Dossier à la UneNationPolitique

RDC: Fer de lance de l’USN, Mboso prône le dialogue et la paix à la place des marches, il dit ses vérités sur la CENI

Troisième sortie publique à Kinshasa, dans moins de deux mois, de la Convention pour la République et la Démocratie -CRD-, la formation politique du président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso Nkodia Puanga. Troisième succès populaire. Après Camp Luka le 12 septembre et le stade municipal de Masina le 26 du même mois, le stade Vélodrome de Kintambo a abrité dimanche 31 octobre le meeting du speaker, qui a entrepris de mouiller la chemise pour le président de la République, Félix Tshisekedi, prêchant l’unité et la cohésion à chacune de ses apparitions.

Au Vélodrome, devant de milliers de sympathisants de son parti, Mboso a prôné le dialogue à la place des marches. «Il y a trop de mensonges, de haine et de tribalisme. Il faut privilégier l’unité et la cohésion. Le Congo nous appartient tous. Il existe l’alternance au pouvoir. L’essentiel est l’amélioration de la qualité de vie des communautés. Ce pays est notre héritage à tous. Il ne sert à rien de menacer en vue d’accéder au pouvoir. À cause des rebellions et des pillages causés par les manipulations politiciennes, les communautés vivent aujourd’hui dans la précarité», a-t-il déclaré.

Puis: «Le Congo a besoin de paix et de prospérité. Il faut protéger le pays et arrêter le tribalisme. Les marches et autres revendications violentes n’ont jamais rien produit dans ce pays. Il faut le dialogue. Le dialogue est le fondement des rapports humains. Il ne faut pas le dialogue du positionnement».

Évoquant les saintes écritures, notamment là où il est écrit «Heureux les artisans de la paix, vous serez appelés Fils de Dieu», Mboso a appelé les fils et filles de la République Démocratique du Congo à œuvrer pour la paix sans laquelle les investisseurs ne se rendraient pas au pays. «Il faut la paix et la tranquillité afin d’attirer les investisseurs. La situation à l’Est du pays est regrettable et nous devons trouver des solutions. La paix n’a pas de prix», a-t-il exhorté.

C’était aussi un meeting de vérité au cours duquel Mboso a fustigé ce que certains appellent forcing dans la désignation de nouveaux membres de la CENI. Il a insisté sur le fait que plusieurs délais supplémentaires ont été donnés aux confessions religieuses et à ceux qui devaient désigner les délégués à la Centrale électorale pour qu’ils arrivent au consensus. Mais ils n’en ont pas fait usage utile. Finalement, il était question que la Loi soit appliquée, a justifié le speaker évoquant ses attributions.

Mboso a mis en garde ceux qui veulent opposer les chefs religieux et les autorités politiques établies. Parlant des élections de 2023, le numéro 2 du pays a fait savoir que Félix Tshisekedi est son candidat à la présidentielle avant d’appeler sa base de le soutenir massivement.

Considéré comme le fer de lance de l’Union sacrée pour la Nation, Mboso a pris l’habitude de prendre les devants chaque fois que l’Opposition programme une manifestation.

Après avoir sensibilisé la population de Camp Luka dans le district de Lukunga, la veille de la marche de Lamuka, il a fait le déplacement de Masina le 26 septembre dans le district de la Tshangu réputé bastion de l’Opposition. Le speaker de la Chambre basse du Parlement avait sensibilisé la population de ce district populeux pour soutenir les institutions du pays et l’a conscientisée à œuvrer pour la paix et la démocratie. A une semaine de la marche projetée dans la capitale par la nouvelle coalition mise en place par les catholiques, les protestants, CALCC, Lamuka, FCC et Ensemble pour la République, Mboso s’est, cette fois-ci, rendu à Kintambo inviter la population à éviter toute manipulation des politiciens par des manifestations «sans fondement».

Natine K.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page