
Candidat malheureux à la présidentielle de 2018, l’opposant Martin Fayulu Madidi n’a pas tardé de réagir aux propos du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, tenus à Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga, sur sa décision de réviser ou modifier la Constitution surtout en son article 217 qui, selon lui, consacre la vente de la souveraineté de la RD-Congo à certains États africains. «C’est une absurdité manifeste et une interprétation grossièrement erronée d’un article dont la clarté ne nécessite même pas l’expertise d’un éminent professeur en Droit constitutionnel», rétorque Martin Fayulu Madidi dans son compte X.
A l’en croire, tous ceux qui ont eu l’opportunité d’étudier, même au niveau secondaire, peuvent lire cet article 217 et ils comprendront que le libellé de cet article, qui figure dans plusieurs Constitutions africaines, a pour objectif de promouvoir l’unité africaine. Le boss du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement -ECIDé- invite le Président Tshisekedi à lire le dernier alinéa de l’article 214, qui stipule: «nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n’est valable sans l’accord du peuple RD-congolais, consulté par voie de référendum».
«Quelle aberration!», s’exclame-t-il. Dans son compte X, Martin Fayulu Madidi souligne que ce qui prime aujourd’hui, c’est la préservation de l’intégrité territoriale et l’amélioration des conditions de vie de la population. «Ce ne sont pas les dispositions de la Constitution qui légitiment le pillage des fonds publics ou l’inertie d’un gouvernement issu d’un simulacre d’élections», décrie-t-il, avant d’avertir en ces termes: «Félix Tshisekedi doit comprendre une chose: je demeure le seul Président légitimement élu depuis 2018, et je m’opposerai fermement, aux côtés du peuple, à son projet désastreux de modification constitutionnelle. Qu’il le sache une fois pour toutes. A bon entendeur, salut!».
Visiblement, la bataille s’annonce rude autour de la révision ou du changement de la Constitution. À Lubumbashi, jusqu’auboutiste, le Président Félix-Antoine Tshisekedi a réitéré sa ferme volonté et détermination de toucher à la Constitution. «Personne ne changera mon avis sur la révision ou changement de la Constitution», a-t-il déclaré.

