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Charles Mbutamuntu, porte-parole du gouvernement provincial, dénonce cette violence pendant que le Commissaire provincial de la Police évoque 32 arrestations 

Le sang a coulé. Les auteurs devraient répondre de leurs actes. La crise de leadership au sein de la Communauté islamique du Congo -COMICO- a provoqué des heurts violents, jeudi 13 mai au stade des Martyrs de la pentecôte. L’imam Abdallah Mangala, qui préside une aile, a été empêché de conduire la prière de l’Aïd el-Fitr marquant la fin de jeûne du mois de Ramadan par une autre aile. Il a été hué par un groupe de musulmans qui ne reconnaissent pas en lui le titre du Représentant légal de la COMICO.

Alors que le mercredi 12 mai, le premier citoyen de la ville de Kinshasa avait tenu une réunion, en présence de Sylvano Kasongo et Sama Leka Sampie, respectivement Commissaire provincial de la ville province de Kinshasa et ministre provincial de l’Intérieur et sécuritaire, en vue de réconcilier, d’encourager et calmer les esprits des deux camps islamiques opposés, c’est une peine perdue. Les fidèles des deux camps opposés se sont affrontés ouvertement mettant en péril la vie des enfants et femmes venus à la prière.

L’intervention de la police pour remettre de l’ordre et calmer la situation lui a coûté cher: un policier a été tué et brûlé dans l’exercice de ses fonctions, une jeep de la police incendiée. En dehors de perte en vies humaines et plusieurs blessés, cet acte de barbarisme a causé des dégâts matériels très importants aux alentours du stade des Martyrs.  «Un policier et un musulman ont été tués et des blessés enregistrés lors de l’affrontement», selon la COMICO.

Pour sa part, la police parle d’un seul mort, le policier, de blessés graves, d’un véhicule incendié et cinq autres véhicules endommagés. «Nous avons enregistré un seul mort, un policier, des blessés graves du côté de la police et cinq véhicules endommagés», a fait savoir Sylvano Kasongo. Puis:  «Le gouverneur aurait dû prendre des mesures depuis longtemps. On aurait dû anticiper. Maintenant, c’est la police qui est devant un fait. On est obligé de maintenir l’ordre public, avec des moyens de bord».

Charles Mbutamuntu, porte-parole du gouvernement provincial qui dénonce cette violence, regrette les morts et les dégâts enregistrés. Il a affirmé que pour tenter de calmer la tension, les représentants de ces deux ailes de la COMICO ont échangé avec le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, en présence du Commandant de la police de Kinshasa, Sylvano Kasonga.

Triomphe EFONGE

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