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Dans les médias en France, Kin-kiey fait flèche de tout bois!

Tryphon Kin-kiey, lors de son passage dans le JT Afrique de TV5 Monde Afrique
Tryphon Kin-kiey, lors de son passage dans le JT Afrique de TV5 Monde Afrique
Pendant que Kabila désir Asbl et le Parti pour l’action -P.A- mobilisent au pays à l’instar d’autres formations politiques de la MP pour une réussite totale de la sortie politique du 29 juillet 2016 au stade Tata Raphael, KKM, lui, anime avec brio le front médiatique à l’étranger  
Fervent défenseur de l’idéologie kabiliste et figure de proue de la Majorité présidentielle -MP-, Tryphon Kin-kiey, ministre des Relations avec le Parlement et président de Kabila désir Asbl est en tournée médiatique à Paris en France. Un exercice auquel il s’adonne à cœur joie et surtout avec beaucoup d’aisance, outre la maitrise parfaite de la langue de Molière.
Invité tour à tour du journal Afrique de la chaine de télévision francophone TV5 Monde Afrique et de la Télévision de l’Union africaine Africa24, KKM n’a pas manqué sa cible…comme il en a bien l’habitude. Fin de mandat du Président de la République, retour au pays d’Etienne Tshisekedi, processus électoral et le dialogue national inclusif étaient au centre de leurs échanges.
«Que vous inspire le retour d’Etienne Tshiseki?», lui demande non sans ironie, la réputée star présentatrice du journal Afrique de TV5 Monde, Linda Giguère. Kin-kiey attrape les aires de combat et botte en touche: «eh ben, rien madame. Tshisekedi rentre chez lui, il sera accueilli par ses adeptes». Le match débute à 180 Km l’heure, pas question pour KKM d’ériger une haie d’honneur pour le Sphinx de l’UDPS.
Puis s’en suivent les uppercuts et crochets entre les deux personnages. Le plateau de télé, désormais transformé en ring de box s’anime. Il y a du mouvement. «Pourquoi vous militez pour le troisième mandat du Président Kabila?», crochète la journaliste dans les gants du président de Kabila désir. Réplique: «non madame! Nous militons pour la reconnaissance de l’idéologie, de la vision… des œuvres d’un homme, Kabila. Cette vision -NDRL: le Révision de la modernité- nous amène droit vers un pays normal, je reconnais cependant que nous ne sommes pas certes Dubaï, mais les choses sont en train de bouger».
Il a à peine le temps d’achever sa phrase avant de recevoir un uppercut pointu: «…à Kinshasa, les gens vivent dans les bidonvilles et des milliers de jeunes sont au chômage. C’est ça la modernité dont vous parlez?»! Il faut un pas de recul pour bien permettre au crabe de bondir et expliquer toute la longue marche qui doit amener le pays de Kabila, avec ses 6 milliards USD de budget l’an et dont 1,5 milliard doivent servir aux élections tous les 5 ans.
Hélas! Linda Giguère est plus rapide et ne laisse aucune seconde de plus au crabe. Le temps a été très court, le match s’achève, Linda doit affronter Pierre Boisselet, deuxième invité de la soirée. Cette nuit-là, vers 21h45’, heures de Kinshasa, seuls les kabilistes surfent sur les réseaux sociaux et applaudissent la prestation d’un de leurs.
Un assassin à 8.000km, au pays de l’oncle Sam!
Le lendemain matin, la courbe s’inverse automatiquement. Pendant qu’il faisait nuit à Kin, au pays de l’oncle Sam, le soleil était bien au zénith. Les conseils de rédaction se tiennent via téléphones et réseaux sociaux. Des candidats déclarés à la prochaine présidentiels qui se sont cassé les dents sur le même plateau de télévision ne peuvent supporter voir KKM briller là où ils ont échoué comme ce l’artiste peintre Chéri Cherin devenu celèbre. Le mot d’ordre tombe: «il faut réduire Kin-kiey, le démonétisé».
Un texte concocté nuitamment est publié sur un portail RD-congolais d’actualités tôt le matin, presqu’au même moment qu’avec le dernier chant du coq. Il est très mal écrit, surtout plein de fautes d’orthographe allant jusqu’à assassiner le nom de la journaliste française Linda Giguère, transformé en «Linda Guéguerre», preuve du caractère urgent dans sa rédaction et surtout de la précipitation dans le chef du rédacteur, pressé de passer dans la journée à une caisse de Western union. Des relais sur Twitter récupèrent le lien et en font le buzz, jusqu’à en inventer un hastag qui a fait rire le concerné lui-même.
Ce n’est que partie remise! Une mi-temps car la final était prévue dans la soirée sur Africa24 où KKM a de nouveau brillé de mille feux, admiré par la présentatrice, Zahara Mohamed Moutou. «…comment accueillez-vous le retour d’Etienne Tshisekedi?», demande d’entrée de jeu Zahara. Une fois encore, KKM passe outre rappelant le retour au pays du maréchal du Zaïre en décembre 1996: «d’abord madame, je dois vous dire que Tshisekedi rentre chez lui. Il a quitté le pays par avion médicalisé et il revient aujourd’hui par un avion spécialisé, d’après ce que nous avons compris, avec des médecins. Tshisekedi est un homme qui a atteint le grand âge! Je suis content que le fils dise qu’il est guéri. Mais au niveau du Congo il y a beaucoup d’émotions comme au niveau de l’Afrique. Beaucoup d’émotions pour un homme qui est une icône après autant de temps de présence à l’étranger. Vous savez que Mobutu quand il est rentré aussi de Nice à l’époque, il avait eu droit à un fleuve noir. A Kinshasa, ses partisans comme ses opposants étaient rangés sur les boulevards pour l’accueillir. C’est donc une situation normale».
Encore une fois, pas de haie d’honneur pour Tshikas. Au sujet de la fin de mandat du Président de la République, KKM évoque l’article 70 de la Constitution et surtout l’interprétation dont la Cour constitutionnelle en a faite. Le débat a été clos. Kabila va rester au-delà du 20 décembre si les élections ne sont pas organisées. Pour le boss de KD Asbl et ministre des Relations avec le Parlement, les experts de l’Union européenne, de l’Organisation internationale de la Francophonie et des Nations ont été formels: il n’y a pas d’élections possibles cette année. Coup de sifflet final, le crabe envoie un sourire heureux, synonyme d’un duel remporté haut la main, tel un combat à la Teddy Riner!
HMK

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