
L’opposant Jean-Marc Kabund a été violemment attaqué et blessé à la tête samedi dernier, alors qu’il se dirigeait vers le quartier Camp Luka, à Kinshasa, pour y tenir un meeting populaire, le week-end dernier. Les agresseurs, un groupe de personnes non identifiées, ont lancé des projectiles sur le cortège de l’ancien président intérimaire de l’UDPS et ancien 1er vice-président de l’Assemblée national, provoquant une blessure à la tête qui a nécessité des soins.
Cette attaque intervient à la veille d’une manifestation politique très attendue dans ce quartier populaire de l’ouest de la capitale. Les jeunes de Camp Luka avaient déjà annoncé leur soutien au Président de la République, Félix Tshisekedi, et promis d’empêcher la tenue du meeting de Kabund. L’entourage de Jean-Marc Kabund dénonce un acte de violence politique et exige l’ouverture d’une enquête pour identifier les auteurs et les traduire en justice.
Cette agression relance le débat sur la sécurité des acteurs politiques et le respect des libertés démocratiques en RDC, à l’approche de plusieurs échéances politiques importantes. En attendant, des questions fusent: Comment garantir la sécurité des acteurs politiques notamment les opposants en République Démocratique du Congo? Quelles mesures prendre pour protéger les libertés démocratiques? Quel est le rôle de l’État dans la protection des citoyens?
«Il est urgent que les autorités congolaises prennent des mesures concrètes pour assurer la sécurité des acteurs politiques et protéger les libertés démocratiques. La communauté internationale doit également jouer son rôle en encourageant le dialogue et la réconciliation nationale», plaide-t-on dans les rangs de l’Opposition, où des sociétaires continuent de réclamer la convocation d’un dialogue national inclusif.