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Pacte social pour la paix, Katumbi partant

Pas de suspense sur la participation de Moïse Katumbi et de sa machine politique, Ensemble pour la République, au Pacte social proposé par les Églises catholique et protestante dans l’optique de rétablir la paix au pays et dans la région des Grands Lacs et d’endiguer la crise qui frappe de plein fouet la RD-Congo, est exacerbée par les récentes offensives des rebelles AFC-M23, soutenus par l’armée rwandaise.

Moïse Katumbi et les bonzes de son parti ont été consultés, dimanche 16 février dà Bruxelles, par la délégation CENCO-ECC. Le «oui» de Katumbi à ce Pacte social a été direct et sans hésitation, à scruter les propos de son porte-parole, Olivier Kamitatu.

«Chaque fois que l’appel à la paix, à l’unité, au vivre ensemble retentit, Moïse Katumbi a répondu présent et il le fera encore. Sans faille», a-t-il déclaré, saluant, séance tenante, cette initiative de deux plus grandes confessions religieuses du pays, non sans les «encourager à poursuivre leurs consultations» en dépit des réactions négatives et des menaces proférées par des acteurs se réclamant du camp présidentiel.

«Au moment où le sang des RD-Congolais coule, nous condamnons fermement tous ceux qui s’opposent à cette initiative. Cette attitude, nous la jugeons profondément irresponsable», a fustigé Kamitatu.

Formel, le messager de Katumbi a assuré que «Ensemble pour la République prendra et assumera toutes ses responsabilités pour l’intérêt supérieur de la nation». Il a en outre dit son «espoir» de voir cette démarche des Pères spirituels marquer l’avènement «d’une ère nouvelle pour la RD-Congo».

De son côté, Mgr. Donatien Nshole a fait savoir qu’Ensemble pour la République a appréhendé la «quintessence du projet conjoint ECC-CENCO en faveur du Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble». A l’occasion, les délégués de ces deux Églises ont «enregistré les réactions -du camp Katumbi- par rapport aux propositions faites».

«Ils -les Katumbistes- ont promis de nous donner leur cahier des charges», a confié Mgr. Nshole. Et d’indiquer: «A la fin de la tournée, nous aurons à faire la synthèse et la restitution vous sera rendue de l’une ou l’autre façon». Ce même dimanche, les Pères spirituels ont aussi échangé avec l’ancien ministre des Sports et député honoraire UDPS, Papy Nyango, ainsi qu’avec Albert Mukulubundu, président du Front démocratique africain -FDA- autour de leur projet de Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble.

La veille, trois autres groupes d’opposants, en exil du côté de la métropole ou en Afrique, ont tour à tour été à la rencontre des délégués des Eglises catholique et protestante. Notamment, le Front commun pour le Congo -FCC- de Joseph Kabila, représentés par Raymond Tshibanda, José Makila et Néhémie Mwilanya, le Mouvement radical pour le changement, conduit par Franck Diongo et Jean-Claude Mvuemba, ainsi que le Cadre de concertation des forces politiques et sociales, mené par André Claudel Lubaya.

Le Mouvement radical pour le changement, par la voix de Franck Diongo, a posé des préalables pour sa participation au Forum que les Églises catholique et protestante envisagent d’organiser en faveur de la paix et de la cohésion nationale.

«Dans notre cahier des charges, nous avons présenté des préalables: le départ de M. Tshisekedi, la libération des prisonniers politiques, la restitution des biens saisis et la réparation des préjudices causés», a avancé le président du MLP qui a qualifié la démarche des Pères spirituels de «précieuse», tant elle est de nature à favoriser «la reconstruction de la paix, de l’unité nationale et de confiance pendant cette période de tension et d’incertitude».

Dans un communiqué de presse centré sur ses échanges avec les délégués de la CENCO-ECC, le Cadre de concertation des forces politiques et sociales s’est montré disposé à prendre part au dialogue envisagé, mais a prévenu sur le risque de tomber dans un «cercle vicieux» si jamais ce forum n’aborde les «causes profondes des crises politiques récurrentes en RD-Congo, enracinées dans l’illégitimité des dirigeants et le non-respect des textes par ces derniers».

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