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Franck Diongo déféré au CPRK au pavillon 1

Contrairement à la demande du Ministère public qui a requis 15 ans de prison à sa charge, la Cour suprême de justice -CSJ- a rendu mercredi 28 décembre 2016 son arrêt condamnant l’élu de la Lukunga à Kinshasa, Franck Diongo Shamba, à 5 ans de servitude pénale principale pour arrestation et détention arbitraires de 3 militaires de la Garde républicaine à son domicile.  Comme les arrêts de la Cour suprême de justice sont opposables à tous et ne font l’objet d’aucun recours, le député de l’Opposition, Franck Diongo Shamba, a été déféré ce jeudi 29 décembre 2016 au centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa pour y purger sa peine. Il y est écroué au pavillon 1. Son unique espoir de relaxation réside désormais dans une mesure de grâce présidentielle et/ou dans les pressions exercées par les membres de l’Opposition pour l’obtention des mesures de décrispation politique au dialogue direct entre les signataires et les non signataires de l’Accord du 18 octobre 2016. L’infraction requise à l’encontre de ce député national, président national du Mouvement lumumbiste progressiste -MLP-, est l’arrestation et la détention arbitraires de 3 militaires de la Garde républicaine -GR-. Son parti crie à la machination et évoque un procès politique. Les appels du président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, rappelant au pouvoir judiciaire les immunités de Diongo, n’ont pas été entendus. Cette condamnation rallonge la liste des membres de l’Opposition en prison.
Le verdict de la Cour suprême de justice -CSJ- est tombé mercredi 28 décembre 2016 à 22 heures 10’. Il est sans appel. Franck Diongo, député national de l’Opposition et président national du Mouvement lumumbiste progressiste -MLP- écope d’une peine de 5 ans de servitude pénale principale. Jugé en procédure de flagrance, la CSJ de la RD-Congo l’a reconnu coupable d’arrestation et de détention arbitraires de trois militaires issus de la Garde républicaine -GR.
Contrairement à la peine de 15 ans requise par le ministère public à sa charge, la Haute cour a condamné l’élu de la Lukunga à Kinshasa à 5 ans de prison ferme.
Conformément à la Constitution de la République, les arrêts de la Cour suprême de justice sont opposables à tous et ne font l’objet d’aucun recours. Dans cette logique,  le député de l’Opposition, Franck Diongo Shamba, a été déféré ce jeudi 29 décembre 2016 au centre pénitentiaire et de rééducation pour y purger sa peine. Il y est écroué au pavillon 1. Sa seule voie de relaxation dépend désormais de la grâce présidentielle et/ou des pressions exercées par les membres de l’Opposition dans le but d’obtenir des mesures de décrispation politique au dialogue direct entre les signataires et les non signataires de l’Accord du 18 octobre 2016 sous l’égide de la CENCO au centre interdiocésain.
Du coup, l’Opposition politique dans son ensemble et le MLP dénoncent la condamnation de Franck Diongo en évoquant un procès politique. Beaucoup parmi eux crient à la machination politique visant à étouffer dans l’œuf la voix ainsi que les activités des acteurs politiques de l’Opposition qui ont pignon sur rue pour les empêcher de ratisser large.
Les appels de Minaku sur les immunités de Diongo
Le 26 décembre dernier, Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale, a éclairé la Plénière sur l’arrestation de Franck Diongo. Le speaker de la chambre basse du Parlement RD-congolais a clairement indiqué que «Quelles que soient les circonstances, nous avons le devoir de protéger les droits du député. C’est ce qu’on fait. Et les circonstances actuellement c’est quoi? Ce qu’il est poursuivi en procédure de flagrance. Voilà le rapport sur le cas Franck Diongo».
Il a aussi insisté sur le rappel des immunités du député Diongo fait à chaque étape aux responsables concernés par l’instruction de ce dossier. Selon la Constitution, les députés sont couverts d’immunités parlementaires. Leur arrestation requiert au préalable la levée desdites immunités au Parlement. La procédure de flagrance engagée par la CSJ ne prend pas en compte cette disposition protectrice des élus du peuple.
Octave MUKENDI  

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