
Plus de trois ans après la tenue des IXes Jeux de la Francophonie à Kinshasa, les entreprises prestataires et sous-traitantes disent attendre toujours le paiement intégral de leurs factures, une situation qui bloque le paiement des salaires de leurs employés. Dans deux documents auxquels AfricaNews a eu accès, datés du 16 octobre 2026, le Collectif des travailleurs informe le gouverneur de la Ville de Kinshasa de l’organisation d’une marche pacifique le mardi 20 octobre 2026. Cette annonce intervient après une série d’ultimatums adressés au gouvernement, restés sans suite selon les organisateurs, et à quelques semaines du sommet de Phnom Penh, sommet où la République Démocratique du Congo, via Juliana Lumumba, brigue le Secrétariat général de l’OIF contre la Rwandaise Louise Mushikiwabo, candidate à sa propre succession. Le Collectif dit réunir les employés, ouvriers et travailleurs des entreprises prestataires et sous-traitantes ayant participé aux préparatifs et à la réalisation des IXes Jeux. Sa revendication est présentée comme unique: le paiement immédiat et intégral, à 100%, des salaires et rémunérations restant dus.
Dans son appel à la mobilisation, le Collectif explique que les entreprises concernées justifient leurs difficultés à payer par le non-règlement de leurs propres créances liées aux Jeux, une situation qui placerait les travailleurs et leurs familles dans de graves difficultés matérielles et sociales. «Nous avons travaillé. Nous avons attendu plus de trois ans», écrivent les organisateurs, qui ajoutent: «Nous ne pouvons plus attendre».
Selon l’information préalable adressée à l’Hôtel de Ville, la marche est prévue le mardi 20 octobre 2026 avec un rassemblement à partir de 10h00 à la Place des Évolués, pour suivre un itinéraire passant par la Primature, le ministère des Affaires étrangères et le ministère des Finances, où est prévue la dispersion à 16h00. L’effectif prévisionnel annoncé par les organisateurs est de 1 000 participants. Le Collectif précise que la marche sera pacifique et sans armes, dans le respect des personnes, des biens et de l’ordre public, et qu’il sensibilisera les participants en ce sens. Le document a été transmis pour information à la Première ministre, au ministre ayant l’Intérieur et la Sécurité dans ses attributions, à la ministre des Affaires étrangères, au ministre des Finances, au commissaire provincial de la Police nationale congolaise de Kinshasa et au bourgmestre de la commune de la Gombe.
Le Collectif se prévaut de l’article 26 de la Constitution et présente sa démarche comme une information préalable et non comme une demande d’autorisation.






