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RDC: Alingete dans le Top 30 des hommes qui font l’Afrique de demain

Les œuvres de Jules Alingete Key, produites depuis la RD-Congo, donnent de l’écho depuis l’étranger. Après USA, le Parlement européen et l’Assemblée nationale belge, l’inspecteur général des finances, chef de service de l’IGF a fait parler de lui en se retrouvant parmi les «30 qui font l’Afrique de demain», une enquête du magazine panafricain «Jeune Afrique», destinée à faire de la lumière sur ces Africains qui «font bouger les lignes, secouent le cocotier, s’évertuent à briser les multiples plafonds de verre et les carcans qui freinent le progrès ou excluent des pans entiers de nos populations, en particulier les femmes et les jeunes». Dans ce hit, Jules Alingete Key est le seul RD-Congolais à y figurer.

Sous Jules Alingete Key, l’Inspection générale des finances -IGF- ne renaît pas que de ses cendres. Ce service de contrôle, revitalisé, assure l’encadrement des recettes publiques. Pourtant, à l’avènement au pouvoir du Président Félix Tshisekedi en janvier 2019, personne, même pas des devins les plus habiles, ne présageait une résurrection aussi stratégique de l’IGF. Cela grâce au travail et au sérieux d’un homme, Jules Alingete Key, qui a su épouser la vision du Chef de l’Etat. Pour d’aucuns, Alingete est un pain béni pour le premier mandat de Tshisekedi.

La rencontre entre les deux personnalités a été fortuite, intervenue deux mois seulement après l’investiture du cinquième Président RD-congolais. Une sorte d’interview d’embauche, axée sur le «système de coulage des recettes publiques» qui faisait perdre au Trésor public jusqu’à USD 10 milliards, a tourné à un retour aux premiers amours de Jules Alingete: le contrôle des finances publiques.

Recruté à l’IGF en 1989, soit un après sa licence en Economie à l’Université de Kinshasa, Alingete est allé tailler sa réputation d’expert en économie et finances publiques gestionnaire invertébré en assumant les fonctions de coordonnateur de cabinet de deux gouverneurs de Kinshasa, Théophile Mbemba Fundu di Luyindu et Christophe Muzungu Kabemba. Par la suite, Alingete a été commissaire aux comptes à la REGIDESO, avant de passer conseiller climat des affaires à la Primature sous deux Premiers ministres, Samy Badibanga et Bruno Tshibala. Pour en rajouter à sa gloire, Alingete a été l’un des tout premiers patrons de la Direction générales des recettes de Kinshasa -DGRK- ainsi que Directeur de cabinet adjoint de la ministre de l’Économie Acacias Bandubola Mbongo entre 2019 et 2020.

Cette dernière étape a ouvert à Alingete les portes d’un service à qui plus personne n’accordait encore la moindre importance jusqu’à sa nomination en tant que Inspecteur général des finances chef de service en juillet 2019 par le Président Félix Tshisekedi. Mieux qu’une nomination, cela a été un couronnement d’un spécialiste des finances publiques qui a fourbi ses premières armes au sein de ce service public. Il y a aussi marqué les esprits dès les premiers instants de son recrutement, le 7 janvier 1989, en terminant à la 6e position sur la liste des lauréats au concours y relatif. En 2010, il a monté des galons, devenant inspecteur principal puis, dix ans plus tard, Inspecteur général des finances.

C’est donc un fils-maison que Félix Tshisekedi a choisi d’envoyer au front pour traquer les «délinquants financiers», les «prédateurs des finances publiques», les «détourneurs». Une mission tellement délicate qui nécessite des collaborateurs aguerris de la trempe d’Alingete pour être conduite à bon port.

La première décision du flic financier de Tshisekedi: rajeunir et redonner à l’équipe d’inspecteurs des finances sa taille légale de 200 membres contre les 70 trouvés à l’avènement d’Alingete. Très vite, un concours de recrutement est organisé, un mois seulement après son entrée en fonction. Une première vague d’inspecteurs est recrutée.

Pas de temps de répit. On se met tout de suite au boulot. Les hommes d’Alingete vont très vite faire mouche quand en 2020, ils constatent la disparition d’USD 2 millions sur les USD 6 millions décaissés par le gouvernement dans le cadre des opérations de lutte anti-Covid. Le ministre UDPS de la Santé, Eteni Longondo, est ainsi tombé dans les mailles de l’IGF new-look, désormais baptisée par les Kinois «Kanga moyibi» en référence aux fils barbelés.

La suite appartient à l’histoire, tant de nombreuses autres personnalités -physiques comme morales- ont été prises dans le filet des hommes d’Alingete: d’Augustin Matata, ancien Premier ministre, à Pascal Kasongo, ancien DG de Congo Airways, en passant par la Gécamines, etc.

Comment ne pas couvrir d’éloges Jules Alingete Key qui a donné du sens à l’IGF? Le Président Tshisekedi, séduit, et probablement fan du travail abattu par Alingete de par sa détermination à lutter contre le détournement et la corruption, a loué les efforts de son flic des finances lors des discours sur l’état de la nation en 2019, 2020 et 2022. Un fait rare, extrêmement rare pour être souligné.

Dans l’opinion et pour le peuple, Alingete sonne quasiment comme le synonyme de la lutte anti-détournement des deniers publics.

Cette résonnance a eu de l’écho jusqu’au-delà des frontières nationales, notamment à New York, aux USA, où son travail a été couronné par le prestigieux magazine financier Forbes, ainsi qu’à l’Assemblée nationale belge et au Parlement européen où il a été reçu comme invité de marque pour partager son expérience et sa vision de la lutte contre la corruption et le détournement des fonds publics.

Au niveau panafricain, les lauriers du magazine «Jeune Afrique» ont orné la tête d’Alingete considéré  par ce média comme «icône de la lutte contre les antivaleurs dans les Finances publiques congolaises». Largement suffisant, et de très loin, pour figurer dans le Top 30 des «Africains qui font l’Afrique de demain». Alingete est l’unique Congolais sur cette liste restreinte.

LOI

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