
Plusieurs cadres du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie -PPRD- chers à l’ancien Président de la République, Joseph Kabila, sont invités ce lundi 10 mars 2025 à l’auditorat militaire de la Gombe. Sur les invitations signées par le colonel Benjamin Ntambwe Kapenga, avocat général militaire, il est indiqué que tous sont invités pour éclairer la justice. Mais un communiqué du Cabinet du ministre d’État en charge de la Justice et garde des sceaux publié samedi indique qu’ils sont soupçonnés de complicité avec M23-AFC et sont interdits de quitter le territoire national.
Sur la liste des invités, figurent le vice-président du PPRD, Aubin Minaku, le Secrétaire permanent Emmanuel Shadari, le Secrétaire permanent adjoint et Ferdinand Kambere. La liste des invités ne se limite pas là. Lucain Kasongo, Papy Tamba, Francine Muyumba, Tshikez Diemu, Dunia Kilanga, India Omari, Papy Mbau, Alain Aleng, Patrick Nkanga, Aristote Ngarime, Jean Serge Tshiben font partie des cadres de cette formation politique attendus ce lundi à l’auditorat militaire de la Gombe pour éclairer la justice.
Réaction des jeunes de l’espace Bandundu
Dimanche, via un appel aux autorités du pays, les jeunes de l’espace Bandundu décrient ce qu’ils qualifient de chasse à l’homme et demandent à l’auditorat militaire de surseoir à cette procédure susceptible de diviser davantage la communauté nationale déjà secouée par la crise dans l’Est de la République Démocratique du Congo qui nécessite l’unité nationale.
«Pendant que notre pays est en crise multiforme, laquelle appelle tous les citoyens à l’unité nationale en vue de recréer l’unité nationale, nous decrions la chasse à l’homme qu’impose la justice militaire contre les membres d’un seul parti politique. Ceci éloignera des espoirs de vivre ensemble et de cohésion nationale», ont-ils plaidé.
Puis: «Dans le cadre des droits de l’homme, de la démocratie et de la constitution et autres lois du pays, nous demandons à l’Auditorat supérieur de surseoir à cette démarche qui, au lieu de résoudre la crise politique, mettrait de l’huile au feu. La paix, la cohésion nationale et le bien-être ensemble passent par le respect de la constitution, des lois du pays, en évitant des frustrations.
Nous dénonçons».