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Alingete: l’homme des 89% et d’un bilan ineffaçable à l’IGF

Un an après son départ, l’ancien inspecteur général-chef de service de l’IGF est salué par un livre publié le 6 août à Londres. L’occasion de revenir sur le sondage de mai 2025 qui plaçait déjà son action à 89% d’opinions favorables. Il a quitté l’Inspection générale des finances -IGF- le 7 mai 2025. Mais Jules Alingete ne quitte pas l’histoire. Un an après sa mise à la retraite, annoncée par ordonnance présidentielle, l’ancien IGF refait surface. Cette fois par la plume. Un ouvrage universitaire publié récemment à Londres consacre plusieurs pages à l’expérience congolaise de lutte contre la corruption. Il y est question de son combat contre les détournements de deniers publics, présenté sous un jour favorable. Avant l’analyse académique, il y avait déjà eu le jugement de la rue. Et il était sans appel.

89%: le plébiscite de mai 2025

Les 9 et 10 mai 2025, au lendemain de son départ, le sondage «Les Points» mesure la température. Résultat: 89% des Congolais interrogés portent un jugement «très élogieux» sur les 5 années de Jules Alingete à la tête de l’IGF. 8% seulement émettent un avis négatif. 3% s’abstiennent. 

Un score qui prend aujourd’hui une résonance particulière. Car il rejoint mot pour mot les reconnaissances institutionnelles qui se sont multipliées depuis: le Président Tshisekedi, le Parlement européen, le Parlement fédéral belge, les universités marocaines et les universitaires sud-africains ont tous salué les avancées enregistrées. 

Pour «Les Points», cette convergence montre que «l’image positive de Jules Alingete ne relève pas uniquement d’une appréciation institutionnelle ou académique».

5 ans pour rendre l’IGF incontournable

Nommé en juillet 2020, Alingete reprend une institution vieillissante. En 5 ans, son style transforme la maison: rajeunissement avec 170 recrutements, formation, nouveau bâtiment, professionnalisation. Surtout, l’IGF sort de l’ombre. Sicomines, contrats chinois, fonds Covid-19, RAM, emplois fictifs, entreprises publiques… L’institution devient le «gendarme» des finances publiques. 

Selon des chiffres cités par le sondage, les recettes de l’État sont passées de 4 milliards de dollars en 2021 à près de 13 milliards en 2025. 

L’IGF n’a pas fait rentrer l’argent. Elle a installé la peur du contrôle.

Au final, l’héritage tient en 6 mots: restructuration, capacité, infrastructures, discipline, recettes, redevabilité.

Un bilan désormais ineffaçable

La question qui reste est celle de la pérennité: «Cinq années auront permis de changer l’image de l’IGF. Les prochaines années devront démontrer si cette transformation était celle d’un homme ou celle d’une institution». 

Un an plus tard, une chose semble déjà acquise: avec les 89% de mai 2025 et la reconnaissance internationale, le bilan de Jules Alingete à l’Inspection générale des finances est entré dans les livres et la mémoire collective. Et il sera difficile de l’effacer.

Tino Mabada

Doyen de la rédaction, Tino Mabada en est également le couteau suisse. Attaché à la rigueur journalistique, il suit avec une attention particulière les enjeux liés à la gouvernance, à la justice et à la vie publique. À travers ses reportages et ses analyses, il s'attache à fournir une information claire, contextualisée et fiable, contribuant ainsi à la mission d'AfricaNews : offrir une information crédible, vérifiée et sans filtre.

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