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Katumbi: courrier décisif au PGR

Alors que le Parquet général a lancé jeudi un mandat d’arrêt provisoire contre l’opposant, inculpé «d’atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’État», ses avocats se refusent à tout commentaire. Ils ont plutôt choisi de rappeler, via un nouveau courrier transmis au Procureur général le 19 mai, que leur client demandait à se faire soigner à l’étranger
Selon plusieurs analystes des questions judicaires abordés jeudi soir, la correspondance transmise jeudi au Parquet général s’avère déterminante pour la suite du dossier.
Alors que le Parquet a lancé jeudi un mandat d’arrêt provisoire contre Moise Katumbi, inculpé «d’atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’État», ses avocats se refusent à tout commentaire. Ils ont plutôt choisi de rappeler, via un nouveau courrier transmis au Parquet de Lubumbashi le 19 mai, que leur client demandait à se faire soigner à l’étranger. Selon plusieurs analystes des questions judicaires abordés jeudi soir, la correspondance transmise jeudi au Parquet général s’avère décisive. Ils évoquent deux voire trois hypothèses plausibles. Soit la justice rejette la demande de Katumbi, décide d’exécuter le mandat d’arrêt provisoire et débute le procès. Soit elle y accorde une suite favorable quitte à faire le revenir le candidat inculpé chaque fois que le dossier sera appelé dans le cadre du procès ou lancer contre lui un mandat d’arrêt définitif en cas de refuse de se présenter. Soit encore Katumbi profite de l’autorisation de se faire soigner à l’étranger pour se soustraire de la justice. Idée que rejettent ses proches affirmant qu’il n’a jamais été question pour le chairman de Mazembe d’envisager pareil schéma. «Moise Katumbi est déterminé à en découdre sur place avec le Régime décidé à l’écarter de la course à la présidentielle», avise-t-on.
Suspecté de recrutement de mercenaires étrangers, Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle de novembre 2016, a été inculpé «d’atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’État», a précisé jeudi le Parquet dans un communiqué.
«Le sieur Katumbi Chapwe Moïse, après avoir été amplement entendu par le magistrat en chargé du dossier judiciaire, a été inculpé du chef d’atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’État…, et placé sous le mandat d’arrêt provisoire», peut-on lire dans un communiqué officiel, publié le 19 mai par le cabinet du Procureur général de la République en RD-Congo.
Quelques heures plutôt, Lambert Membe, porte-parole du gouvernement RD-congolais, avait confirmé à la presse l’inculpation de l’opposant RD-congolais, déclaré candidat à la présidentielle et soupçonné d’avoir recruté des mercenaires étrangers, notamment américains, dans l’ex-Katanga.
«Moïse Katumbi risque la peine de mort»
À en croire une source proche du Parquet, «si c’est la trahison qui est retenue comme atteinte à la sûreté extérieure de l’État, Moïse Katumbi risque la peine de mort, suivant les dispositions du code pénal congolais». Même si la peine capitale n’est plus appliquée en RD-Congo, un moratoire la commuant désormais en prison à vie. Jeudi, Katumbi était toujours hospitalisé dans un centre de santé de Lubumbashi après avoir été «brutalisé», le 13 mai, par les forces de l’ordre, selon la défense.
«Il lui est loisible avec le concours de ses médecins traitants de se faire prendre par les institutions médicales appropriées ainsi que l’a suggéré le médecin légiste requis», a expliqué le communiqué du Parquet général de la République.
Natine K.
Procureur

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