
Les nouveaux membres de la Cour constitutionnelle récemment nommés par Ordonnances présidentielles ont prêté serment, mardi 11 février au Palais du peuple, à Kinshasa, devant le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il s’agit de Marthe Odio Nonde, nouvelle juge à la Cour constitutionnelle et de Moke Mayele, nouveau Procureur général de ladite Cour. Les deux assermentés sont originaires de l’espace Grand-Bandundu.
La nouvelle juge, Marthe Odio Nonde, est originaire de la province du Kwilu et mère de famille. Elle traîne un parcours académique et professionnel élogieux. Elle est détentrice d’un diplôme d’Etat en 1980 à Kinshasa, au lycée Fumkumwene. Cette dame qui fait la fierté de la gent féminine au sein de l’appareil judiciaire a obtenu son diplôme de licence en Droit privé judiciaire à l’Université de Kinshasa -UNIKIN- en 1988. Elle a été nommée substitute du Procureur de la République, de 1989-1991, avant de devenir ensuite juge au Tribunal de Grande instance de Gombe entre de 1991-1999.
Plongée de plain-pied dans sa carrière, elle a été propulsée conseillère à la Cour d’appel de 1999 à 2011. Toujours en 2011, elle devient conseillère à la Cour suprême de justice, atteignant la sommité du pouvoir judiciaire. Dès 2018, Marthe Odio est nommée au Conseil d’Etat. Quatre ans après, soit en juillet 2022, elle est nommée Premier président du Conseil d’Etat, fonction qu’elle a occupée jusqu’à sa nomination comme membre de la Cour constitutionnelle le 13 janvier 2025 par Ordonnance présidentielle. Elle est comptée parmi les femmes RD-congolaises qui font partie des institutions de la République dans le cadre de la promotion de la femme.
Pour sa part, le nouveau Procureur général de la Cour constitutionnelle, Moke Mayele, est originaire de la province de Maï-Ndombe, marié et père d’une famille nombreuse. Ce juriste a obtenu son diplôme d’Etat en 1984 à l’Institut Lumumba et une licence en Droit public à l’Université de Kinshasa -UNIKIN- en 1989. Il fut substitut du Procureur général de la République de 1991 à 1996 avant d’être désigné premier substitut du Procureur général de la République et chef du Parquet secondaire en 1996.
À partir de 2006, il devient substitut du Procureur général. En 2013, il est nommé Avocat général près la Cour d’appel de Kinshasa-Matete puis à Kinshasa-Gombe en 2017. Dès 2023, il devient Avocat général près la Cour de cassation, jusqu’au moment de sa nomination en tant que juge à la Cour constitutionnelle. Avec leur prestation de serment, devant le Chef de l’État, conformément à la Constitution, ils exercent légalement leurs nouvelles fonctions.
