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Le Consortium Stever Construct – Sotrad Water coincé de partout: l’Opposition crie après le scandale des stations des forages, le Parquet Général entreprend une instruction judiciaire, la Société civile réclame le gel des avoirs et la détention des acteurs impliqués!

La Société civile exige désormais le gel des avoirs et l’interdiction de quitter le territoire national pour les auteurs de cette «escroquerie» et leurs complices. Au nom de l’Opposition et du peuple, Moïse Katumbi a demandé des réponses et des sanctions face au scandale…

Pas de répit pour le ministère du Développement rural et le Consortium Stever Construct – Sotrad Water dans l’affaire du contrat d’installation de 1.000 forages et de construction de stations mobiles de traitement d’eau en RD-Congo. Après les alertes lancées par des organisations de la Société civile, suivies de l’ouverture d’un dossier judiciaire au Parquet général près la Cour de cassation, un autre appel a été lancé pour des «mesures conservatoires» contre toutes les personnes impliquées dans cette affaire, en attendant les conclusions des enquêtes.

Mardi 23 avril, alors que la toile demandait en chœur comptes et explications sur ces stations des forages, l’Association congolaise pour l’accès à la justice -ACAJ- a demandé et suggéré, parmi ces mesures, la confiscation des passeports, la détention préventive, la perquisition des bureaux et résidences, l’interdiction de quitter le territoire national ainsi que le gel des biens des auteurs et complices de ces faits «extrêmement graves de corruption, faux et usage de faux, surfacturation et détournement des fonds publics commis à l’occasion de la passation et d’exécution des marchés publics relatifs aux forages et lampadaires». Cette ONG veut également voir le Président de la République «ordonner la suspension des membres du gouvernement» et leur interdire d’accéder à leurs bureaux.

Du côté de l’Opposition, l’on s’étonne plutôt de la lenteur de la justice, d’habitude «si rapide» quand il s’agit «d’inquiéter avec les opposants». Dans une publication sur X -anciennement Twitter-, Moïse Katumbi a rappelé que la corruption et la mauvaise gestion des fonds publics continuent de poser des questions brûlantes au pays. L’opposant, se faisant porte-parole des RD-Congolais a exigé «des réponses et des sanctions sévères contre ceux qui ont orchestré cette escroquerie», demandant l’identification, en amont des «coupables» afin «d’instaurer une transparence totale» dans la gestion de la chose publique.

«Notre pays est dans un état lamentable. En violation des dispositions de la loi sur les marchés publics, le ministère des Finances débloque 400 millions USD mode d’urgence pour 1000 forages… J’ai réalisé plus de 500 forages dans ma carrière, le coût standard pour un est de moins de 20 000 USD», a écrit Katumbi, rappelant au passage que l’argent gaspillé pouvait «aider des millions de compatriotes dans le besoin».

Le weekend dernier, un important document signé le 15 avril par le manager du Groupement Stever Construct – Sotrad Water avait jeté le pavé dans la marre en fournissant des «indices sérieux de surfacturation», plaçant dans un sale temps le Consortium et tous les acteurs impliqués dans ce marché. Selon cet acte d’engagement signé de la main du Chef de file Mike Kasenga en présence de l’Inspection générale des finances -IGF-, le groupement devrait encore livrer 239 stations solaires de pompage et traitement de l’eau d’une puissance de 2,5, 5 et 10m3 par heure. Sauf que la diversité de volume n’a pas influé sur le prix unitaire, indistinctement fixé à 297.748 dollars pour les trois capacités. Stever Construct – Sotrad Water est coincé de partout. À Kinshasa et dans la province de la Tshopo, le consortium n’a livré, du reste, que 29 stations et a pris l’engagement d’en fournir, au plus tard le 15 juillet 2024, les 239 autres retenues dans le cadre de la première phase pour laquelle l’Etat a payé près de 80 millions de dollars.

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