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Affaire Kalev: un avocat évoque la disposition légale consacrant protection spéciale à l’agent de renseignements

Un avocat trouve à redire dans la procédure, allant jusqu’à évoquer un écart par rapport à l’article 21 de la Loi portant organisation et fonctionnement de l’agence nationale de renseignements, qui consacre une protection spéciale de l’identité, de la personne et des biens de l’agent dans l’exercice de ses fonctions…

Le parquet a convoqué jeudi Kalev Mutondo, l’ancien administrateur général de l’Agence nationale de renseignements -ANR- après avoir sollicité l’avis de l’actuel patron de ce service. Cette convocation fait suite à une série de plaintes déposées contre Kalev par des personnalités politiques jadis détenues par l’ANR pour, entre autres, tortures, détentions arbitraires… Mais, selon des sources concordantes, l’intéressé n’a pas fait le déplacement du Palais de justice où avocats et journalistes avaient pris de rendez-vous.

«Probablement pour protester contre la violation intentionnelle de la Constitution et des Lois de la République constatées dans la procédure déclenchée», a tenté de justifier jeudi un avocat rencontré au Palais justice. «L’affaire Kalev est née. En voilà une autre qui va défrayer la chronique dans les prochains jour, quelle que soit son issue», a renchéri un militant des droits, évoquant «une sorte d’acharnement politico-judiciaire contre l’ancien AG, désormais sous la sellette, et faisant constater un écart par rapport à la Loi portant organisation et fonctionnement de l’ANR».

Le défenseur des droits de l’homme a notamment parlé de l’Article 21 de la loi précitée, où il est stipulé: «Les agents et fonctionnaires de l’Agence nationale de renseignements ont, dans l’exercice de leurs fonctions, droit à une assistance et à une protection spéciale de leur identité, de leur personne et leurs biens».

Pour les militants, Kalev Mutondo ne saurait être poursuivi et jugé pour des histoires reprochées au Service de l’État qui l’employait et dont la nature sensible est connue de tous. «Sinon, on irait à chercher un jour ses prédécesseurs ou successeurs», s’est-il lamenté. Alors que le système Kabila tend à perdre son influence, cet activiste a conseillé «d’éviter de poser des actes frisant des règlements de comptes aux anciens dignitaires».

Les gens ne doivent pas oublier que le Président de la République avait déclaré, quelques mois après son investiture, avoir trouvé une Armée et un service de renseignements structurés», a-t-il rappelé, présumant que le Parquet avait également entendu cette déclaration de la plus haute autorité de l’État.

Tino MABADA

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