
La centrale hydroélectrique de Kakobola, entrée en service lundi 23 mars, a permis deux jours plus tard le raccordement historique de la ville de Kikwit à un réseau à puissance continue. Un tournant majeur pour les services publics, l’économie locale et la qualité de vie après des décennies d’alimentation intermittente. Jour historique à Kikwit: mercredi 25 mars dans la soirée, la ville s’est illuminée pour la première fois grâce à une énergie produite par barrage.
La centrale hydroélectrique de Kakobola, mise en service 48 heures plus tôt par le ministre des Ressources hydrauliques et de l’électricité, Aimé Sakombi Molendo, a permis le raccordement à un réseau à puissance continue , un basculement concret après des décennies d’alimentation intermittente et de promesses non tenues. Kikwit n’est pas une enfant du développement moderne: cité indigène active dès 1910 et utilisée comme dépôt portuaire à l’époque de l’État indépendant du Congo, elle n’a obtenu le statut officiel de ville qu’en 1970. Malgré son rôle régional, la population attendait depuis les années 1930 d’être reliée à une alimentation électrique soutenue. Une attente d’un siècle enfin rompue ce soir.
Sur le plan pratique, l’arrivée d’une électricité stable change la donne: hôpitaux, écoles et administrations pourront mieux fonctionner, les commerces et petites industries envisageront des investissements, et la vie domestique gagnera en confort. Symboliquement, Kakobola illustre le potentiel des ressources hydroélectriques congolaises pour soutenir un développement régional durable, si elles sont exploitées avec rigueur.

