
Des décennies de honte, effacées en un audit. La République Démocratique du Congo vient de quitter les listes noires de l’Organisation de l’aviation civile internationale -OACI- et de l’Union européenne -UE. Verdict tombé en mars: 69% de conformité. Le score sonne comme une revanche.
Depuis Mobutu, les aéroports RD-congolais traînaient un boulet. Sûreté défaillante, accueil chaotique, normes OACI bafouées. N’Djili et Luano: portes à risque. Les grandes compagnies détournaient le regard. 49% au dernier audit. Blacklist. Isolement. En mars 2026, le scénario bascule. Audit OACI sur les deux portes internationales: N’Djili à Kinshasa, Luano à Lubumbashi. Résultat: 69%. Au-dessus de la moyenne africaine, 62%. Le pays passe du rouge au vert. Du pilori à l’escale crédible. «Demain ne saurait être comme hier», lâche le professeur Tryphon Kin-kiey Mulumba, Président du Conseil d’administration de la RVA-SA, dans «Le Soft International». Pour lui, cette remontée de 20 points valide «la vision de modernisation des infrastructures aéroportuaires portée par le chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, parfaitement exécutée par la RVA-SA».
De la survie à la conformité
53 aéroports gérés par l’opérateur public. Pendant des années, hors normes: filtrage aléatoire, accès non contrôlés, risque d’actes illicites. Sanction: blacklist OACI, blacklist UE. Aucune grande compagnie n’osait s’y poser «en toute confiance».
Louis-Blaise Londole Lokoyi, Directeur général de la RVA-SA, parle d’une «journée de grande joie, de grande liesse» rapportée par Le Soft. Il remercie «solennellement le Président Félix Tshisekedi qui a axé sa vision sur la sécurité et la sûreté de la navigation aérienne». Concrètement, ça change quoi? Contrôles renforcés, filtrage des passagers, sûreté alignée sur les standards mondiaux. Les compagnies internationales peuvent désormais atterrir et décoller sans crainte de sanction européenne. La porte de la République s’ouvre.
Le pari gagné
Parti de 49%, le pays coche 69%. Il dépasse l’Afrique. Il sort des listes. L’image planétaire de l’ex-Zaïre prend un nouveau cap. Après des décennies de blacklist, N’Djili et Luano ne sont plus des aéroports à éviter. Ils deviennent des escales. Le pays revient de loin. Le pari était jugé impossible. La RVA-SA l’a tenu. Kin-kiey, Londole et tout leur staff peuvent boire du petit lait.
