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A la CENI: Basengezi nouveau vice-président

Norbert Basengezi
Le député PPRD avait déjà travaillé au Bureau de l’ex-CEI de 2003 à 2008 avant d’être nommé ministre de l’Agriculture dans le gouvernement Muzito. Il retrouve donc une institution dont il maitrise les rouages… mais dans un contexte tout aussi particulier 
La Majorité présidentielle -MP- vient de proposer le député PPRD Norbert Basengezi Katintima à l’entérinement à l’Assemblée nationale au poste de vice-président de la Commission électorale indépendante -CENI- après la démission du cadre PPRD André Mpungwe à ce même poste. Le vent des démissions qui a secoué la centrale électorale appelle au remplacement immédiat des postes vacants. Le premier à démissionner était l’abbé Malumalu, président de la CENI pour raison de santé.
Et du coup, son adjoint André Mpungwe a aussi jeté l’éponge. Un ultimatum a été lancé aux membres de la CENI issus des rangs des frondeurs de la MP au profit de G7 de libérer les postes qu’ils occupaient au nom de la MP. Dans cette logique, le secrétariat général de la MP a annoncé qu’ayant constaté que ces derniers ne libéraient pas ces postes, elle va procéder à la désignation de nouveaux membres. Aux dernières nouvelles, on apprend que la démission de la questeur MSR Ngoy Tshite est imminente.
A la Centrale électorale, la MP a trouvé un remplaçant d’André Mpungwe. Il s’agit de Norbert Basengezi Katintima appelé à assumer les fonctions de vice-président. L’intéressé avait déjà occupé le poste de 2ème vice-président de la CEI dans le passé pendant la transition 1+4 en passant par la première législature jusqu’à l’arrivée de Ngoy Mulunda. C’est-à-dire que l’homme n’est pas un novice, il se connait en matière électorale où il porte la casquette d’un expert électoral.
Le vent des démissions qui a secoué la centrale électorale appelle au remplacement immédiat des postes vacants. Le premier à démissionner était l’abbé Malumalu, président de la CENI pour raison de santé. Son second, le vice-président PPRD André Mpungwe a également jeté l’éponge il y a peu. Puis un ultimatum a été lancé aux membres de la CENI issus des rangs des frondeurs de la MP au profit de G7 de libérer les postes qu’ils occupaient au nom de la MP. Aussi a-t-on appris jeudi que la démission de la questeur MSR Ngoy Tshite est imminente. Question d’être logique par rapport à la nouvelle orientation du G7 qui a basculé dans l’opposition.
Mais qui est Norbert Basengezi Kitintima?
En homme politique, Basengezi a pris part à la Conférence nationale souveraine organisée à Kinshasa de 1990-1992 au temps où le président Mobutu venait d’annoncer l’ouverture démocratique au Zaïre. Bansengezi a siégé au sein du Haut-Conseil de la République- Parlement de transition -HCR-PT. Pendant 4 ans, soit d’octobre 1998 à juin 2002, après la prise du pouvoir par Mzee Kabila, il a été nommé gouverneur de la province du Sud-Kivu.
Alors que le pays a été émietté à la suite des rébellions du RDC, MLC et alliés, à l’assassinat de Mzee, son fils Joseph Kabila lui succède, Norbert Basengezi a eu l’opportunité d’être d’abord député national de la transition 1+4 avant d’occuper, de 2003 à 2008, les fonctions du 2ème vice-président de la Commission électorale indépendante -CEI- rebaptisée Commission électorale nationale indépendante -CENI- aujourd’hui.
A cette époque, Malumalu était président de la centrale électorale dans le compte des confessions religieuses. Il sera nommé ministre de l’Agriculture depuis le 26 octobre 2008 dans le gouvernement Muzito I et II. Comme ministre, il a laissé des traces pour avoir déclenché la réfection de l’ex-Domaine agro-industriel et pastoral de la N’Sele -Ex-DAIPN- avec le financement de la Banque africaine de développement -BAD. Dans le cadre de revaloriser l’agriculture, il a également procédé à la distribution des tracteurs et autres intrants agricoles acquis par le gouvernement central dans le cadre des Cinq chantiers de la République aux provinces du pays. Depuis les élections législatives de 2011, il a été élu député national, poste qu’il occupe jusqu’à sa désignation aujourd’hui comme vice-président de la CENI pour combler le vide laissé par Mpungwe.
Octave MUKENDI

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