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Licence OFAC à Dan Gertler: plusieurs ONG congolaises écrivent aux autorités américaines

«Nous pensons que l’octroi d’une licence temporaire, sous des contrôles et des règlements stricts administrés par l’OFAC, conditionné au respect intégral des mesures de lutte contre la corruption, est aussi important pour notre cause que l’imposition initiale des sanctions elles-mêmes», estiment ces organisations de la Société civile RD-congolaise

10 ONG RD-congolaises ont, au travers d’une correspondance adressée à Antony Blinken, Janet Yellen et Andrea Gacki, respectivement Secrétaire d’Etat, Secrétaire au Trésor et Directrice OFAC, salué la décision de l’OFAC accordant à Dan Gertler et autres la licence pour exercer des activités précédemment interdites  en vertu de Global Magnitsky Human Rights Accountability. Elles se félicitent cette «licence temporaire accordée» à Gertler et autres opérateurs.

Cette décision de l’administration américaine, selon ces ONG, constitue un fort message envoyé à l’ensemble de l’industrie minière en RD-Congo. «Nous sommes ouverts aux affaires mais dans un cadre strict et transparent, et un partage plus équitable avec le peuple RD-congolais», soutiennent-elles au moment où Dan Gertler est déjà passé à la vitesse supérieure avec le projet «Ya biso» qui offre aux RD-Congolaises et RD-Congolais la possibilité de participer directement à la richesse minière du pays.

«Nous pensons que l’octroi d’une licence temporaire, sous des contrôles et des règlements stricts administrés par l’OFAC, conditionné au respect intégral des mesures de lutte contre la corruption, est aussi important pour notre cause que l’imposition initiale des sanctions elles-mêmes», estiment ces organisations de la Société civile RD-congolaise. Pour les corroborer, Dan Gertler, à l’annonce de son retrait de la liste des sanctionnés de l’administration américaine, a pris l’engagement d’œuvrer dorénavant dans une totale transparence.  

«Dorénavant, la transparence et la responsabilité seront les fondements de notre activité, et nous travaillerons main dans la main avec toutes institutions chargées de faire respecter la loi, la société civile et les organisations internationales pour garantir cela», a-t-il évoqué dans son communiqué de presse du 26 janvier 2021, avant de signifier: «Nous restons pleinement engagés à adopter et à mettre en œuvre les politiques et les mesures les plus strictes en matière de lutte contre la corruption dans toutes nos opérations mondiales».

Voilà qui donne de zèle à ces ONG de préférer «l’octroi d’une licence temporaire sous des contrôles et des règlements stricts» au régime de sanction. «En cas de succès, cela ouvrira la voie à une meilleure façon de faire des affaires en RD-Congo à une économie plus forte et à un avenir meilleur pour tous nos concitoyens», se convainquent-elles, non sans revenir sur leur objectif consistant à «voir une industrie minière responsable et prospère qui fonctionne en toute transparence et avec une responsabilité totale, apportant la prospérité à tous nos peuples et communautés».

Dans leur missive, ces ONG rappellent: «Depuis plus de 20 ans, nous avons fait campagne, adressée des pétitions et plaidé pour que des mesures strictes de lutte contre la corruption et la malversation soient mises en œuvre au Congo et en particulier dans l’industrie minière sans favoritisme, sans crainte et sans discrimination à l’égard de tous les investisseurs étrangers et nationaux».

LOI

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