Dossier à la UneJusticeNation

RDC : Le Conseil d’État appelé à se dessaisir du dossier Assemblée nationale

C’est mercredi 18 novembre 2020, le jour «J» où le Conseil d’État est placé devant ses responsabilités. Les yeux de tous les RD-Congolais qui aspirent à la paix et à la stabilité des institutions de la République, sont tournés vers cette institution judiciaire qui doit se dessaisir du dossier opposant le député Albert-Fabrice Puela et l’Assemblée nationale.

Dans les couloirs de l’Hémicycle comme dans toutes les rues de Kinshasa, toutes les langues convergent la volonté de voir la justice laisser la Chambre basse du Parlement régler ses affaires conformément aux prescrits de son Règlement intérieur.

«Sur base des deux requêtes déposées par le député Albert-Fabrice Puela au Conseil d’État à l’encontre du bureau de l’Assemblée nationale, cet élu national avance des raisons dilatoires. Il reproche au bureau de n’avoir pas déposé dans le délai le rapport de gestion de la Chambre basse. Et pour ce fait, il serait réputé démissionnaire», expliquent des élus nationaux rencontrés lundi dans les couloirs du Palais du peuple.

Et d’ajouter: «ces allégations du député Puela sont fausses dans la mesure où ce rapport a bel et bien été déposé dans le délai, soit le 15 avril 2020 comme en témoigne également le rapport de la commission spéciale sur la gestion financière du bureau approuvé par l’assemblée plénière du 7 juillet 2020. De quoi parle-t-on finalement! A moins que l’on cherche autre chose». 

Dans sa requête, le député Albert-Fabrice Puela demande au Conseil d’État de déclencher le processus de désignation de nouveaux membres du bureau de l’Assemblée nationale par le vote qu’organiserait le secrétaire général de cette même Chambre.

«Cette démarche de Puela est qualifiée d’arbitraire et de faux. La justice ne doit pas tomber dans des pièges des acteurs politiques pour ne pas créer des précédents fâcheux. Et d’ailleurs, l’Assemblée nationale a adopté le 9 novembre courant une résolution confirmant clairement que la procédure suivie pour l’adoption du rapport de gestion était régulier. Par ce rapport, il est clair que le Conseil d’État n’a pas qualité pour statuer sur un acte de la Chambre basse du Parlement», ont soutenu les mêmes députés qui ne cessent de faire confiance en la justice RD-congolaise.

Et de renchérir: «nous savons bien que cet harcèlement a une justification. Ces manœuvres qui viennent d’un parti politique bien identifié, traduisent bien un acharnement constant sur le bureau de l’Assemblée nationale. Au fait, nous savons que cette démarche cherche simplement à obtenir une requalification de la majorité parlementaire», n’ont cessé de déplorer les députés nationaux.

A entendre la rue et les plus avertis de la classe politique, le Conseil d’État doit jouer à l’apaisement pour ne pas créer des dégâts collatéraux dans la société. «Le Conseil d’État est invité à retourner Puela et le bureau de l’Assemblée nationale pour mettre de l’ordre at home», ont conseillé la plupart des Kinois et surtout les femmes qui ont fait le sit-in dernièrement devant les installations du Conseil d’État.

Dorian KISIMBA

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fermer
Fermer