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Kabila dit le dialogue imminent

Kabila-Kengo-Minaku
Le Président de la République a consulté le Conseil des ministres mardi en même temps qu’il a débattu avec Maman Sidikou, le nouveau patron de la MONUSCO
Tous les ingrédients semblent réunis pour enfin convoquer le dialogue. Les choses se sont accélérées ces dernières heures. D’une part, le Président de la République a communiqué à l’ONU les noms de quatre personnalités africaines que Kinshasa propose à la facilitation de ce forum voulu inclusif: l’ancien Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, du Président angolais Eduardo Dos Santos, du président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Moustapha Niasse, et de l’envoyé spécial de l’ONU pour les Grands Lacs, Saïd Djinnit.
D’autre part, l’UDPS a confirmé sa participation lors d’un meeting à Kinshasa le week-end dernier pendant que Ne Muanda Nsemi annonçait la création d’une plateforme centriste favorable au dialogue. Même si Kamerhe semblait encore hésitant et posait des préalables, la voie semble balisée ou presque.
Voici qu’au terme des consultations des couches sociopolitiques nationales initiées depuis le mois de juin, Joseph Kabila a parlé dialogue avec ses ministres réunis en session extraordinaire mardi à la Cité de l’Union africaine. Le dialogue est imminent. Confirmation du Président de la République. Confirmation aussi du tout nouveau patron de la MONUSCO, Maman Sidikou, reçu en audience mardi au Palais de la nation.     
«Nous avons évidemment comme d’habitude réitéré le fait que nous encourageons tous les RD-Congolais à un dialogue inclusif parce que la solution des problèmes de la RD-Congo ne viendra pas des Nations unies, mais ça viendra des RD-Congolais», a déclaré mardi 24 novembre le nouveau chef de la MONUSCO, Maman Sidikou, après son entretien avec le Président de la RD-Congo, Joseph Kabila. Selon «Radio Okapi», huit jours après son entrée en fonction, le chef de la MONUSCO a notamment discuté avec Joseph Kabila des élections à venir et de la contribution de la MONUSCO.
Maman Sidikou a fait savoir au terme de son entretien avec le Président RD-congolais que la MONUSCO a notamment pour mission d’accompagner la RD-Congo vers plus de stabilité. «Notre grande tâche c’est d’accompagner la RD-Congo dans sa marche vers plus de stabilité, y compris politique. Nous avons brièvement évoqué la question des élections à venir.
Nous avons évidemment comme d’habitude réitéré le fait que nous encourageons tous les RD-Congolais à un dialogue inclusif parce que la solution des problèmes de la RD-Congo ne viendra pas des Nations unies, mais ça viendra des RD-Congolais. Je pense que le Président de la République est en train de donner la preuve que c’est cela qu’il veut. Nous attendons les prochains jours pour savoir comment les choses vont se mettre en place pour apporter notre soutien; et notre soutien sera conséquent, évidemment en fonction de la demande des RD-Congolais», a indiqué le chef de la MONUSCO.
Dialogue politique
Au cours de la 5ème réunion extraordinaire du Conseil de ministres présidée par le Chef de l’Etat RD-congolais, mardi 24 novembre, a indiqué Radio Okapi, Joseph Kabila a également évoqué la question du dialogue politique qu’il compte organiser. Le compte-rendu de ce conseil de ministres lu à la télévision publique indique que le Président de la République a annoncé qu’après avoir consulté tout le monde, il fixera bientôt l’opinion sur l’option qu’il a levée au sujet du dialogue politique. Joseph Kabila a invité les membres du gouvernement «à s’impliquer individuellement et collectivement, dans sa mise en œuvre en ayant présent à l’esprit la nécessité de garantir la paix, la stabilité et la poursuite harmonieuse et apaisée du cycle électoral».
Citant des sources gouvernementales, l’AFP a annoncé lundi que le Président Joseph Kabila a proposé à l’Organisation des Nations unies, les noms de quatre personnes susceptibles d’assurer une médiation internationale dans le dialogue politique. Selon Radio Okapi, le Président de la République aurait proposé les noms de l’ancien Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, du Président angolais Eduardo Dos Santos, du président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Moustapha Niasse, et de l’envoyé spécial de l’ONU pour les Grands Lacs, Saïd Djinnit.
Christian BUTSILA

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