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Six mois après son lancement, la fibre optique se ramifie dans la ville de Kinshasa!

Le ministre des Postes, télécommunications et Nouvelles technologies  de l'information et de la communication
Le ministre des Postes, télécommunications et Nouvelles technologies de l’information et de la communication
De la Gombe en passant par Lingwala, Kinshasa, Kasa-Vubu et Kalamu avant déboucher sur Limete jusqu’à l’aéroport international de N’djli, sans compter l’Ouest de la ville, l’ex-Léopold ville est en train de vivre une révolution technologique
Fibre par ici, fibre par-là! A travers toute la ville, toutes les communes et tous les quartiers, les gens se posent des milliers de questions. C’est encore quoi, cette fibre dont on parle tant? C’est quoi tous ces câbles qu’on plante çà et là et qui, de fois, nous empoisonne la vie parce qu’à la base des embouteillages monstres lorsqu’ils doivent traverser d’une route à une autre? Qu’allons-nous en tirer comme bénéfice? La réponse dans 3 mois, promet Damien Kayindo, directeur technique d’Orange RD-Congo, qui a fait visiter samedi 25 janvier 2014 au ministre des Postes, télécommunications et Nouvelles technologies de l’information et de la communication, Tryphon Kin-kiey, le ring local à fibre optique sous la charge d’Orange.
Depuis le 08 juillet 2013, la RD-Congo a officiellement basculé en pleine société de l’information et de la communication. Ce jour-là, le Président de la République, Joseph Kabila, dans la ville côtière de Muanda, à plus de 600 Km de Kinshasa, en présence de plusieurs dignitaires de la République, a ouvert ce géant d’Afrique au reste du monde. En ce jour, le mythe a été brisé! Peu seulement y avaient cru, vu que cette fibre était devenu un monstre à plusieurs têtes contre lequel au moins trois membres du gouvernement s’étaient battu mais sans remporter une moindre victoire.
A la Société congolaise des postes et télécommunications -SCPT-, les stigmates sont encore visibles. Certains dirigeants de cette entreprise ont été même conduits en tôle. Aujourd’hui, six mois après la connexion de la RD-Congo au câble sous-marin du réseau WACS, des RD-Congolais se posent la question de savoir ce qu’est devenue cette fibre. Bientôt, elle sera au domicile qui veut! Le ring de la Gombe a été étendu à tout le reste de la ville. Les opérateurs privés des télécommunications opérant sur le marché local sont à pied d’œuvre.
Le samedi 25 janvier 2014, le ministre des PT-NTIC, Tryphon Kin-kiey, s’est rendu lui-même sur le terrain pour se rendre compte de l’évolution de ces travaux. La première étape de sa tournée, le croisement des avenues Itaga et des Huileries, du côté commune de Kinshasa. Sur le terrain, des techniciens RD-congolais et chinois sont en pleine action. Ils ont déjà entamé la dernière phase des travaux, le tirage du câble à fibre optique après la pose des PVC. Le ministre se veut perfectionniste et s’intéresse au moindre détail. Méticuleux.
Non loin de là, sur l’avenue des Rails, d’autres techniciens font la même chose sur une chambre de visite du câble qui vient de Lingwala. C’est ici où il sera relié à celui qui vient de la ville. La fibre fait ses ramifications dans la capitale. «D’ici, nous allons connecter les deux pilonnes juste à côté. Très bientôt, nous n’allons plus utiliser les faisceaux. Aussi, c’est à partir de ces antennes que nous allons commencer à distribuer le haut débit à tous nos utilisateurs d’internet mobile», fait savoir un technicien d’Airtel.
En face du stade des Martyrs, le ministre et sa suite ont eu le plaisir de visiter non seulement les installations à fibre optique, mais aussi le cœur même du réseau Orange RD-Congo. Ici, KKM formule des critiques à l’endroit de l’entreprise Huawei, chargée par les opérateurs privés de la réalisation de ces travaux. La hauteur et la manière dont le câble est posé ne lui rassure pas. La réaction est immédiate. L’entrepreneur promet de se conformer très vite aux normes. La même rigueur a conduit le ministre sur tout son passage. Il veut doter le pays d’une infrastructure viable. Les quatre majors des télécommunications sont fortement impliqués.
La partie ville comprenant Gombe, Lingwala, Kalamu, Kasa-vubu, Kinshasa et Barumbu est sous la charge d’Airtel. De Limete jusqu’à l’aéroport international de Kinshasa, c’est Orange qui est à l’œuvre. Tigo et Vodacom s’occupe de la partie Ouest de la ville. Selon le Directeur technique d’Orange, dans trois mois, les Kinois vont savourer d’autres merveilles de cette technologie de pointe. Un peu de patience!
HMK

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