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Facilitateur, Kodjo s’impose à Tshisekedi

Rendu incontournable par le récent communiqué conjoint de l’ONU, UA, UE et OIF, le Togolais passe pour la solution du compromis, à en croire certains analystes. Son hôtel et son téléphone bientôt sollicités, estiment d’autres
La mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation du Congo -MONUSCO- estime que le communiqué conjoint de l’Union africaine, Nations unies, Union européenne et Francophonie est un signal fort à l’endroit des acteurs politiques RD-congolais afin qu’ils comprennent que la Communauté internationale est prête à soutenir le processus électoral en cours, au regard d’une cohésion politique interne. Une façon de faire pression sur la classe politique, toutes tendances confondues, pour la tenue imminente du dialogue politique national inclusif afin que les termes de la Constitution soient respectés. Surtout à Etienne Tshisekedi, le président de l’UDPS qui a conditionné sa participation au Dialogue à la désignation d’un facilitateur international par l’ONU. C’est désormais chose faite. Nommé facilitateur à la faveur du communiqué conjoint sus-évoqué, Kodjo, en visite chez Edourado dos Santos mercredi, s’impose à tous. «Son hôtel et son téléphone seront très assiégés», estime Michaël Sakombi, un jeune acteur politique de la Majorité présidentielle, Commissaire spécial adjoint de la Mongala, convaincu que les choses sérieuses vont devoir commencer.
 
Un autre croit que la solution du compromis UDPS-MP a été trouvée. Et lors du point de presse hebdomadaire de la mission onusienne, mercredi 17 février, le directeur de la division de l’information publique et porte-parole par intérim de la MONUSCO, Charles Antoine Bambara, a déclaré que les délais constitutionnels devraient pouvoir, une fois de plus, être respectés si le dialogue se met en musique rapidement. Il a souligné que le message de ces quatre organisations est clair et permet d’avancer de façon irréversible vers les prochaines échéances électorales prévues par la Constitution.
Charles Bambara a indiqué que ces organisations internationales soutiennent l’idée du dialogue au niveau de la classe politique, pour déblayer le chemin en vue de la tenue des élections. Encourageant les uns et les autres à revoir leurs positions, le directeur de l’information publique de la mission onusienne les a invités à saisir cette chance pour essayer de faire entendre leurs voix dans ce débat politique, afin d’aller vers ces élections qui vont se tenir tôt ou tard. Il a déclaré à la presse: «nous pensons que la MONUSCO n’a pas de voix plus forte que celle de Ban Ki-moon, lui-même, Secrétaire général des Nations unies, qui a très clairement appelé à ce que le dialogue puisse s’engager au niveau des acteurs politiques, pour paver un peu le chemin vers les élections». La mission onusienne attire l’attention des uns et des autres pour que tout se passe vite et c’est dans ce cadre que Maman Sidikou, représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RD-Congo, a rendu plusieurs fois visite à la Commission électorale nationale indépendante -CENI-, pour interpeller les responsables de cette institution, pour que l’on fasse diligence dans l’avancée réelle vers le processus électoral.
Toutefois, Charles Bambara a loué quelques avancées du côté de la CENI avec notamment la planification de l’organisation de l’enregistrement des électeurs et l’organisation prochaine des élections des gouverneurs. Concernant l’apport de la Communauté internationale au processus électoral, Charles Bambara a affirmé: «nous sommes prêts, nous vous attendons, faites nous signe dès que tout cela est mis en ordre, pour que nous mettions en musique l’appui promis par la Communauté internationale pour aider le processus politique en RD-Congo». Regards tournés vers Tshisekedi dont on attend la décision finale.
 
Christiane MUNOKI EKAMBO
 

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