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Offensive des FARDC contre le M23: Les révélations du Général Olenga

«J’ai reçu l’ordre de récupérer ce que j’ai récupéré, l’offensive va continuer car le M23, en débandade, fuie le camp militaire de Rumangabo», confie à AfricaNews, le Chef d’Etat-major des Forces terrestres des FARDC, tout en affirmant que l’armée régulière est déterminée à défendre l’intégrité territoriale jusqu’au bout car, le M23 est appelé carrément à disparaitre
Au front, les rebelles pro-rwandais du M23 sont traqués et sont en perte de vitesse face aux FARDC qui reprennent cité après cité, jadis occupées par le M23 et ses alliés. L’armée régulière ne pouvait mieux trouver pour frapper les rebelles: juste quand ces derniers imploraient une amnistie sans exclusive et avaient commis la bourde de s’en prendre aux casques bleus de l’ONU. Pendant qu’une source concordante signale la reddition de 27 rebelles M23 à l’armée RD-congolaise, la Mission des Nations Unies, elle, annonce le décès d’un des ses casques bleus, fauché par le M23. Une mort de trop! François Olenga, général des FARDC et l’homme au cœur de l’offensive, à l’instar de toute la Nation, dit toute sa reconnaissance aux éléments loyalistes pour les résultats obtenus sur le terrain. Sans s’enorgueillir, ce galonné de l’armée, rappelé presqu’en dernier rempart par le Président de la République pour donner un coup de pouce aux FARDC assure la poursuite sans relâche de l’offensive lancée contre les rebelles. Aussi, affirme-t-il les jérémiades du M23 en faveur de la cessation des hostilités n’est que vanité ! Un véritable revirement de la situation! Mieux, de la fin de la tragédie M23 au Nord-Kivu. Cette force négative contrainte à la disparition par l’ONU, l’UA, les Etats-Unis, la France…et la RD-Congo, victime de ses crimes contre l’humanité et crimes de guerre, est en train d’être délogée de toutes les cités et localités qu’elle occupait jusque-là au Nord-Kivu. C’est ainsi que,  pour la troisième journée consécutive depuis la reprise des hostilités le vendredi à 4 heures du matin,  les combats se sont poursuivis sans relâche entre les rebelles et l’armée régulière. Dans leur fuite, ces assaillants qui avaient à un certain moment investi même le chef-lieu du Nord-Kivu, ont abandonné armes et munitions, et aussi, deux fosses communes. Le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku, exige une enquête internationale pour établir les responsabilités. Ça sent la fin pour les hommes de Sultani Makenga, Roger Lumbala et leurs alliés rwando-ougandais. 
C’est officiel. Tel est pris qui croyait prendre, dit-on. Le M23 est coincé. Les FARDC ont marché ce dimanche matin sur Kiwanja, une localité RD-congolaise située à 70 km de la ville de Goma qui était jusque-là sous contrôle de la rébellion du Mouvement du 23 mars -M23. Elles ont également repris la localité de Rutshuru-centre et plusieurs autres, a-t-on appris de l’Etat-major terrestre de l’armée régulière. «J’ai reçu l’ordre de récupérer ce que j’ai récupéré et l’offensive va continuer car au moment où je vous parle, les éléments du M23, en débandade, sont en train d’évacuer le camp militaire de Rumangabo», a confié le général François Olenga, joint au téléphone par la rédaction d’AfricaNews. Le Chef d’Etat-major des Forces terrestres a cité plusieurs localités jadis occupées par le M23 et désormais sous contrôle des FARDC. Ce qui laisse croire que la contre-offensive lancée par les hommes du général Olenga présage la fin de l’aventure meurtrière du M23 dans la province du Nord-Kivu. «Les localités de Rutshuru-Centre, Kiwanja, Kahunga, Kalengere, Rubare, Buhumba  et Kibumba ont été  reprises  par les FARDC seules sans une intervention externe», assène le commandant terrestre de l’armée régulière. Pour le moment, les troupes de l’ONU sont mises en alerte. Et les experts militaires indiquent que le Rwanda et l’Ouganda qui constituent la base arrière de cette force négative sont avertis. Ils doivent demander aux rebelles de déposer les armes et de se rendre aux FARDC ou à la MONUSCO, et non leur ouvrir les frontières comme ils l’ont fait dans le passé. C’est d’ailleurs l’une des recommandations de l’Accord-cadre signé il y a peu à Addis-Abeba par 11 chefs d’Etats et des gouvernements de la région des Grands Lacs.
Des crimes de guerre
La victoire des FARDC sur les rebelles du M23 est une bonne nouvelle pour toute la Nation RD-congolaise qui était jusqu’ici exacerbée par les multiples violations dont les massacres des populations civiles, le recrutement des mineurs, les viols des femmes, des tueries en série… que subissaient d’autres de ses compatriotes de l’Est. Des crimes imprescriptibles passibles des poursuites devant la Cour pénale internationale -CPI. D’ailleurs, dans la localité de Kibumba passée aux mains des FARDC le dimanche 27 octobre, Julien Paluku, gouverneur du Nord-Kivu, révèle la découverte de deux fosses communes. Il s’agit là des civiles RD-Congolais tués et enterrés par les éléments du M23 qui occupaient cette localité. Acte répréhensible par les lois nationales et internationales.
De son côté, un officier de la MONUSCO a confié à l’AFP que les FARDC contrôlent Kiwanja et que la MONUSCO s’y est à présent déployée pour la protection des civiles, en lien avec les FARDC. L’on sait que mission onusienne dispose d’une importante base à Kiwanja. Selon AFP, le M23 était injoignable pour commenter ces informations dimanche.
Ce n’est pas étonnant, car les éléments rebelles mis en déroute par les FARDC n’ont pas eu le temps d’entrer en contact avec les médias pour expliquer leur débandade. C’est important car coincés par l’avancée des FARDC, qui les délogent de toutes les positions qu’ils occupaient au prix de sang des civils qu’ils tuaient à souhait sous le coup de l’impunité, les rebelles n’ont pas de temps de parler au téléphone.
M23, mort certaine!
Les hostilités qui conduisent aujourd’hui à la défaite du M23 ont été lancées le vendredi 27 octobre 2013 lorsque les rebelles ont tiré sur les positions des FARDC vers 4 heures du matin. Ces dernières ont riposté et de violents combats ont éclaté dans la localité de Kibumba, située à une trentaine de kilomètres au nord de la ville de Goma. Dès samedi soir, l’armée régulière a affirmé avoir pris Kibumba annonçant la poursuivre son offensive. Mais le M23 qui a parlé de propagande sur les antennes de radios périphériques s’est vu délogé de plusieurs localités et demande en ce moment la cessation des hostilités. Aberrant pour une force négative à la base de la reprise de la guerre. Dans le temps qui coule, les éléments du M23 sont retranchés vers les montagnes à la frontière avec le Rwanda, leur parrain. Le M23 est actif depuis mai 2012 au Nord-Kivu. Il a déclenché les hostilités après la formation du gouvernement Matata en se mutinant et en désertant les rangs des FARDC. Il s’agit des ex-rebelles du CNDP intégrés dans l’armée régulière qui ont créé le M23. Le CNDP est issu du RCD/Goma. Ces rebelles sont exclusivement composés de Tutsi. Ils ont quitté l’armée régulière sans motif valable. Du coup, ils ont classés parmi les forces négatives à éradiquer sans condition.  Depuis cette époque, des experts de l’ONU accusent régulièrement le Rwanda et de l’Ouganda voisins de la RD-Congo de soutenir la rébellion. Kigali et Kampala ont toujours démenti. Pourtant, les hommes armés faits prisonniers par les FARDC et d’autres qui s’étaient livrés à la MONUSCO n’ont cessé de témoigner qu’ils sont recrutés, formés et équipés au Rwanda puis envoyés au front en RD-Congo. Certains ont du mal à s’exprimer en langues RD-congolaises.
Jusqu’au moment où nous mettions sous presse il y a sept localités déjà récupérées par les FARDC notamment Rutshuru-Centre, Kiwanja, Kahunga, Kalengere, Rubare, Buhumba et Kibumba. On tend vers de l’entreprise criminelle du M23 instrumentalisé par Kigali et Kampala.
 
Octave MUKENDI & HMK

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