
Dans une session historique, l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo a couronné, le jeudi 13 novembre, Aimé Boji comme son nouveau président. L’élection, orchestrée sous la présidence intérimaire d’Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, s’est tenue sans le moindre accroc.
Avec un score impressionnant de 413 voix pour 423 votants et 10 bulletins nuls, Aimé Boji, député de Walungu au Sud-Kivu, s’installe ainsi à la tête de la Chambre basse du parlement, devenant le 23e président de cette prestigieuse institution. Dans un discours vibrant d’engagement, Boji a promis d’être le “porte-voix des élus du peuple“, affirmant sa ferme volonté de rehausser les conditions de travail des députés et d’assurer leur dignité au sein du Parlement.
«Ma priorité sera claire: remettre les députés au cœur de l’action de l’Assemblée nationale. Cela implique le respect et la reconnaissance de chaque élu, qu’il soit de la majorité ou de l’opposition. Je m’engage à assurer une participation équitable aux missions parlementaires, tout en respectant le pluralisme politique», a-t-il déclaré avec passion. Il a également plaidé pour une distribution juste de la parole lors des plénières, ainsi qu’une rémunération adéquate et ponctuelle.
En outre, Boji Sangara a mis l’accent sur l’amélioration des conditions de vie, la mobilité et la couverture médicale des parlementaires, tout en promettant une gestion “transparente” des affaires administratives et financières de l’Assemblée. Le nouveau président n’a pas oublié le personnel administratif et les assistants parlementaires, qu’il considère comme des éléments cruciaux pour le bon fonctionnement de l’institution. Il s’est engagé à améliorer leur traitement et leurs conditions de travail, afin de les valoriser à leur juste titre.
Avant de se lancer dans cette nouvelle aventure politique, Aimé Boji occupait les fonctions de ministre de l’industrie depuis août dernier, après avoir été ministre du Budget. Il avait récemment démissionné de son poste le 20 octobre pour se porter candidat à la présidence de l’Assemblée nationale. Une nouvelle ère s’ouvre pour le parlement congolais sous sa direction.

