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Le MNCL signe le communiqué commun de la Société civile en soutien à l’accord RDC-Ventora!

La signature a eu lieu mardi à travers Joël Lamika, coordinateur de cette ONG…

Un nouvel appui à l’Accord RDC-Ventora. L’ONG Mouvement national des consommateurs lésés -MNCL-, jusque-là mutique après sa participation à la Table ronde dédiée à l’accord RDC-Ventora, s’est illustrée mardi 10 mai en signant, à son tour, à travers son coordinateur, Joël Lamika, le communiqué de la Société civile en soutien à cet accord. La veille, le MNCL a dit soutenir, après analyses et réflexions, l’accord RDC-Ventora, expliquant que ses membres «ont pris le temps pour analyser et échanger avec toutes les parties prenantes pour se décider».

Il a aussi déclaré avoir noté qu’il semble se dégager deux forces. La première «semble répondre à des intérêts néocolonialistes de certains réseaux occidentaux avec tendance à rejeter et dénigrer les moindres efforts de l’État congolais fournis dans le cadre de cet accord ayant permis au pays de récupérer des actifs miniers et blocs pétroliers bradés». Mais la deuxième, «au-delà de certaines failles du pouvoir actuel dans la gouvernance du secteur minier et pétrolier, voit dans cet accord, une opportunité d’accentuer la participation citoyenne dans le suivi et la gestion des ressources naturelles. Le tout sur un fond moins exigeant».

Au-delà de toutes les considérations juridico-techniques sur la nature de cet accord et/ou des exigences à être publié ou pas, le MNCL a dit encourager vivement les autorités à ne pas hésiter, comme elles l’ont promis, de rendre public ce document pour des raisons de transparence afin de lever toutes suspicions le présentant comme étant désavantageux pour le pays.

Dans la déclaration rendue publique à ce propos, le MNCL a formulé un certain nombre de recommandations au président de la République. Notamment la poursuite de ce processus de récupération de tous les actifs auprès d’autres groupes miniers, pétroliers et même forestier jugés déséquilibrés et moins avantageux pour le pays. Notamment ceux cités dans le rapport du Groupe d’experts de l’ONU -2002- et le cas de Tenke Fungurume Mining, Banro, Sicomines et tant d’autres. Puis, l’examen minutieux des cas supposés de bradage de nos ressources par Sicomines, CHEMAF, MMG, SAKIMA-DITHER, Congo Ressources, etc.

Le MNCL a aussi recommandé au Chef de l’État le respect des autres règlements à l’amiable obtenus avec d’autres firmes, notamment celui avec Dig Oil, cette firme Sud-Africaine qui a gagné en arbitrage à Paris contre la RD-Congo autour du dossier relatif au bloc 1 du graben Albertine.

Au gouvernement, le MNCL a suggéré, entre autres, la remise au ministère des Mines des actifs récupérés auprès du Groupe Ventora via le Cadastre minier et au ministère des Hydrocarbures pour un traitement conforme à la loi. Sans compter la mise sur pied d’un mécanisme réglementaire pour la rétribution des gains aux négociateurs comme cela est d’application pour les aviseurs dans les régies financières, pour les inspecteurs de l’Inspection générale des Finances et au niveau international ainsi que la mise en place d’un Comité de suivi inclusif et pluriel, chargé notamment du suivi de l’exécution de l’Accord signé entre le gouvernement et le Groupe Ventora.

Natine K.

mouvement-national-de

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