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Scandale de la BCC à la MECRECO: des hauts magistrats nommés dans la CMELIMF!

Lorsqu’elle s’était donné 45 jours pour redresser la Mutuelle d’épargne et de crédit du Congo -MECRECO-, beaucoup d’experts en microfinances avaient croisé les doigts, parce que ne croyant pas à la capacité de la Banque centrale du Congo -BCC- d’y parvenir, vu son expérience antérieure négative sur la Coopérative IMARA et tant d’autres qu’elle avait fini par liquider. Le doute des experts était justifié d’autant plus qu’on est à la quatrième année et la BCC peine toujours à atteindre son objectif sur la MECRECO.

Par contre, elle s’est inscrite dans la logique de liquidation. Mais le scandale dans cette démarche, c’est lorsque la BCC nomme des hauts magistrats du Parquet près la Cour de cassation et les conseillers de cette même Cour au sein de la Commission mixte d’experts sur la liquidation des institutions de la microfinance -CMELIMF. Incroyable mais vrai, des hauts magistrats et juges au service d’un justiciable pour un salaire mensuel qui serait de 3 millions de FC!

En effet, c’est par sa lettre du 02 février 2015 que l’ancien premier président de la Cour suprême de justice, Jérôme Kitoko, avait désigné sur demande du gouverneur de la BCC, Deogratias Mutombo, deux conseillers -juges- pour faire partie de la CMELIMF. D’autres ont été désignés par le Procureur général Flory Kabange Numbi. L’inquiétude et la crainte des juristes et autres observateurs dans cette posture des hauts magistrats au sein de la structure créée par la BCC appellent vite une question: quelle indépendance auront-ils vis-à-vis du justiciable qui les paye chaque mois et les graisse les pattes avec des frais de missions comme en témoignent beaucoup d’ordre de missions établis par le gouverneur Deogratias Mutombo, dont scooprdc.net détient quelques copies, pour assister le Comité provisoire auprès de la MECRECO?

Selon des sources de cette microfinance, ces hauts magistrats et juges nommés experts au sein de la CMELIMF qui sont actuellement à la Cour de cassation, avaient une mission de traquer les anciens dirigeants de la MECRECO et leur faire peur pour laisser champ libre à la BCC. Non sans raison, à titre d’exemple des dérapages que cette situation peut entraîner, aussi incroyable que cela puisse paraître, ces hauts magistrats ont été envoyés en mission à Kinshasa, Goma et Bukavu pour procéder aux recouvrements des crédits auprès des membres des MECRE. Mais au vu des montants des crédits des microfinances à recouvrer, il est curieux de constater que les frais de mission perçus par ces hauts magistrats sont supérieurs aux montants à recouvrer.

Pourquoi alors un recouvrement forcé moins inférieur aux frais de mission? Pour ne pas laisser ces hauts magistrats se «prostituer» auprès d’un justiciable, les experts en microfinance et autres observateurs interpellent le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi et le Conseil supérieur de la magistrature -CSM- à faire revenir les pieds de ces magistrats sur la terre ferme pour éviter que leur indépendance soit bradée à cause de 3 millions de FC qu’ils percevraient chaque mois, avec conséquences de se répercuter sur les magistrats et juges subalternes à qui ils pourraient donner malencontreusement des injonctions sous l’effet des billets verts. Le véritable Etat de droit en dépend!

Avec scooprdc.net

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