
La tension demeure palpable à l’Assemblée nationale où un grand nombre de députés sont déterminés à destituer Vital Kamerhe de son poste à la tête du Bureau de l’Assemblée. Il est essentiel de noter que la réunion interinstitutionnelle présidée par le président de la République le lundi 8 septembre n’a pas réussi à apaiser la crise entourant Vital Kamerhe, qui fait toujours face à la menace d’une éviction. D’après les dernières informations, la collecte de signatures pour une motion contre le bureau de la chambre basse se poursuit, atteignant 235 signatures durant le weekend dernier.
Dans les couloirs de l’hémicycle du Palais du peuple, des murmures circulent concernant l’éviction de VK et de certains membres du bureau, tels que le rapporteur et son adjoint. Des figures éminentes de l’Union sacrée ne cessent d’exhorter leurs collègues à signer la pétition, affirmant qu’il s’agit d’une nécessité pour sauver l’Assemblée nationale d’une mauvaise gestion. La plupart des députés rencontrés vendredi dernier au Palais du peuple ont refusé de prendre position sur cette manœuvre, se cachant derrière une déclaration mystérieuse: «cela a été décidé ainsi».
Entre-temps, un groupe de députés soutenant le président de la Chambre basse a également été constitué. Qui de ces deux factions prendra le dessus? La question est cruciale, et seules les heures à venir nous apporteront une réponse. D’après les échanges, la rentrée parlementaire du 15 septembre s’annonce particulièrement animée. Il se pourrait que Vital Kamerhe soit amené à s’exprimer sur cette motion qui plane au-dessus de lui.
Dorian KISIMBA
