Dossier à la UneEcofinNationSociété

40 millions de dollars payés par le gouvernement Suminwa à l’OVD pour retaper les routes de Kinshasa

Une autre enveloppe précédente a été consacrée à la construction de 115 kilomètres de routes bétonnées dans la capitale…

Le gouvernement aurait tort de s’en priver. L’Exécutif national aligne une série de bonnes nouvelles, qui se succèdent à un rythme effréné. La dernière en date: l’équipe Suminwa a payé le week-end dernier, via le ministre des Finances Doudou Fwamba, 40 millions de dollars à l’Office des voiries et drainages -OVD- destinés à retaper 30 kilomètres de routes dans la capitale, ont confié des sources dignes de foi. Dans le lot figurent quelques avenues des quartiers populaires de Kinshasa, notamment Mokali, Université ou Kasa-Vubu. Toujours à l’initiative du gouvernement central et sur instruction du président de la République, une autre enveloppe précédente a été consacrée à la reconstruction en béton des 115 kilomètres de routes. Parmi elles,
les avenues Assossa à Ngiri Ngiri, Kalembelembe à Lingwala,
Kabambare à Barumbu. C’est un total de 145 kilomètres à livrer à la population de Kinshasa. Du jamais vu depuis des décennies.

Le samedi 10 mai 2025, le Gouvernement a procédé à la présentation du nouveau périmètre du projet de la centrale hydroélectrique de Grand Katende, lors d’une cérémonie organisée à Kinshasa.

Ce projet structurant vise la production à terme de 64 mégawatts et permettra de desservir plus de 50 000 foyers, tout en soutenant l’industrialisation et la croissance économique dans la région du Grand Kasaï. Il s’agit là
d’un investissement prioritaire dans les infrastructures de base, en vue de réduire les inégalités sociales et d’améliorer les conditions de vie sa population. Plus de 25 millions d’habitants sont concernés par ce chantier.

Les autres grosses performances sont révélées par les institutions de Breton Wood. À commencer par l’annonce du décaissement de près de 600 millions de dollars par la Banque mondiale, conséquence logique du récent plaidoyer mené à Washington par le ministre des Finances Doudou Fwamba, mettant en avant la collaboration excellente entre le gouvernement de la République et le Fond monétaire international -FMI-, la résilience de l’économie nationale face au contexte sécuritaire dans l’Est du pays et l’engagement constant du gouvernement à poursuivre les efforts et les réformes pour préserver les équilibres macro-économiques.

Dans un communiqué publié le 13 mai dernier à Washington, le FMI a annoncé être parvenu à un accord au niveau des services avec la République Démocratique du Congo.
Il a salué une croissance du PIB de 6,5 % en 2024 et des perspectives au-delà de 5 % pour 2025.
La baisse de l’inflation résulte d’une coordination efficace entre la politique budgétaire et la politique monétaire, qui a permis de préserver la stabilité du taux de change autour de 2850 francs congolais le dollar pendant près d’une année maintenant et de renforcer la confiance.

Au 09 mai 2025, les taux de change se sont établis à 2.847,23 CDF et 2.860,34 CDF le dollar américain, respectivement sur le marché interbancaire et au parallèle. Comparativement à la situation observée une semaine plus tôt, la monnaie nationale est quasiment restée stable sur le marché officiel et s’est appréciée de 0,37 % sur le marche parallele. En cumul annuel, le franc congolais s’est déprécié de 0,06 % à l’indicatif et s’est apprécié de 0,23 % au parallele.
Les réserves internationales se sont situées à 7.000,72 millions de USD, au 08 mai 2025, représentant une couverture de 2,67 mois d’importations des biens et services.

Le FMI a mis en avant plan la résilience de l’économie nationale face au contexte sécuritaire dans l’Est du pays, avant de réaffirmer l’engagement du gouvernement, sous la conduite du Président Félix Tshisekedi et de la Première ministre Judith Suminwa, à poursuivre les réformes pour préserver les équilibres macroéconomiques.

Le FMI a également noté les efforts visant à accroître la mobilisation des recettes budgétaires intérieures devraient être intensifiés, notamment en accélérant le déploiement du système de la facturation normalisée de la TVA, en adoptant un plan d’action de mobilisation des recettes intérieures, en rationalisant les exonérations fiscales inefficaces, en luttant contre l’évasion fiscale à travers un contrôle plus strict des exportations de minerais et une intensification de la lutte contre la fraude douanière aux frontières.

Pour le Fonds, une efficacité renforcée des dépenses publiques, y compris par une meilleure gestion des investissements publics et un contrôle plus strict des abus au niveau de la paie, reste capitale. Il en va de même des mesures dans le domaine de la transparence et de la gouvernance -y compris dans le secteur extractif-, en vue de lutter plus efficacement contre la corruption et assainir l’environnement des affaires.

La confiance témoignée par la Banque mondiale et le FMI pourraient être un élément capital pour susciter la confiance d’autres bailleurs de fonds et des investisseurs, a analysé un expert économique.

Natine K.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page