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PND: 2 ennuis en 3 jours

Dans l’espace de 72 heures,  le Parti national pour la démocratie et le développement -PND- chapeauté par Salomon Idi Kalonda, conseiller principal de Moïse Katumbi Chapwe, a connu des ennuis. Dimanche 3 juin 2018, soit trois jours après l’attaque nocturne de son siège national à Lubumbashi, la matinée politique du PND destinée à sensibiliser ses militants à prendre une part active au meeting d’Ensemble pour le changement prévu le 9 juin prochain à la place Sainte Thérèse à N’Djili, a été interdite par la police.
L’attitude a été directement dénoncée par Claudel André Lubaya, président de l’Alliance des mouvements du Kongo -AMK-, regroupement politique dont le PND est membre. «La manifestation devait avoir lieu dans un endroit fermé, dans la salle Apocalypse, à Masina. Le parti -PND- n’avait pas besoin d’une autorisation, mais le bourgmestre de cette commune a été informé. Bizarrement, les policiers sont venus annoncer que la salle est louée par le gouverneur de Kinshasa et que la manifestation du PND ne pouvait pas s’y tenir», a confié Claudel André Lubaya, accusant le régime de museler l’opposition.
«L’Alliance des mouvements du Kongo -AMK- dénonce cette interdiction de la matinée politique du PND par le gouverneur de Kinshasa et ses services. Cela porte atteinte à la liberté de manifester garantie par la Constitution», a-t-il fustigé.
Siège plastiqué à L’shi
Trois jours avant, le siège du Parti national pour la démocratie et le développement -PND-, a été saccagé et ravagé dans la nuit de jeudi à vendredi à Lubumbashi. Ce parti y a dénoncé une action parrainée par le régime en place. «Cette nuit, vers une heure du matin, des balles ont crépité à Lubumbashi. Puis, deux jeeps remplis de militaires ont barricadé les voies menant à l’avenue Kasa-Vubu pour permettre à des jeunes arborant des t-shirts à l’effigie de Joseph Kabila de s’attaquer à notre siège. Mais comme ces derniers n’ont pas pu défoncer la barrière, ils ont mis le feu sur le portail et la clôture de l’immeuble après avoir versé de l’essence», avait accusé Christian Momat, secrétaire général du PND, tout en regrettant que cette attaque puisse se dérouler au moment où le chef de l’Etat séjourne à Lubumbashi.
«Ce n’est pas en détruisant l’image de Moïse Katumbi sur un mur qu’ils pourront l’arracher du cœur des Congolais», s’était-il déchainé sur ces bourreaux.
Le plastiquage du siège du PND a eu lieu quelques heures seulement après l’arrivée, dans la journée, du président Joseph Kabila pour une visite de travail.
Moïse Katumbi, candidat président de la République porté par Ensemble pour le changement est dans le collimateur de la justice RD-congolaise qui le poursuit dans l’affaire de spoliation d’un immeuble et de recrutement des mercenaires. Mais le rapport établi par les év^ques catholiques dans le cadre de l’Accord de la Saint-Sylvestre a recommandé la suspension de toute poursuite judiciaire contre Katumbi.

Octave MUKENDI

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