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Kalenga recadre: «il n’y a jamais eu de détournement d’USD 14 millions»

Le Fonds de promotion de l’industrie -FPI- est de nouveau victime d’une campagne de sape et d’intox. Depuis quelques temps, des personnes mal intentionnées distillent des informations sur la toile, accusant le FPI d’être complice d’une prétendue affaire de détournement de près d’USD 14 millions qu’il a décaissés dans le cadre des travaux de construction des infrastructures scolaires et sanitaires au Kasaï.

Face à ces allégations, le Directeur général a.i du FPI, Jean-Claude Kalenga Makonga, a organisé, dimanche dernier, une conférence de presse en vue d’apporter des éclaircissements sur ce dossier. Le Directeur Général par intérim de cette institution publique a affirmé qu’il n’y a jamais eu de détournement, soulignant que c’est lui qui engage et débloque ces fonds.

Exprimant son désarroi face aux chiffres fournis, Jean-Claude Kalenga Makonga a rappelé que le FPI a été enrôlé dans le programme présidentiel avec des missions bien définies comme plusieurs autres structures.

«Ces 14 millions dont ils parlent sont passés ou ont été retirés où et par qui? Qui en a bénéficié et qui les a détournés?», s’est-il interrogé avant de préciser que rien n’a été détourné au FPI.

Concernant les maîtres d’ouvrage et les agences d’exécution locales, Jean-Claude Kalenga Makonga a renseigné que le gouvernement du Kasaï Oriental et le diocèse de Mbuji-Mayi à qui les subventions ont été accordées, restent les deux agences choisies localement.

«Pour exécuter des travaux précis au niveau du gouvernorat du Kasaï, le FPI a accordé environ 10 millions 800 mille dollars pour la réalisation des infrastructures. Et pour le diocèse de Mbuji-Mayi, c’est environ 3 millions 7. Et à ce jour, le taux d’exécution financière est d’environ 3 millions 17 pour les 6 travaux. 3 millions 17 qui ont été débloqués et les fonds sont des fonds propres du FPI», a détaillé Jean-Claude Kalenga, revenant sur la question des fonds déjà déboursés.

Face à la presse, il a expliqué que le gouvernorat a fait la passation de marché selon toutes les procédures requises, et le diocèse aussi. «La procédure a été respectée à la lettre. Et quand ils ont fait la passation de marché, d’ailleurs, nous avons été étonnés par le professionnalisme dont ils ont fait montre dans la passation de marché. Ils ont recruté des entreprises locales et ces entreprises ont remporté les contrats», a-t-il commenté, précisant qu’un rapport sur les entreprises locales qui ont gagné a été élaboré.

«Cela va permettre de créer des emplois localement, mais aussi à faire circuler l’économie locale et nous les payons à partir des banques locales», a-t-il également souligné.

Quant au tollé suscité par la participation de certains conseillers de la présidence au projet, Jean-Claude Kalenga a rappelé que la présidence de la République n’a qu’un rôle de suivi car c’est un projet qui a été initié par ses soins.

«C’est pourquoi vous avez remarqué que nous avons fait deux visites avec le directeur de cabinet du chef de l’Etat. Il a fait des visites d’inspection. C’est parce qu’il est le président du comité de pilotage qui est un comité de suivi», s’est-il expliqué.

Par ailleurs, Jean-Claude Kalenga s’est dit ouvert à un débat contradictoire avec d’un côté les accusateurs, ceux qui font le relais et de l’autre, le FPI qui doit s’expliquer. L’objectif, selon lui, étant de dissiper tout malentendu et amener les gens au sens de l’information.

«Le FPI doit passer à une autre dimension. Aujourd’hui, vous savez que nous avons des partenaires. Vous êtes en train de faire de l’auto-flagellation sur votre propre pays», a interpellé Jean-Claude Kalenga Makonga. Et d’ajouter : «allons jusqu’au bout de nos projets. Et après, vous venez demander des comptes».

Pour le patron du FPI, les personnes qui véhiculent les fausses accusations contre son entreprise veulent simplement amener le débat sur d’autres terrains dans lesquels lui, avec sa casquette de technocrate, ne voudrait pas plonger.

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