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Président honoraire de Calcc, Crispin Nlanda s’adresse à Félix Tshisekedi et Denis Kadima, il leur demande de sauver le pays en suspendant le processus électoral en cours à cause de son caractère chaotique

La façon dont la Commission électorale nationale indépendante -CENI- conduit le processus électoral n’est pas appréciée par Crispin Nlanda Ibanda, qui se réclame ouvrier du plan de Dieu pour la RD-Congo. Dans un document intitulé: «RDC: l’heure du choix a sonné», Crispin Nlanda demande au Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi et au président de la Commission électorale nationale indépendante -CENI-, Denis Kadima, de sauver le pays en suspendant le processus électoral en cours.

«Chers frères Félix et Denis, n’ayez pas peur. Vous serez grands si vous décidez d’arrêter le processus électoral en cours. Et il n’y aura point de troubles si vous annoncez la suspension du processus. Au contraire, les troubles apparaitront inévitablement en organisant les élections maintenant. Dieu seul sait qui en sont les instigateurs mais aussi et surtout quelles seront les conséquences pour l’ensemble du peuple RD-congolais en particulier et africain en général», écrit qui est président honoraire du Conseil de l’Apostolat des Laïcs Catholiques du Congo -CALCC.

Puis: «Dans les jours qui viennent, puisque le Congo ne peut être détruit, et fort de ma foi en Dieu qui nous a montré le chemin à suivre pour dénouer la crise, je dis avec certitude que le Seigneur permettra que soient dévoilées à la face du monde des informations cruciales et salutaires qui montrent le beau et bon chemin qu’il a tracé pour la paix et la prospérité de son peuple. Et chacun aura à choisir qui il voudra suivre, qui il voudra servir». Ci-dessous, le document de Crispin Nlanda Ibanda en 18 points.

RDC: l’heure du choix a sonné

1. Chers frères et sœurs, congolaises et congolais. 

2. Au début du mois d’octobre 2023, je rendais public un pan caché de mon engagement politique.

Pour rappel, entre fin 2017 et mi 2018, je m’étais engagé, grâce à l’appui inattendu, non concerté mais discret et efficace de la Belgique que je remercie infiniment, à montrer aux acteurs politiques congolais la voie à suivre pour résoudre l’épineuse question de la fin du mandat du Président Joseph Kabila qui, durant 2 ans, tenait la nation en haleine avec l’idée du 3ème mandat.

Pour emprunter au langage sportif, la solution que j’avais proposée n’était rien de moins qu’une passe décisive faite au buteur.

3. Le but de mon engagement était simplement de faire sortir notre pays de la zone de turbulence dans laquelle nous sommes empêtrés, en vérité, depuis la fin du régime du parti-unique au début des années 1990.

La solution qui a été appliquée en 2018 devrait être appliquée en 1990, si nos pères avaient écouté la voix du pauvre menuisier Adolphe Malemba N’tombo qui parlait de la part du Seigneur.

4. En effet, en 1990, cet homme me confiait avoir eu une expérience spirituelle, plutôt rare, d’un entretien avec le Christ au sujet de notre pays. Et dans cet entretien, le Christ recommandait à l’opposition de «signer en bonne et due forme un acte de renoncement à la vengeance et aux poursuites de tous genres à l’endroit du chef de l’Etat et de tous ceux qui lui sont chers». Cet acte apaiserait Mobutu et ouvrirait la voie à l’installation pacifique d’un nouveau régime au pays.

5. C’est pour atteindre cet objectif que le Président de la Conférence nationale souveraine, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, alors archevêque de Kisangani appelait les conférenciers et la nation congolaise tout entière au pardon et à la réconciliation.

6. Mais, l’homme d’Eglise a été moqué par les acteurs politiques qui l’ont tourné en dérision. Son action fut sabotée. Ainsi la voie de sortie pacifique de la crise fut bloquée. Et le pays a été soumis à la violence. En effet, des violents se sont emparés du Congo. Depuis 1994, la guerre s’est installée chez nous. L’effusion du sang des innocents et des graves violations de la dignité et des droits de l’homme qui choquent la conscience humaine, sont devenues le quotidien de notre peuple qui n’arrive pas à y répondre parce qu’il est surpris, tétanisé et traumatisé par la nature de ces actes cruels qu’il n’a jamais vécu même pendant l’esclavage, le pire moment de son histoire.

7. En cette fin d’année 2023, le peuple congolais est de nouveau à la croisée des chemins. Nous sommes appelés aux élections pour choisir les dirigeants des institutions politiques de la République, de la base au sommet. Objectif noble. Devoir constitutionnel. Droit du citoyen.

8. Mais, attention! Ne brisons pas le vase.

9. A moins d’être aveugle, toute personne lucide voit que le décor est planté pour l’irruption d’une grave crise, soit avant, soit pendant, ou soit juste après ces élections. Et cette crise menace l’intégrité du territoire et l’unité nationale aujourd’hui plus qu’hier.

10. Or l’intégrité du territoire et l’unité nationale sont les éléments fondamentaux constitutifs de la Nation. La RDC n’existe pas si cet espace de 2.345.000 km2 rassemblant les membres de 450 ethnies auxquels s’ajoutent les étrangers qui vivent avec nous, n’est pas intact tel que délimité en 1885 et hérité en 1960.

11. Les élections qui sont en cours d’être organisées hypothèquent l’existence même de la Nation. Qui est prêt à porter la responsabilité de l’émiettement du Congo? A quel jeu joue le pouvoir pour ne pas voir les dangers que tout le monde voit venir ?

12.  Il est possible que le commun des mortels dont je suis, se trompe puisqu’il ne dispose pas des données de gestion de l’Etat. Mais, s’il s’avère que nous ne nous trompons pas, on doit s’interroger sur le sens de responsabilité de ceux qui nous gouvernent et surtout sur leurs intentions profondes et cachées sur l’avenir de la Nation congolaise. Travaillent-ils pour le Congo?

13. L’heure de vérité a sonné. Pour le Congo, je ne me tairai point. Il m’est en effet impossible de me taire parce que non seulement que comme pour tout congolais, -de père et de mère-, le Congo est mon pays, notre pays, mais à moi Crispin Nlanda Ibanda, il a été donné de comprendre très tôt ce que est cette nation devant Dieu et pour l’humanité entière. Je porte une responsabilité en mon âme.

Car il est dit: à ceux qui ont beaucoup reçu, il sera beaucoup demandé. Oui j’ai beaucoup reçu. Et je dois beaucoup donner, y compris ma vie.

14. Voilà pourquoi je m’adresse ouvertement au Président de la République M. Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et au Président de la CENI M. Denis Kadima de prendre le courage d’arrêter le processus électoral en cours. Il faut arrêter de conduire le Congo vers la déflagration.

15. Chers frères et sœurs, congolaises et congolais. Vous n’imaginez pas ce que la disparition du Congo veut dire pour l’humanité entière.

Ce pays, la République démocratique du Congo n’est ni l’URSS, ni la Yougoslavie, ni l’Ethiopie, ni le Soudan. Ceux qui ont désiré le diviser en 1960, puis en 1990, et pis encore depuis 1996, n’ont jamais compris comment et pourquoi ils n’y sont pas arrivés. Dans son adresse au parlement réuni en Congrès en 2017, Joseph Kabila l’avait clairement dit. Mais, comme toujours, très peu d’entre nous y ont fait attention.

16.Chers frères Félix et Denis, n’ayez pas peur. Vous serez grands si vous décidez d’arrêter le processus électoral en cours. Et il n’y aura point de troubles si vous annoncez la suspension du processus. Au contraire, les troubles apparaitront inévitablement en organisant les élections maintenant. Dieu seul sait qui en sont les instigateurs mais aussi et surtout quelles seront les conséquences pour l’ensemble du peuple congolais en particulier et africain en général.

17. Dans les jours qui viennent, puisque le Congo ne peut être détruit, et fort de ma foi en Dieu qui nous a montré le chemin à suivre pour dénouer la crise, je dis avec certitude que le Seigneur permettra que soient dévoilées à la face du monde des informations cruciales et salutaires qui montrent le beau et bon chemin qu’il a tracé pour la paix et la prospérité de son peuple. Et chacun aura à choisir qui il voudra suivre, qui il voudra servir.

18. Oyo azali na matoyi ya koyoka! ayoka.

Fait à Kinshasa, le 11 novembre 2023

Crispin NLANDA IBANDA, Ouvrier du plan de Dieu pour la RDC

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