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Droit d’inventaire: Gizenga accusé de collaboration aveugle

«Les vaillants militants du pays et de la diaspora ont constaté, au fil du temps, que le PALU a été inféodé à la MP, devenant, sans le moindre accord écrit, un allié consentant et soumis à la dictature de la MP, qui se donne le pouvoir de choisir des mandataires en lieu et place du Parti lumumbiste unifié. Et cette inféodation semble se renforcer ces derniers temps», assène la Diaspora européenne dans un mémorandum adressé au chef historique du parti
Petit tremblent de terre au Parti lumumbiste unifié -PALU. Depuis peu, les représentations permanentes du parti en Europe, excédées par le pilotage devenu amorphe, s’en prennent au symbole historique et à la figure tutélaire du parti, le vétéran Antoine Gizenga. Voilà que, depuis le mois de mars, ces imposteurs ou courageux -selon le point de vue, étant donné que d’aucuns verront certainement une main noire derrière cette publication- se risquent à critiquer et asséner des coups vifs au dieu. Dans un mémo rédigé et publié en Europe le 5 mars et dont AfricaNews a reçu une copie, ces cadres du PALU résidant en Europe malmènent Gizenga et l’accusent de collaboration aveugle avec Joseph Kabila et la Majorité présidentielle -MP. Les rédacteurs de ce document choc confient leurs regrets sur les enjeux actuels: «En 2006 et 2011, le PALU, qui avait contribué largement à l’élection et à la réélection du président Joseph Kabila, à la présidence de la République, comme candidat indépendant, ainsi qu’à l’obtention de la majorité au parlement, avait un accord qui le liait à l’Alliance de la majorité présidentielle -AMP. Il a dirigé la Primature et disposait de sept portefeuilles ministériels importants et 34 députés nationaux, même si le nombre de ces derniers a reculé en 2011, pour des raisons de sabotage interne».
Puis: «Malheureusement, sans conclure d’accord clair et précis comportant des garanties sur la gestion du pouvoir et la répartition des responsabilités, le PALU s’est jeté, corps et âme, dans une collaboration aveugle avec la nouvelle structure MP qui a remplacé l’AMP en 2013, poussé sûrement par le désir de pouvoir et d’argent de ses cadres qui avaient déjà pris goût aux délices du pouvoir. Les vaillants militants du pays et de la diaspora ont constaté, au fil du temps, que le PALU a été inféodé à la MP, devenant, sans le moindre accord écrit, un allié consentant et soumis à la dictature de la MP, qui se donne le pouvoir de choisir des mandataires en lieu et place du Parti lumumbiste unifié».
Puis encore: «Cette inféodation semble se renforcer ces derniers temps, à la fois par la volonté stratégique du PPRD, fer de lance du pouvoir, et celle d’un ou plusieurs cadres qui assument des fonctions au sein du gouvernement ou autres institutions ou structures étatiques, et avec la complicité tacite ou avérée du secrétariat permanent du parti. Il suffit d’entendre les discours prônant la formation d’un gros bloc socialiste -de gauche- alors que plusieurs partis membres de la MP n’ont aucune ligne idéologique claire». Un deuxième exemple lié à la place actuelle du PALU dans le gotha politique, peu envieuse, dans la suite de la MP pendant les grands rendez-vous comme l’audience chez le Secrétaire général de l’ONU, Ban-ki-Moon, alors que l’UDPS a été traitée avec tous les honneurs dus à son rang. Tiens, tiens, plus rien ne sera comme avant. Les langues se délient face au monde. Les Gizengistes se payent carrément le luxe d’affronter le Secrétaire général, chef du parti, et ses collaborateurs du secrétariat permanent. Ils exigent, en clair, un droit d’inventaire qui s’applique à tous, sans exception. De quoi faire frémir patron, pré-carré et alliés. Ci-après, le mémo dans son intégralité signée de la main d’une vingtaine de cadres du parti à l’issue d’une matinée politique à Paris.  
 
AKM
Représentations permanentes du Parti lumumbiste Unifié en Europe
Mémorandum au camarade Antoine Gizenga, Secrétaire général chef du parti
Camarade Secrétaire Général Chef du Parti,
Nous, membres des Représentations du Parti lumumbiste unifié en Allemagne, au Benelux, en France et en Suisse, nous nous sommes réunis en matinée politique, ce samedi 5 mars 2016, au Centre des séjours à Paris, en France, comme cela arrive périodiquement à notre superstructure informelle, PALU/Europe. Pour des raisons d’agenda, sans doute, la Représentation du PALU au Royaume-Uni s’est excusée.
Nous avons voulu, dans les lignes qui suivent, vous formuler nos réflexions à l’issue de cette séance, qui a été tenue conformément à l’article 12 au Titre I des Statuts, et aux articles 42 et 44 au chapitre III du Règlement intérieur.
Notre initiative découle simplement du souci de contribuer à une meilleure action de la direction nationale du parti et de la volonté exprimée, depuis plusieurs mois, par les militants de nos entités respectives, qui forment une base non négligeable pour le Parti lumumbiste unifié.
I) INTRODUCTION
1° Contexte
Communications diverses de la classe politique et la de société civile nationales, ainsi que de la communauté internationale et de l’Union africaine, depuis le discours du Chef de l’Etat du 28 novembre 2015 sur le dialogue national.
2° Objectifs
1) Nécessité d’une clarification de la communication du Parti Lumumbiste Unifié, en fonction de sa place historique sur l’échiquier national et de la préservation de son avenir, c’est-à-dire à la fois le besoin de sa survie, de sa crédibilité et de ses intérêts (gains) politiques;
2) Nécessité de la cohésion et de l’unité du parti.
3° Constats (observations
1) Absence désormais d’une communication claire et propre au PALU, qui réaffirme ses conditions du dialogue national par rapport à sa volonté de présenter des candidats à toutes les élections;
2) Incorporation totale du PALU au sein de la majorité présidentielle (MP), orchestrée par certains de ses cadres;
3) Une certaine confusion dans le fonctionnement du parti et une léthargie au niveau de la réflexion politique à cause de l’éloignement de plusieurs cadres, dû à la dissolution du CENAL et aux divisions réelles mais souvent larvées au sein du parti, qui sont apportées par la soif de positionnement des uns et le conflit familial des autres.
II) ANALYSE
1° Elections et dialogue national
Au mois de mai 2015, la direction du parti avait réaffirmé à sa base nationale et de l’extérieur, à l’opinion nationale et internationale, sa décision de participer à toutes les élections nationales et provinciales de 2016, en présentant des candidats à tous les niveaux de scrutins. Jusqu’à ce jour, aucune autre déclaration contraire n’est venue remettre en cause cette volonté et cette décision.
De même, lorsque l’idée d’un dialogue national a été évoquée par le PPRD et ses amis de la MP, après l’échec de la tentative d’une loi électorale qui voulait imposer la tenue des élections à des conditions dangereuses, notre parti avait dit oui à un dialogue qui n’enfreint pas ou n’entrave pas le respect des délais constitutionnels pour les élections -lire le discours du Camarade Chef du parti du 22 août 2015.
Or, aujourd’hui, force est de remarquer que la stratégie de la MP, à travers plusieurs subterfuges, est de ne pas organiser les scrutins dans les délais constitutionnels, alors que les électeurs du PALU manifestent au quotidien leur désir d’aller aux urnes: «Nous voulons voter!». Ont-ils tort?
Face à cette attitude de la MP, le PALU qui demeure un parti légaliste, soucieux du respect des textes fondamentaux de la République et des acquis partiels de la démocratie, obtenus au prix du sang de ses militants, se contente d’en appeler effectivement au dialogue, sans exercer des pressions sur la MP pour une tenue rapide des scrutins.
La majorité de la population congolaise, au niveau national et dans la diaspora, attendent l’élection présidentielle et des élections législatives nationales dans le strict délai constitutionnel. Et nous au PALU, nous espérons que le futur président de la République pourrait provenir de nos rangs, c’est-à-dire du PALU et des alliés qu’il pourrait fédérer autour d’un programme.
L’heure est donc grave, et aucune contradiction, aucune compromission ne peuvent continuer dans le discours du parti au sujet de ce dialogue politique en perspective. Il y va de la crédibilité et de l’avenir même du PALU. Du reste, en 2006 et 2011, la population est allée aux urnes sans dialogue préalable. Le gouvernement dirigé par un cadre du PALU avait pu assurer l’organisation des élections de 2011 dans les délais constitutionnels, en donnant à la CENI les moyens nécessaires. C’est donc une question de volonté politique!
2° L’alliance du PALU à la Majorité présidentielle -MP- et perte de son identité et de son autonomie
En 2006 et 2011, le PALU, qui avait contribué largement à l’élection et à la réélection du président Joseph Kabila, à la présidence de la République, comme candidat indépendant, ainsi qu’à l’obtention de la majorité au parlement, avait un accord qui le liait à l’Alliance de la majorité présidentielle -AMP. Il a dirigé la Primature et disposait de sept portefeuilles ministériels importants et 34 députés nationaux, même si le nombre de ces derniers a reculé en 2011, pour des raisons de sabotage interne.
Malheureusement, sans conclure d’accord clair et précis comportant des garanties sur la gestion du pouvoir et la répartition des responsabilités, le PALU s’est jeté, corps et âme, dans une collaboration aveugle avec la nouvelle structure MP qui a remplacé l’AMP en 2013, poussé sûrement par le désir de pouvoir et d’argent de ses cadres qui avaient déjà pris goût aux délices du pouvoir.
Les vaillants militants du pays et de la diaspora ont constaté, au fil du temps, que le PALU a été inféodé à la MP, devenant, sans le moindre accord écrit, un allié consentant et soumis à la dictature de la MP, qui se donne le pouvoir de choisir des mandataires en lieu et place du Parti lumumbiste unifié. Et cette inféodation semble se renforcer ces derniers temps, à la fois par la volonté stratégique du PPRD, fer de lance du pouvoir, et celle d’un ou plusieurs cadres qui assument des fonctions au sein du gouvernement ou autres institutions ou structures étatiques, et avec la complicité tacite ou avérée du secrétariat permanent du parti. Il suffit d’entendre les discours prônant la formation d’un gros bloc socialiste -de gauche- alors que plusieurs partis membres de la MP n’ont aucune ligne idéologique claire.
Deux autres exemples illustrent ce noyautage du PALU. D’abord, au lendemain de la démission des sept partis frondeurs de la MP, le PALU a participé au bureau politique de la MP dont normalement il ne fait partie. Ensuite, lors des récentes audiences du Secrétaire général des Nations-Unies à la classe politique et à la société civile congolaises, c’est de fait comme membre de la MP que le PALU a rencontré M. Ban Ki-Moon. Contrairement à l’UDPS qui a eu l’honneur d’être traité comme un grand parti politique en conformément à son histoire et de son assise nationale que le PALU ne peut pourtant pas lui envier!
Par une rapide évaluation sans complaisance de nos relations avec l’AMP et la MP (de 2006 à 2015), une seule conclusion se dégage nettement : le bilan est mitigé, du point de vue de la gestion du pouvoir et du partage des fonctions ; de plus, l’affaiblissement du PALU est manifeste, sans compter l’érosion de son crédit.
De 7 ministères lors de la formation du gouvernement Gizenga I, en février 2007, le PALU ne compte plus, aujourd’hui, que 2 ministres dans le gouvernement Matata II. A l’assemblée nationale, de 34 députés en 2006, aujourd’hui, il n’y en a plus que 17 dont certains ne partagent pas la vision politique de notre parti. Pour les missions diplomatiques, le PALU dispose d’un seul ambassadeur, en fonction au Portugal, poste acquis péniblement en 2010, face à plus de 60 ambassadeurs étiquetés PPRD à travers le monde.
La plupart des mandataires du PALU dans les entreprises publiques ont été remplacés par les cadres du PPRD. A la CENI, le PALU est sous-représenté avec un seul membre au bureau, qui n’a pas de signature, alors que, au regard de son ancrage sociologique, notre parti devait assumer le poste de questeur ou celui de vice-président de cette institution d’appui à la démocratie.
Enfin, malgré neuf ans de participation à la gestion supposée du pays, le PALU demeure locataire, tandis que ses militants, par milliers, restent toujours pauvres et sans emploi.
Le bilan est donc très loin de l’apport historique du PALU à l’élection du président Kabila en 2006 et à son soutien coupable à la modification de mode de scrutin de deux tours en un seul qui a facilité la réélection de Kabila en 2011.
Le PALU semble également affaibli aujourd’hui. Dans cette alliance qu’il s’est attribuée, il est devenu un partenaire minable, relégué au second plan, aux yeux de cette MP qui lui préfère la plate-forme « opposition républicaine » dirigée par Kengo wa Dondo. Parfois d’ailleurs, c’est à l’UDPS que la MP recherche le soutien nécessaire à sa stratégie, comme le témoigne leur rencontre secrète en Italie pour mettre sur pied le dialogue national.
Cet affaissement du PALU provoqué par les ténors de la MP a été doublé d’une tentative de jeter le discret sur le parti et de le conduire à sa perte, notamment à travers des attaques, lancées dans la presse et dans l’opinion, sur certains anciens hauts cadres du pays, membres du PALU. Evidemment, en ligne de mire, il nous apparaît clairement que le PPRD et ses complices voudraient priver au PALU, les moyens matériels et financiers, et affaiblir considérablement ses ressources humaines capables de lui donner les chances de réussir ses ambitions électorales en 2016.
Le PALU doit se ressaisir et s’organiser en toute autonomie et en fonction de ses visées électorales, en se référant à sa force solidement ancrée dans ses militants et incarnée depuis plus de 50 ans par la loyauté de son Chef à la ligne politique originelle du PALU. Aucun intérêt d’une ou de plusieurs personnes, d’ordre professionnel ou financier, ne peut jeter notre parti dans les bras d’une autre entité.
3° Fonctionnement des instances de décision, cohésion et unité du parti
De manière générale, notre parti est régi par des textes d’une certaine époque, qui sont les Statuts de 1964 et le texte de la Réforme des structures politiques de novembre 1992, lesquels ne cadrent plus avec les réalités de nos jours.
S’ajoutent à cette ancienneté des documents, les modifications de ce dernier texte intervenue en 2013 et taillées sur mesure, la mise presqu’en quarantaine du collège des conseillers, qui a remplacé le CENAL, et la récente nomination du Bureau politique qui déroute plus d’un militant, aussi bien dans sa composition où l’on retrouve un haut cadre en fonction au sein du gouvernement, en violation totale de l’article 97 de la constitution du pays, que dans l’énoncé même des articles cités dans la décision, alors que ces articles n’existent pas dans les Statuts notariés du PALU.
Les militants du PALU en Europe se demandent si le Camarade Secrétaire Permanent a pu laisser suffisamment de temps au Chef du parti de lire la nomination du nouveau Bureau politique avant d’apposer sa signature. Cet acte est, dans sa forme et dans son fond, de nature à discréditer notre Chef du parti.
Il découle ainsi beaucoup de confusion actuellement dans le fonctionnement des instances dirigeantes. A preuve : La Présidente des Femmes guides nationalistes a préséance sur tous les organes du parti, c’est-à-dire, juridiquement, elle est placée au-dessus du Congrès et du Bureau politique en tant qu’organes. Le Secrétaire Permanent et Porte-parole du parti est devenu un organe. Toutes les modifications taillées sur mesure ne sont pas inconcevables dans un parti moderne.
Et cette confusion, synonyme d’absence d’organisation, met à mal la crédibilité du parti et peut entraîner des luttes internes ainsi que le règne de l’arbitraire dont des militants pourraient être victimes, par des sanctions lourdes pour des motifs douteux, comme le sacro-saint manque à « la discipline du parti ».
Il découle aussi une absence de communication entre les instances dirigeantes et les Représentations extérieures, tout comme la démobilisation certaine d’une bonne partie des cadres et des militants, déçus par ailleurs du comportement de certains cadres devenus des intouchables et des privilégiés.
Les Représentations du PALU en Europe ne peuvent pas passer sous silence la guerre des clans qui court la rue et est parfois étalée dans la presse, entre certains cadres d’une part, et entre la famille du Camarade Secrétaire Général et Chef du parti et la famille de la présidente des Femmes guides nationalistes, la Camarade Anne Mbuba. Tous ces spectacles accentuent la division au sein du parti et ne l’honorent pas.
III) PROPOSITIONS
Nos réflexions nous ont amenés à formuler, ci-après, un certain nombre de propositions qui pourraient contribuer à corriger tous les faits constatés et aider notre parti à préparer sereinement les élections, qui demeurent l’objectif majeur à court terme, ainsi que son avenir sur des meilleures bases de fonctionnement du parti, dans l’unité et la cohésion :
1° La direction du parti doit clairement prendre position pour le respect de la constitution et réaffirmer la décision du PALU de présenter ses candidats à tous les niveaux ;
2° Le PALU doit montrer son autonomie et retrouver son leadership du plus ancien parti politique national, en prenant à chaque fois la parole, lorsque l’actualité l’y oblige, en fonction de ses intérêts politiques. Cette indépendance lui rendra sa force d’hier;
3° Le Camarade Secrétaire Général Chef du parti ferait mieux de mettre en garde certains cadres qui sont attirés par les seuls projecteurs du pouvoir personnel en essayant d’inféoder le PALU à la MP, contrairement à son statut de simple allié.
5° Pour que la réflexion politique soit permanente au niveau élevé du parti, le retour de l’ancien organe suprême le Comité Exécutif National, « le CENAL » nous semble nécessaire. De même, la relance de poste du Secrétaire National chargé des relations extérieures est vivement suggérée afin de combler le déficit de communication entre la Direction nationale et les Structures Extérieures en particulier ;
6° Bien plus, après plus de 50 ans de vie, le parti grandirait en organisation et en démocratie si, enfin, un Congrès peut rapidement être mis sur pied avant les prochaines élections générales.
Le concept de Congrès ne peut pas effrayer ni être un tabou, car il ne s’agit que d’une réunion solennelle de membres issus d’un même parti pour échanger leurs idées, ou débattre des questions préoccupantes et se fixer la nouvelle ligne de conduite et les nouveaux objectifs à atteindre.
Dans un parti moderne, tous les textes qui régissent le groupe et les grandes questions d’actualité sont débattus et entérinés par le Congrès du parti.
Partant de notre expérience de l’organisation des sociétés démocratiques en Europe, nous avons envoyé en 2009, en 2011 et en 2013 les mémorandums, dans lesquels nous demandions au Camarade Secrétaire Général Chef du parti, de convoquer le second Congrès du parti, après celui de 1964, en vue de moderniser l’Institution PALU ;
7° Compte tenu de la nécessité de réussir nos objectifs électoraux et pour la cohésion et l’unité du parti, nous recourons à la grandeur d’âme du Camarade Secrétaire Général Chef du parti pour lever la mesure de su spension qui frappe le Camarade Premier ministre honoraire Adolphe Muzito. Nous en appelons aussi au sens de la volonté d’union et de collaboration manifesté par le nouveau Camarade Secrétaire Permanent et Porte-parole Lugi Gizenga pour rappeler et rassembler tous les anciens cadres du parti aujourd’hui démotivés, au cas où ils détiennent encore leurs cartes de membre. La cohésion et l’unité méritent de se traduire dans la réalité.
C’est dans cet ordre d’idées que nous demandons la levée de la mesure de suspension à l’endroit du Camarade Freddy Kasongo, Coordonnateur de la jeunesse du PALU, étant donné que le Mémo à la base de sa sanction, a été signé par près de 200 membres du parti. Les militants du PALU en Europe estiment que cette sanction est disproportionnée.
A l’analyse du dossier du Camarade Gingungu Sefu Lefils, surnommé «Mayi ya sika», les Représentations du PALU en Europe soutiennent à l’unanimité son témoignage courageux et estiment que, conformément à l’article 42 du Règlement intérieur du parti, la direction du parti doit veiller à ce que le Camarade Gingungu Sefu ne subisse aucune menace ni intimidation du Camarade Willy Makiashi. En sa qualité de juriste, celui-ci peut recourir à la même chaîne de télévision en guise de droit de réponse
8° En cas de dialogue national, notre parti devra aligner des personnes qui ont une certaine expertise acquise grâce à leur expérience, donc des débatteurs et non des simples accompagnateurs du PPRD;
9° Enfin, les membres du PALU en Europe témoignent leur soutien au Camarade Secrétaire Général Chef du parti et au Camarade Secrétaire Permanent Porte-parole du parti.
Le Peuple Vaincra!
Fait à Paris, le 5 mars 2016
Pour les Représentations Permanentes
du PALU en Europe,
Camarades membres signataires
Philibert José KAMANDA
Pétillon BUADI LUZOLO
Anicet MUZINGA
Irène MUNTU
Claude LOMAMA
Hector DIYAYA
Albert MUKULUBUNDU
Alain KISENGO
Vincent FASO
Joseph KUZEKEMENA
Frédéric KWA
Lysta MUKEBA
Richard ELITI
Thérèse MISI IZZIA
Adrien NDJEKA
Sébastien NDOY
Papy KITANGWA
KAGE LONDESA
FUNGULA ELETE
Théodore MULANDA

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