’est sur le terrain que la crédibilité se construit: installations visibles, transformateurs remis en service, lignes modernisées -signes que la SNEL, sous le leadership de Teddy Lwamba et l’encadrement du ministre de Ressources hydrauliques et de l’électricité Sakombi Molendo, n’en reste plus aux discours.

À ce stade, le bilan est mitigé mais encourageant: des territoires entiers retrouvent une alimentation plus stable, les habitants et acteurs économiques ressentent un mieux, et la SNEL affiche désormais une capacité d’intervention plus réactive.

Le vrai test concernera la durabilité de ces améliorations et la capacité de l’entreprise à transformer ces actions ponctuelles en une dynamique systémique de service public. Pour l’heure, dans de nombreux quartiers -de Kimpese au Haut‑Katanga, de Kananga à Mbuji‑Mayi et jusqu’à Kasa‑Vubu- la tendance est claire: le courant passe mieux, et la preuve par l’action parle pour Teddy Lwamba.

Natine K.

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