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Banza: les détails des messes noires

Baudouin Banza Mukalay, président de l'UDCO
Baudouin Banza Mukalay, président de l’UDCO
Alors que des ténors du bloc formé autour de Jean-Claude Masangu se démènent pour faire régner une omerta déjà brisée, les bruits s’intensifient et des éléments concrets sur leur complot sont davantage connus. C’est le cas des noms des propriétaires des résidences où se tiennent les messes noires!  
Les percutantes révélations d’AfricaNews ont brisé le mur du silence autour de l’existence d’un gang anti-Kabila au sein de la MP. Seul à avoir le courage de se battre contre cette vérité, Banza Mukalay a beau s’offrir des manchettes sosies dans la presse kinoise, envoyer un second droit de réponse qui l’enfonce davantage ou annoncer des poursuites judiciaires contre l’auteur de l’article et le Directeur général/Directeur de publication, rien n’y fera.
L’omerta a déjà été brisée et la nouvelle du Groupe de Masangu auquel il appartient éventée. Le week-end et pendant le réveillon de la Noël, les bruits se sont intensifiés et des éléments concrets sur ce complot davantage connus. AfricaNews a eu accès aux adresses des lieux où se tiennent régulièrement les messes noires contre l’Autorité morale de la MP qu’on feint de servir.
Le ministre des Sports, Jeunesse, Culture et arts du gouvernement Matata se trouve très mal à l’aise depuis la série de publications qu’AfricaNews a initiées pour dénoncer les projections de certains lobbies anti-Kabila à l’horizon 2016. Avec raison! Ce membre du cabinet Matata, acteur politique avisé et qui connait le jeu, les joueurs et les enjeux -l’expression vient de lui-, ne doute pas, à bien lire ses différents droits de réponse, de la véracité des informations publiées par AfricaNews. Mais il s’en trouve quelque peu offusqué du fait que ce qui se trame entre quatre murs soit porté au grand jour.
Il se propose en vain de «récupérer le petit» -Achille Kadima. Rien n’y fait. Il se met alors à chercher des éventuels ennemis. Tantôt, il évoque, sans aucune preuve, le gouverneur du Katanga Moïse Katumbi, mais il fait semblant de se soucier de la cohésion des Katangais. Tantôt il accuse, à tort, son propre Premier ministre dont le poste est convoité par son mentor. Tantôt, il charge des collègues soupçonnés être des mouchards de Matata Ponyo. C’est clair: l’homme a perdu son sang-froid. Il redoute désormais du caractère indiscret de certains d’entre ses partenaires qui n’ont pas habitude de garder leurs langues au point de se mettre à chercher, quoi qu’il en coûte, nos sources, en violation de la loi.
Comment AfricaNews est-il entré en possession de ces informations classées top secrètes pour le groupe? Qui peut en être sa source d’information? C’est toute la préoccupation du président national de l’UDCO. Et avec lui, l’ensemble du gang qui pilote ce projet politique. L’opinion a tout compris à ce jour. Mais en tant qu’ancien journaliste et ancien ministre de l’Information et «élaborateur» de la loi sur la presse, Banza sait qu’un journaliste ne brûle pas sa source. C’est la règle d’or. Mais pourquoi l’ancien 1er vice-président du MPR Parti-Etat cherche-t-il alors à ce que le journal livre la pile d’informations qu’il détient sur ce projet politique piloté par l’ancien gouverneur de la BCC dans la perspective de 2016?
Banza doit retenir que AfricaNews ne fait pas de 2016 une fixation, et moins encore, ne prédit pas un cataclysme. Bien au contraire, c’est plutôt lui qui veut la chienlit quand il fait maladroitement part du chronogramme y relatif adopté aux Concertations nationales. Bien au contraire, il est au courant, dans les détails près, de la manière dont le recrutement du groupe pro-Masangu a été opéré ainsi que la distribution des rôles à jouer par chacun des membres déjà associés à ce projet et qui y travaillent sérieusement pour sa matérialisation.
Les messes noires
Le journal s’active juste à faire les derniers réglages et recoupements en vue d’actualiser la liste et promet de la rendre publique, dans les tout prochains jours, afin que se dévoile, enfin, la duplicité de ceux qui prétendent travailler loyalement et fidèlement pour Joseph Kabila. Que le ministre Banza ait ses apaisements et ce sera chose faite. De la sorte les mêmes services outillés dont dispose le Chef de l’Etat pour apprécier de «sa» loyauté et de «sa» fidélité ainsi que de celle des membres de son groupe se mettront à l’œuvre, si ce n’est déjà pas le cas aujourd’hui, pour établir leur rapport.
La crainte pour l’opinion, et c’est tout  l’embarras dans ce dossier, est de voir que les personnes qui ont bénéficié de la confiance de Kabila pour se hisser au sommet de la pyramide seraient les premières qui en auraient abusé au point de le trahir, en le caressant dans le sens des poils, pour des intérêts personnels et égoïstes. Ils ignorent que Kabila est aussi bon joueur et a l’œil sur ses partisans, bons ou mauvais. Ils veulent faire croire qu’ils peuvent chercher le bonheur de Kabila sans Kabila lui-même.
AfricaNews prend la question très au sérieux et rassure que rien dans ce qui a été publié jusqu’ici n’est faux. Banza, qui continue d’être président de l’UDCO en violation de la loi, et son groupe en savent. Même s’ils veulent jouer à la diversion en présentant les indications sur certains lieux de leurs rencontres comme étant une imagination du journal. En effet, qui dans ce lobby ignore-t-il les occupants de l’appartement situé au 2ème niveau d’un immeuble sur l’avenue Kasaï dans les environs de l’ancienne station d’essence X-Oil, les documents de l’INSS faisant foi? Faut-il dire clairement que c’est la propriété de Banza Mukalay pour se faire entendre? Qui dans ce groupe ne se rappelle plus des rencontres organisées dans la concession Utex, chez Masangu, et dont feu Katumba a été mis au courant?
Qui dans ce réseau peut-il oublier le nombre de tours qu’ils effectuent dans cette superbe villa du quartier Saint Luc à Macampagne, chez Jean-Claude Muyambo, et qui est devenue comme leur Quartier général? AfricaNews se réserve d’anticiper sur les détails concernant la villa nouvellement construite dans les hauteurs de Binza-Macampagne pour des raisons évidentes. Il en est de même de la liste des hôtels, restaurants et fermes où ont eu lieu d’autres messes noires.
Si même face à toutes ces évidences, Banza qui trouve des manipulateurs politiques et des puissances d’argent pour tenter de discréditer notre journal, nous laissons aux observateurs le loisir d’en juger. Mais s’agissant de l’argent, parce qu’il faut en parler, qui de AfricaNews ou du souteneur de Banza est-il mieux placé pour en parler? Qui paie tous ces titres récemment alignés contre AfricaNews dans la presse locale? Là n’est pas le débat même si des confrères confient qu’ils ne veulent pas rater pareille aubaine.
Seulement nous comprenons que la promesse est tellement alléchante pour Banza et ses associés qu’ils estiment que quiconque s’hasarderait dans ce domaine, pour un oui ou pour un  non… baigne dans l’huile, eh… non a déjà touché. Que non! AfricaNews est la sentinelle et le gardien de valeurs républicaines. Même si Banza veut se cacher derrière lui et espérer lui faire jouer le rôle de pyromane.
Avant de terminer ce mot autour de ce nième droit de réponse, plaçons un mot sur «Terre d’Avenir», le groupe parlementaire dont parle Banza Mukalay pour vanter ses prouesses politiques. Actif, le groupe l’est effectivement depuis la présidence actuelle assumée par le député Pius Mwabilu qui veille à ce qu’aucune manipulation anti-Kabila ne passe. Sinon…. C’est ici l’occasion de féliciter et encourager le député CNC pour sa clairvoyance, ainsi que l’ensemble de ses collègues qui continuent à croire à Joseph Kabila. Il s’agit, entre autres et sans les citer, des élus CCU, PA, ULDC… et SCODE -opposé à la méthode Muyambo.
KISUNGU KAS
 

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