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Le jour où Kengo devait démissionner…

Le speaker du Sénat , Léon Kengo wa Dondo
Le speaker du Sénat , Léon Kengo wa Dondo
Les masques sont tombés après les révélations parues dans la presse. L’homme qui a toujours prêché la rigueur, la transparence et le sens élevé de l’Etat, l’ex-PGR et ancien Premier ministre de Mobutu apparait sous son vrai jour, manœuvrier et prêt à tout, même au ridicule… Un minimum de sens de l’honneur aurait suffi pour le pousser à dégager
R.D-Congo News a publié vendredi 18 avril une enquête pas franchement flatteuse pour le speaker du Sénat et autorité morale de l’Opposition Républicaine -OR-, Léon Kengo wa Dondo, accompagné d’une suspicion de corruption, preuves à l’appui: une correspondance de l’ancien PGR Tshimanga Mukeba datée le 14 avril 2005, faisant part à l’ancien ministre 1+4 des Finances, André Philippe Futa, du paiement par Kengo d’un montant d’USD 1.000.000 pour détournement des deniers publics, la note de perception de la DGRAD et la preuve de paiement et les bordereaux y relatifs émis par la BCDC. Selon le confrère, «d’avoir payé signifie que Kengo a reconnu sa culpabilité dans les graves crimes économiques sous Mobutu». Un vrai scandale d’Etat. Côté pompes comme côté moral, le patron de l’OR est cuit.
Indiscutablement, les masques sont tombés après les révélations parues dans la presse. L’homme qui a toujours prêché la rigueur, la transparence et le sens élevé de l’Etat, l’ex-PGR et ancien Premier ministre de Mobutu apparait sous son vrai jour, manœuvrier et prêt à tout, même au ridicule… Hormis des indiscrétions en rapport avec un sentiment de colère de sa part glanées dans les couloirs de la chambre haute, l’intéressé n’a pas bronché. Seul un certain Biyoya Makutu a tenté de joindre la Rédaction de R.D-Congo News pour protester sans titre  ni qualité. Le même qui a toujours cherché à dissuader AfricaNews chaque fois que le tabloïd du quartier Beau Vent parle des  bourdes de Kengo dans ses colonnes.
Vraisemblablement, le «conseiller» Biyoya aime laver plus blanc que blanc. S’il était un collaborateur courageux et honnête, il proposerait plutôt la démission à son chef. Ça aurait fait grand! Comme en France où Aquilino Morelle, le conseiller du président François Hollande accusé de conflit d’intérêts, a dû démissionner de son poste vendredi «pour être entièrement libre de répondre aux attaques». Morelle a rendu le tablier exactement le jour où R.D-Congo News a fait des révélations sur Kengo. Pourtant son ami, Hollande a estimé que le départ du désormais ex-conseiller est «la seule décision qui lui permettra de répondre aux questions lui sont posées».
Avant Morelle, il y a exactement une année, Jérôme Cahuzac, ancien député et ancien ministre français du Budget, a dû abandonner coup sur coup ses mandats au gouvernement et à l’Assemblée nationale après avoir menti sur son compte en Suisse. Ci-après, le dossier de R.D-Congo News.   
AKM
Kengo s’avoue prédateur avec une rançon d’un million USD
Léon Kengo wa Dondo a toute honte. Il parle, il donne des leçons, se prévaut d’une expérience et d’une expertise alors qu’il a les mains trempées. Il ne s’agit pas des présomptions comme il en pèse sur la plupart des dignitaires de la IIème République mais d’un aveu que l’ancien Premier ministre du Maréchal Mobutu a fait lui-même. La rédaction de «RD-CONGONEWS» en a retrouvé les traces dans les archives de la Banque centrale où Kengo a versé une rançon d’un million de dollars pour se soustraire des poursuites pour «détournement des deniers publics» de la part du Procureur général de la République de l’époque, Tshimanga Mukeba. D’avoir payé signifie que Kengo a reconnu sa culpabilité dans les graves crimes économiques sous Mobutu. Et pour payer sans remords un million de dollars, c’est que le prédateur en a accumulé des dizaines.
Dans les documents à la disposition de «RD-CONGONEWS», le PGR, saisi du  versement de la rançon, écrit, le 14 avril 2005, au ministre des Finances, à l’époque Phillipe Futa, pour réclamer les primes légales dues aux membres en charge du dossier. En annexe, il y a la note de perception de la DGRAD, le «pour acquit» de la Banque commerciale du Congo au nom de Me Kwebe Liriss, le conseil de Kengo, accompagné du bordereau de paiement. Plutôt que de se repentir ou de se réjouir de s’en être tiré à si bon compte, voilà Kengo qui nargue tout un peuple avec une nouvelle ambition affichée pour l’hôtel du gouvernement. Lire ci-contre la lettre du PGR pour la prime sur la rançon de Kengo, à la page 4 la note de perception de la DGRAD, le “pour acquit” de la BCDC et les bordereaux de la BCDC à la page 5.
Mathieu KEPA
Tire de R.D-Congo News n°004 du vendredi 18 avril 2014

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